Les Prouvost au XVII° et XVIII° siècle

roubaix-sous-ancien-regime

Marié le 5 septembre 1712, Lille (Saint-Maurice), Nord, avec Marie Claire Béatrix Trubert de Boisfontaine, née en 1687, décédée le 23 août 1715, Lille (Saint Pierre), Nord, inhumée, grande nef de l'Eglise Saint Pierre, Lille, Nord (à l'âge de 28 ans), dont

 

8: Pierre I Prouvost, (13 juin 1606-16 juin 1681)

épouse à Wasquehal le 05/03/1648 Péronne FLORIN, décédée à Wasquehal le 17/10/1691,

fille de Jacques et de Marie de LESCLUSE. Ils ont au moins 2 enfants connus nés à Wasquehal .

armes-florin

Ils eurent Pierre, ci après, et Marguerite qui épousa  Pierre Le Clercq.

Florin-

Leclercq

Jean Prouvost épousa en 1646  Barbe de Lespaul (dont postérité),

et, avec François « d'Hallewyn », releva les fiefs du Fresnoy à Tourcoing, le 13 juillet 1677;

A la même époque, Pierre Prouvost, décédé le 19 février 1697, épousait Philipotte de Lespierre, 

Armes-de-Lespierre

fille de Jacques de Lespierre, seigneur de Wassegnies, censier du Fresnes à Croix et d'Isabeau de Lobel; 

son aïeul Blaise de Lespierre était seigneur de La Ronderie et de Grimbrie. Leur fille Marguerite Prouvost épousa Jean -Dominique de Cottignies puis Antoine d'Espinoy.

______________________________________________________________________________________________________

Descendants de Pierre Prouvost

Pierre Prouvost, né en 1625, décédé le 19 février 1697, Roubaix  (à l'âge de 72 ans). Marié le 20 décembre 1651, Lille , avec Philippotte de Lespierre, née le 14 décembre 1628, Croix , décédée en avril 1709, Wasquehal  (à l'âge de 80 ans),

Enfants
Jean Prouvost
, né le 1er octobre 1651, Wasquehal , décédé, Wasquehal .
Marié le 2 mai 1679, Roubaix , avec Jeanne Castel, née en 1640, Roubaix , décédée,
Marie Catherine Prouvost
, née le 3 novembre 1661, Wasquehal , décédée le 2 février 1727, Flers-Villeneuve-d'Ascq (à l'âge de 65 ans).
Marie Henriette Destombes
, née le 13 mars 1747, Roubaix , baptisée le 14 mars 1747, Roubaix , décédée le 22 juin 1798, Roubaix  (à l'âge de 51 ans). Mariée le 21 février 1775, Roubaix , avec Pierre Constantin Joseph Prouvost, né le 7 juin 1747, Roubaix , baptisé le 8 juin 1747, Roubaix , décédé le 17 juillet 1808, Roubaix  (à l'âge de 61 ans), négociant, manufacturier, maire de Roubaix

Petits enfants
Marie Jeanne Prouvost
, née le 7 février 1680, Roubaix , décédée le 7 janvier 1739 (à l'âge de 58 ans).
Mariée le 19 mai 1711, Roubaix , avec Jean Dominique Castel, né le 22 novembre 1680, Roubaix , décédé, marchand (CM du 31/3/1711 reçu par maître Antoine Adrien Monnier notaire à Roubaix Tab8235.25),

Arrières petits enfants
 Marie Thérèse Castel
, née le 25 septembre 1713, Roubaix , décédée en 1780, Roubaix  (à l'âge de 67 ans), marchande. Mariée le 12 janvier 1739, Roubaix , avec Jean Joseph Destombes, né le 16 août 1715, Roubaix , décédé le 28 février 1759, Roubaix  (à l'âge de 43 ans), marchand peigneur, échevin de Roubaix (10 enfants),
Jacques François Leuridan
, né en 1732, Wasquehal , décédé après 1779, Wasquehal , censier à Wasquehal. Marié avec Marie Angélique Joseph Duhamel, née en 1742, décédée en 1806 (à l'âge de 64 ans), dont

4° génération :
Marie-Catherine Joseph Leuridan, née en 1770, décédée en 1853 (à l'âge de 83 ans). Mariée le 19 janvier 1790, Wasquehal , avec Jean-François Joseph Brulois, maire de Wasquehal (1790-1793 et 1794-1796),

Marie-Catherine Brulois, née le 15 mars 1799, Wasquehal , décédée le 30 juillet 1840 (à l'âge de 41 ans). Mariée le 23 novembre 1818 avec Louis Droulers, né le 12 janvier 1796, Wasquehal , décédé le 8 décembre 1855 (à l'âge de 59 ans), propriétaire, industriel, fondateur en 1835 de la Sucrerie Droulers, de Wasquehal  (au moins 10 enfants).

______________________________________________________________________________________________________
_____________________________________________________________________________________

A cette époque Salomon Loquerel, époux de Louise-Thérèse Prouvost : « Je soussigne confesse avoir reçu de Jean Dominique Castel la somme de vinct-huict livres seize gro parisy pour avoir tranché de la deucenle des boïaux le nommé Jean Franchois de Lescluse pauvre homme de che lieu de Roubaix.  par moy, Salomon Loquerel, Roubaix» le 30 de septembre. 1700. » Le 26 septembre 1702, on lui fait encore remettre trente trois livres pour soins donnes aux pauvres.  Il continua à pratiquer à Roubaix jusque dans les premiers mois de 1726: son épouse, Louise-Thérèse Prouvost, était manufacturière à Roubaix, mais elle subit des pertes considérables, et, en 1736, le rôle de la capitation la qualifie pauvre: en 1738, elle est même «aumônnée » par le pauvriseur. Locquerel avait un fils Pierre-Joseph qui étudia la chirurgie. Salomon Loquerel ne devait pas avoir de titre, car les chirurgiens des bourgs payaient trois livres de capitation tandis que lui n'en payait qu'une, comme les garçons chirurgiens, barbiers et perruquiers. » Archives de Roubaix, CC-245, numéro 12.


9: Pierre II  Prouvost (1648- 4 mars 1691)
baptisé à Wasquehal le 09/06/1648, échevin de Wasquehal, (épitaphe à gauche de l'autel Saint Nicolas de l'Eglise de Wasquehal), 

eglise-ancienne-wasquehal

époux de Marguerite de Lespaul

 née le 30 janvier 1648 décédée le 27 janvier 1720, inhumée près de l'autel  Saint Nicolas de l'église de Wasquehal) ,

Ils ont au moins 4 enfants connus nés à Wasquehal de 1670 à 1678.


armes-de-lespaul

fille de Jacques de Lespaul, Seigneur du Gauquier à Wattrelos, 

lieutenant de Roubaix de 1668 à 1672, 
maître de manufacture, 
En 1690, il était réputé le plus riche de Roubaix;  
il habitait le quartier de I'Hommelet. 

« Georges Planque, censier de Maufait, se mit à la tête des laboureurs qui, poursuivis pour le payement de leur cote dans la taille d'une contribution de guerre et de faux frais, refusaient de reconnaître des dépenses faites, disaient-ils, dans le seul intérêt du bourg. C'est un épisode des querelles sans cesse re-nouvelées au sujet des impôts et qui divisèrent les laboureurs et les manufacturiers jusque dans notre temps.
« Les salaires du carillonneur, de l'horloger, de l'organiste, des chantres et musiciens, du prédicateur du carême, des vicaires célébrant la messe de grand matin pour la commodité du public, etc, ne regardent pas les laboureurs, eux qui demeurent hors du bourg et vont à la messe aux villages voisins. Le crieur de nuit ne sort pas du bourg et leur est inutile. L'école dominicale et le service d'un médecin pensionnaire sont des éta-blissements propres aux villes closes et non aux bourgs. Pourquoi les faire contribuer aux frais de barrières, de garde et de sauvegarde qui les laissent à la merci de l'ennemi ? On a fait des présents à la princesse d'Epinoy qui a protégé la communauté pendant la guerre et obtenu le maintien de la manufacture menacée par les villes voisines, l'éta-blissement d'un franc-marché et plus de 15.000 florins pour aider les habitants à relever leurs maisons brûlées en 1685; mais tout cela est affaire du bourg et non des laboureurs. Les libéralités outrées du magistrat envers les pauvres ont épuisé la communauté. Ce sont les manufacturiers qui attirent les ouvriers et grossissent ainsi le nombre des pauvres. Le négoce fait la ruine des laboureurs dont la plupart devront, ainsi que le fermier de la Pontenerie, abandonner leurs fermes à cause de l'excès des impositions. Les marchands se bâtissent des maisons comme des châteaux et ont la lâcheté de ne pas vouloir souscrire à l'augmentation de leur taxe. La personne la plus riche du bourg (Jacques de Lespaul) n'est taxée que pour 4 bonniers. D'ailleurs on a faussé le nombre des bonniers de la paroisse. L'échevinage est toujours composé de marchands au lieu qu'on devrait y faire entrer quelques laboureurs pour soutenir leur parti, etc. »

Les échevins répondent que « si en 1689 on a payé le maître de l'école dominicale, c'est que le fermier occupeur des terres affectées à la fondation de cette école a eu ses récoltes ruinées par la grêle. Ils constatent que des 7 échevins, 2 seu-lement résident dans le bourg, encore l'un d'eux est-il occupeur d'une dîme considérable, et le lieutenant occupe une ferme de 20 bonniers (8). Ils ajoutent que les barrières protègent également les laboureurs qui, pendant la guerre, se retirent dans l'enceinte avec leurs meubles et leurs bestiaux. Les laboureurs veulent chasser de Roubaix les marchands et les artisans dans l'espoir de faire diminuer le rendage de leurs fermes. Le censier de la Pontenerie a abandonné sa ferme, non à cause de l'énormité des impôts, mais parce qu'étant de la religion prétendue ré-formée, il a été obligé de quitter Roubaix pour se retirer à l'Ile de Cadzand ». Leuridan, vieilles seigneuries

il fit, cette année, un don de 200 livres à la Table des pauvres et lui remit en outre 900 livres 
pour capital d'une rente à charge d' obit 5. Honorable homme Jacques de Lespaul, seigneur du Gauquier à Wattrelos, mourut le 4 septembre 1691, âgé de 85 ans, et fut inhume dans I' église de Roubaix. 
et Jehanne de le Dicque, fille de Gilles de le Dicque, Seigneur de la Boutillerie à Watrelos et Marguerite Flameng, dame de la Boutillerie, d'une famille notable de nombreux échevins et trois religieuses à l'hôpital Sainte Elisabeth

boutillerie-ecusson

boutillerie-detail

echevins-louis14-1680

Vêtement du Magistrat et échevins de Lille au XVII° siècle

Vers 1681, (1691), Marguerite de Lespaul, veuve de Pierre Prouvost lègue à la paroisse de Wasquehal centre trente livres parisis à charge de prières "  et le reste des revenus à acheter des camisoles pour les pauvres vieil hommes". Le 1° juin 1700, Marguerite de Lespaul. veuve de Pierre Prouvost, passe un accord avec les religieuses de l'hôpital Sainte-Elisabeth de Roubaix, par lesquelles deux parties s'interdisent pendant 50 années de planter des  bois montant; le long des héritages aboutissant à la piedsente du bourg au hamel de Blanchemaille (rue des Lignes) et à la piésente qui mène  de la précédente au chemin de la croisette du Pret à la rue Nain ( rue de l’Hermitage) ;  ladite Marguerite se réserve le droit de planter des baies d'épine.  (Archives de Roubaix, CG. 287.) (" Recueil de généalogies roubaisiennes" de l'abbé Th Leuridan).

« Pierre Prouvost, de Wasquehal, fils de Pierre, et de Péronne Florin, époux de Marguerite de Lespaul, de Roubaix, fille de Jacques et de Jeanne de Le Dicque, mort le 7 juin 1681; et inhumé dans l'église de Wasquehal où on lisait son épitaphe à gauche de l'autel Saint-Nicolas, légua à ladite église une somme de 350 livres parisis pour être converties en rente héritière, à charge d'an obit à trois psaumes et trois leçons, etc., avec distribution de camisoles à des pauvres vieux hommes. La veuve de Pierre Prouvost, Marguerite de Lespaul, mourut le 27 janvier 1720 et fut aussi inhumée dans l'église de Wasquehal, près de l'autel Saint-Nicolas où l'on voyait sa pierre sépulcrale. Elle fonda de même un obit à perpétuité, avec distribution de 4 camisoles à 4 vieilles femmes. Sur la censé occupée en 1748 par la veuve de Martin Franchomme, étaient assignés 15 florins par an pour celte fondation. Jacques Prouvost, leur fils aîné, fut également inhumé
dans la chapelle Saint-Nicolas, sous une pierre de marbre. Mais, la plus importante fondation fut celle du pasteur Jacques Blampain. Par son testament des 16 juillet 1707 et 17 novembre 1708, levé le 4 septembre 1711, jour delà mort dudit pasteur, Me Jacques Blampain demande â être inhumé dans l'église de Wasquehal au-dessous du marchepied de l'autel de Notre-Dame. Il ordonne mille messes pour le repos de son âme et de celles de ses parents et amis trépassés. Il donne à l'église de Wasquehal la table d'autel du choeur avec la peinture de Saint-Vincent, les reliquaires d'ébène et d'écaillé enrichis de cuivre doré et argenté, les reliquaires de laiton rouge enrichis d'argent et de cuivre doré et  Généalogie manuscrite, 1748. — De Pierre Prouvost, arriére petit- fils de Jean Prouvost et d'Antoinette Le Blan, descend directement la belle famille Prouvost de Roubaix, l'une des plus distinguée de cette ville - où elle compte de nombreux représentants ; les derniers nés, arrière-neveux de M. Amédée Prouvost, constituent la douzième génération. » Leuridan

Généalogie validée par Alain Watine-Ferrant :

Jacquemars de Lespaul

|

Jehan de Lespaul, vers 1365 habitait le fief du Fresnois ( ?) : AMR AA8 brief de 1370

|

Mahieu de Lespaul vers 1410

|

Pierrart de Lespaul

|

Pierre et Jehanne Debuisnes

|

Pierre de Lespaul ep Gillette de Hennion|

|

 

Jean de Lespaul, né à Roubaix vers 1550, ep Noelle Lefebvre

|

Jacques de Lespaul,

seigneur vicomtier du Gaucquier, Échevin de Roubaix, né à Roubaix le 13 octobre 1606-décédé à Roubaix le 4 septembre 1691

épouse par contrat de mariage le 21 novembre 1629 chez Adrien Vincre à Roubaix

Jeanne deledicque, dame vicomtière du Gaucquier 1605-1673, fille de Gilles et Marguerite Flameng

|

Marguerite de Lespaul 1648-1720

Pierre II Prouvost (1648-1691)

 

On voit les enfants de Pierre 2 à Lille

" Dans le cours du XVII' siècle, les représentants de cette branche de la famille de Lespaul, favoris de la fortune, 
ont quitté Roubaix pour s’établir à Lille,  où, insensiblement, ils ont pris rang parmi la noblesse.
 
Leur départ était, en novembre 1696, mis au nombre des malheurs publics:

" Nous, lieutenant et gens de loy du marquisat de Roubaix, déclarons et certifions que ce lieu, 
quy par ci-devant a este renommé à raison de ses manufactures et des gens de considération quy l'habitoient, est présentement tombé  en décadence et dépérit par suite de plusieurs événements fatals, à savoir le feu quy, en 1684, a consommé la plus belle partie du bourg, les banqueroutes des marchands de Tourcoing et de Lannoy qui en ont causé beaucoup d'autres a Roubaix, 
la retraite des héritiers de Lespaul  et des principaux habitans quy ont pris leur résidence a Lille,
 les grandes contributions qu'on a du payer en 1693,  la famine arrivée en mesme tems, quy a mis à la besace 1es deux tiers des habitants, et nonobstant le secours des autres, plus de cinq cens desdits habitants seraient morts de pauvreté, de disette et de faim, le manquement de travail des manufactures  ont mis ce bourg à telle extrémité qu'il  ne retient plus rien de ce qu’ils a esté autrefois. Archives de Roubaix, EE. 25, n' 33) " Leuridan
Ils seront inhumés au sein même des différentes églises de la ville de Lille.

Leurs quatre enfants furent

    Jacques Prouvost, qui suit, né le 15 janvier 1670, Wasquehal, Nord, baptisé le 19 janvier 1670, Wasquehal, Nord, décédé le 10 juin 1704, Wasquehal, Nord, inhumé, dans l'église de Wasquehal avec épitaphe (à l'âge de 34 ans), censier à Wasquehal. Marié le 8 avril 1698, église de La Magdeleine à Lille, Nord, avec Antoinette Masurel, née le 16 juillet 1670, Tourcoing, Nord, décédée en 1730, Wasquehal, Nord, inhumée, dans l'église de Wasquehal avec épitaphe (à l'âge de 60 ans).

    Marguerite-Jeanne Prouvost, née le 25 septembre 1671, Wasquehal (Nord), décédée le 4 décembre 1744 (à l'âge de 73 ans). Mariée le 19 décembre 1688 avec Jean du Hamel, décédé en novembre 1693.  leur succession "était assez considérable" et vécurent à Paris;  ils léguèrent leurs biens immeubles à son frère Jacques, qui suit, pour un tiers;
leur fille Marguerite fut religieuse au couvent des Pénitentes à Lille.

egl-st-etienne

Pierre 3 Prouvost (qui suit)

    Pierre III Prouvost  1675-1749

Prouvost-Pierre-3

baptisé le 6 janvier 1675, Wasquehal, Nord, décédé en 1749 (à l'âge de peut-être 74 ans), auteur d'une généalogie de la famille Prouvost. Marié le 5 octobre 1705, Lille (Saint-Etienne), Nord, avec Marie-Elisabeth Boutry, décédée le 3 octobre 1706. Marié le 5 septembre 1712, Lille (Saint-Maurice), Nord, avec Marie Claire Béatrix Trubert de Boisfontaines , née en 1687, décédée le 23 août 1715, Lille (Saint Pierre), Nord, inhumée, grande nef de l'Eglise Saint Pierre, Lille, Nord (à l'âge de 28 ans) après avoir reçu les Saints Sacrements, inhumée dans la grande nef de l'église Saint Pierre de Lille) ,
fille de Pierre, receveur héréditaire des douanes et de Jeanne de Lespaul, après en avoir obtenu dispense en la cour de Rome.
épousa, à Saint Maurice de Lille,  le 5 septembre 1712 sa cousine du deux au troisième degré, Marie Claire
(1687-1715 décédée à l'âge de 23 ans neuf mois .

 

 

 

Pierre Prouvost 1648-1691
&1669 Marguerite de Lespaul 1648-1720

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

|

 

 

 

 

 

 

 

 

 





 

 

 

 

 

 

 

|

 

 

|

 

 

 

 

 

 

 

 

Marie Claire Béatrix Trubert de Boisfontaine 1687-1715

 

 

Pierre Prouvost 1675-1749

 

 

Jacques Prouvost 1670-1704
&1698 Antoinette Masurel 1670-1730

 

 

 

 

 

 

 

 

|

 

 

|

 

 

|

 

Jacques de Lespaul, seigneur vicomtier du Gaucquier 1606-1676

&1629 Jeanne de Le Dicque, dame vicomtière du Gaucquier 1605-1673

|




|

 

|

Jehan de Lespaul 1631-1673

&1651
Marie Cent Mille Flameng 1632-1674

 

Marguerite de Lespaul 1648-1720

&1669
Pierre Prouvost 1648-1691

|

 

|

Jehanne de Lespaul 1654-1696 &1676
Pierre Trubert de Boisfontaine, seigneur de Bois Fontaine ca 1650-1696

 

Pierre Prouvost 1675-1749

|

 

 

Marie Claire Béatrix Trubert de Boisfontaine 1687-1715

 

 

st-pierre-de-lilleLille-St-Pierre.egl-st-maurice-lille
                          Deux représentations de la collégiale Saint Pierre de Lille                                                     Saint Maurice de Lille

PROUVOST-1748-GenealogiePROUVOST-1748-Genealogie

il rédigea en 1748 la première généalogie de la famille Prouvost:
« Voila la description des descendants des Prouvost et de ceux qui se sont alliez 
jusques a la fin de cette année mille sept cens quarante huit. 

Et on peut dire sans vanité, que lesdits du surnom Prouvost, 
ont toujours vécu en gens de biens, d’honneurs 

et de bonne réputation en la foi catholique apostolique et romaine 
et les plus notables des villages qu’ils ont habitez "

PROUVOST-1748-Genealogie-reputation

il vivait à Lille, rue du Nouveau Siècle; il se faisait appeler " Prévost" et non Prouvost

sa belle-sœur  Elisabeth-Julie Trubert de Boisfontaine, dame de La Vigne, épousa Philippe Emmanuel du Bus, comte du Bus, seigneur de Moustier, Ogimont et d'Acquignies ; 

les deux autres furent religieuses à Argenteuil.

Trubert-Prouvost

 

Chateau-de-la-Vigne    egl-st-andre-lille    rue-du-nouveau-siecle-pierre-prouvost
       
Une des seigneries de la Vigne autour de Lille  Eglise Saint André   Une des demeures de la rue du Nouveau Sièclee à Lille tout juste construite à l'époque de Pierre Prouvost  

Pattou-rue-nouveau-siecle

Cette onirique vue du grand Jean Pattou.

Pierre Trubert, seigneur de Bois Fontaine, né vers 1650, décédé le 4 août 1696 (à l'âge de peut-être 46 ans), receveur héréditaire de la Douane de Lille.Marié le 26 juillet 1676, Lille, Nord, avec Jehanne de Lespaul, née le 26 mars 1654, Roubaix, Nord, décédée le 13 avril 1696, Roubaix, Nord (à l'âge de 42 ans), dont   * Marie Claire Béatrix Trubert de Bois Fontaine, née en 1687, décédée le 23 août 1715, Lille (Saint Pierre), Nord, inhumée, grande nef de l'Eglise Saint Pierre, Lille, Nord (à l'âge de 28 ans), mariée le 5 septembre 1712, Lille (Saint-Maurice), Nord, avec Pierre Prouvost, baptisé le 6 janvier 1675, Wasquehal, Nord, décédé en 1749 (à l'âge de peut-être 74 ans), auteur d'une généalogie de la famille Prouvost, dont    o Marie Françoise Prouvost, née le 19 septembre 1713, baptisée le 19 septembre 1713, décédée le 27 août 1742 (à l'âge de 28 ans), mariée le 9 décembre 1737, église Saint André, Lille (Nord), avec Pierre Desruelles, décédé le 4 mai 1741, dont   + Pierre Desruelles, né le 16 novembre 1738, Lille (Nord), baptisé le 16 novembre 1738, église Saint Etienne, Lille (Nord), décédé le 29 avril 1747 (à l'âge de 8 ans).   + Marie-Catherine Desruelles, née le 3 décembre 1739, Lille (Nord), baptisée le 3 décembre 1738, église Saint Etienne, Lille (Nord).  o Pierre Claire Julie Prouvost, née le 19 novembre 1714, baptisée le 19 novembre 1714, Lille (Saint Pierre), Nord, décédée le 18 avril 1741, Lille (Saint André), Nord, inhumée, grande nef de l'Eglise Saint André, Lille, Nord (à l'âge de 26 ans).   * Elisabeth Trubert de Bois Fontaine, dame de La Vigne.  Mariée le 31 août 1736, Lille, Nord, avec Philippe Emmanuel, comte du Bus, seigneur de Moustier, Ogimont et d'Acquignies. (Roglo)  

           dont Marie-Françoise et Claire Julie 
inhumée le 17 avril 1741 dans la grande nef de l'église Saint André de Lille.

Marie-Françoise Prouvost épousa, le 9 décembre 1737, en l'église Saint André de Lille, Pierre Desruelles, bourgeois de Lille,

blason-desruelles epoux Marie-Francoise Prouvost

Bulletin : histoire et archéologie Flandre, Tournaisis, Cambrésis, Hainaut, Artois / Société d'études de la province de Cambrai

Auteur : Deligne, Jules (1816-1906)

Auteur : Société d'études de la province de Cambrai

Éditeur : Impr. Lefebvre-Ducrocq (Lille)

Testament de Marie-Catherine-Françoise Desruelles-Prouvost 5 mai 1783

Marie-Catherine-Françoise DESRUELLES, née en 1734, fille de Pierre-Antoine-Constantin et de Marie-Françoise Prévost, mourut sans postérité le 1er septembre 1791 et fut inhumée au cimetière de Fives. Elle avait épousé, le 22 octobre 1759, Ernest-Joseph CARDON, sieur du Rotoy à Courrières, né à Lille le 7 janvier 1722, d'abord novice jésuite à Tournai, puis échevin de Lille, administrateur de la Charité générale, marguillier de La Madeleine, décédé le 23 novembre 1772 et inhumé à Saint-Pierre de Lille, vis-à-vis la chapelle paroissiale. Il était fils d'Ignace-Joseph, sr du Jardin, et de Marguerite-Thérèse Dancoisne dite Le Cocq.

« Je soussignée, Marie-Catherine-Françoisé DESRUELLES, veuve immiscée d'Ernest-Joseph CARDON, sieur du Rotoy, demeurante en cette ville de Lille, considérant la fragilité humaine et qu'il n'y a rien de plus certain que la mort et de plus incertain que l'heure d'icelle, et ne voulant mourir intestate, j'ai fait mon présent testament que j'ai écrit et signé de ma main, ainsi que suit : Je recommande mon âme à Dieu, mon créateur, à Jésus-Christ, mon rédempteur et sauveur, au S. Esprit, mon sanctificateur, à la glorieuse Vierge Marie, mère de Dieu, à mon Ange gardien, à S. Pierre et S. Paul, à S. François Xavier, à Sle Catherine et Sle Françoise, mes patronnes, et à tous les saints et saintes du Paradis, les priant de vouloir intercéder pour mon âme envers la Très Sainte Trinité, lorsqu'elle sortira de mon corps.

Je veux et ordonne que sitôt ma mort il soit célébré toutes les messes qui se disent pendant la matinée à toutes les communautés d'hommes de la ville de Lille.

Ne pouvant plus être enterrée au même endroit où est enterré mon mary, je choisis ma sépulture à la paroisse ou je décéderay, au cimetière désigné pour cela, voulant, en cas que je meure à Lille, que les religieux et tout le clergé conduise mon corps jusqu'à l'endroit où je serai enterrée, priant mes parens et amis d'y assister. Je veux qu'il y ait à mon convoi huit couples de religieux. Voulant qu'il soit fait mention sur la pierre sépulchralle de mon mary de l'endroit où je serày enterrée et qu'il soit mis, si faire se peut, une pierre sépulchralle à l'endroit où je serai enterrée.

Voulant qu'il soit fait un obit solennel à la paroisse de SainteCatherine, quand même je viendrois à décéder ailleurs, et qu'il soit donné un louis d'or de 19 florins 4 patars à l'offrande pour M. le Curé de Sainte-Catherine. Voulant aussi qu'il soit célébré une quarantaine à la paroisse de Sainte-Catherine, à la chapelle de N.-D. de Tongres, qui est la chapelle de communion, sans y comprendre les messes qui seront célébrées pendant le service et les messes que j'ordonne par mon testament, et qu'il y ait une tombe relevée à la chapelle pendant le service et la quarantaine.

Je veux qu'il soit distribué 2.250 pains, de 2 livres chaque pain, compris la façon, aux pauvres, ou plus, s'il est nécessaire, par l'entremise de mes parens et amis qui seront invités à mes funérailles. Je veux qu'il soit demandé pour assister à mes funérailles 62 invalides auxquels il sera distribué à chacun un pain et 2 patars en argent.

Étant de la confrérie du S. Sacrement de la paroisse de S. Pierre, je prie les administrateurs de faire célébrer un obit solennel pour le repos de mon âme, pour lequel il sera payé 18 livres de France. Priant aussi ceux des administrateurs de la paroisse de SIe Catherine, étant aussi de la confrérie du S. Sacrement, de vouloir bien faire la même chose, en leur payant aussi 18 1. de France.

Je veux qu'il soit donné au Bouillon de la paroisse de S,e-CathLrine 100 florins une fois ; et à l'Hôpital général 200 fl. une fois, les priant de prier Dieu pour le repos de mon âme.

Je veux qu'il soit célébré 800 messes le plus tôt qu'il sera possible pour le repos de mon âme, à la rétribution de 12 patars, sans y comprendre les messes qui seront célébrées le jour de ma mort, et la quarantaine, et le jour du service. Je veux qu'il soit célébré tous les jours une messe pendant un an après ma mort, pour le repos de mon âme, à commencer le lendemain que la quarantaine sera finie, à huit heures, à la paroisse de Sainte-Catherine, dans la chapelle de N -D. de Tongres, à la rétribution de 20 patars, compris six chierges, priant mes parens et amis d'y assister.

Je veux qu'il soit célébré à la paroisse d'Haubourdin un obit solennel pour le repos de mon âme, pareil à celui de mon mary et qu'il soit donné un louis d'or de 19 fI. 4 p. à M. le curé d'Haubourdin pour l'onrande. De plus je veux qu'il soit donné à M. le curé d'Haubourdin 24 fl. une fois, le priant de vouloir bien donner à dtner aux prêtres et religieux qui auront assisté et célébré leur messe pendant le service ou obit. Voulant aussi qu'il soit donné à chaque prêtre ou religieux qui auront célébré leur messe pendant ledit obit, 3 1. de France. Je veux qu'il soit distribué aux pauvres de ladite paroisse d'Haubourdin deux sacqs de bled converti en pain. Je prie les administrateurs du S. Sacrement de la paroisse d'Haubourdin de faire célébrer un obit pour le repos de mon âme, selon l'usage qu'on fait pour les confrères et consœurs, pour lequel il sera payé 6 florins.

Je donne et lègue à ma cousine Marie-Joseph-Thérèse-Angélique Balas la propriété de tous mes meubles meublans, provisions de ménage, argenterie, étains, batterie de cuisine, tabatière, tableau, portraits, boucles et montre d'argent, linge de table, linge de lit, tout ce qui sert à mon chef et corps; et générallement tout ce qui se trouvera à ma mort, tant à ma maison de ville qu'à ma maison de campagne, à l'exception de l'or et argent monnoyé, après les dettes, obsèques et funérailles payées, se partage égallemenl entre tous mes héritiers, et aussi aux exceptions cy après, de tous mes diamans, de même qu'à celles que je pourrois faire dans mes codiciles.

1° Toute ma bibliothèque, consistante en livres de droit, d'histoire, de philosophie, de morale et de dévotion, que je donne et lègue à M. François-Joseph de Poucques, le priant de vouloir bien l'accepter.

2" La Sainte Vraie Croix que je donne et lègue avec les bulles à la paroisse de la Magdeleine, suivant l'intention de mon mary.

3° Mon nœud de diamant que je donne et lègue à ma filleule, Henriette Dervaux.

4° Six cuillers et six fourchettes d'argent, marquées d'un P, d'un C, et d'un D, et six petites cuillers à thé marquées d'un chiffre, que je donne et lègue à ma filleule, Catherine Brausart ; et en cas qu'elle décéderoit avant moy, je le donne et lègue à sa sœur.

5° Le reste de mes diamants, à l'exception de mes boucles d'oreilles, je le donne et lègue pour être mis à la remonstrance du S. Sacrement de la paroisse d'Haubourdin.

6° Ma montre d'or et sa chaîne aussi d'or, que je donne et lègue à mon filleul, Gaston-François-Joseph Lefebvre.

7' Je donne et lègue à ma cuisinière, à ma femme de chambre et à mon domestique, qui se trouveront à ma mort, le lit, literie, couverte et paire de draps sur lesquels ils couchent à leur lit à Lille.

Je lègue à mon cousin Jean-Baptiste Famelare, comme étant le plus pauvre, la somme de 100 fl. par an, sa vie durante, à prendre sur la m'aison située à l'entrée de la rue des Malades, occupée présentement par le sr Béghin, le priant de prier Dieu pour le repos de mon àme. Je donne et lègue à ma cousine Julie-Françoise Famelare, sa soeur, qui est pauvre, la somme de 50 florins par an sa vie durante, à prendre sur ladite maison.

Je donne et lègue à ma cousine Thérèse Desruelles, qui est pauvre, la somme de 50 fl. par an, sa vie durante, à prendre sur ladite maison.

Je donne et lègue à celui qui sera concierge et jardinier à ma mort, à ma maison de campagne, la somme de 40 fl. par an, à prendre sur le pied des années qu'il aura été à mon service, de sorte que s'yl y a resté deux ans, il faut lui donner 80 fl., et autant d'années de plus qu'il m'aura servi, augmenter de 40 fl., sans y comprendre son année de gages, le tout une fois seulement. Au cas que mon jardinier qui est présentement Doby, ne seroit plus à ma mort, par infirmité habituelle ou par maladie, je veux que celà lui soit donné également, à compter jusqu'au moment où il seroit remplacé par d'autre ; voulant aussi que celui qui l'auroit remplacé ait la même chose, à compter chaque année du moment de son entrée jusqu'au moment de ma mort, une fois pour tout.

Je donne et lègue à chacun de mes domestiques qui se trouvera à mon service à ma mort la somme de 80 fl. par an, à prendre sur le pied des années qu'ils auront été à mon service, sans y comprendre leur année de gages, le tout une fois seulement. De plus je donne et lègue à chacun de mes domestiques 50 fl. une fois, pour habit de deuil.

Au cas que je deviendrois hors d'état, soit par maladie ou autrement, avant ma mort, de régir mon bien, je veux que ce soit ma cousine, Marie-Joseph-Thérèse-Angélique Balas, à qui j'ai donné ma procuration à cet effet, qui ait seule la régie de tous mes biens, tant réputés biens l'immeubles et fiefs, et la régie de mon ménage à l'exclusion ires, lui donnant tout pouvoir tant pour recevoir que pour liant que la dtte dello Balas ne soit tenue à aucun compte

x, après ma mort, à aucun de mes héritiers, ni à qui que ce u'elle soit déchargée, sur sa simple déclaration, de tout ce ra à ma mort ; et en cas que quelqu'un voudroit la chagriner L, je veux qu'il soit privé de trois années des profits, émolumens is desdits immeubles et qui seront au profit de ladite cousine; aussi qu'après ma mort aucun de mes héritiers ne pourront fe aucune pension, sous tel prétexte que ce puisse être, à ladite iour le temps qu'elle a bien voulu demeurer avec moy et me

• compagnie, et que ladite dtllt Balas ait la liberté de rester pendant temaines dans ma maison mortuaire, y vivre avec mes domcsti-

ques, voulant qu'ils restent pendant ledit temps à son service comme Bis étoient à moy même. Et au cas que ladite d"" n'auroit pas encore -trouvé d'emplacement, les dites six semaines écoulées, elle aura la liberté de continuer à rester dans ladite maison encore six autres |gemaines, mais mes domestiques ne seront plus tenus de rester avec elle.

Je veux et ordonne aussi que ma maison, située rue des Bonnes Filles à Lille, soit vendue après ma mort et qu'il soit conditionné à celui qui l'achètera qu'il ne pourra en jouir que trois mois après ma mort; voulant qu'il soit donné et légué franc et net argent, du provenu de la dite vente, à ma cousine Balas la somme de 50 fl. une lois pour tout. Voulant aussi qu'il soit donné et légué, du provenu de cette dite vente, à madame Charlotte Fruict, épouse de M. César-Auguste-JosephMarie Hespel, écuyer, sr de Guermanez, la somme de 3.000 fl. une fois pour tout ; et en cas que ladite dame de Guermanez viendroit à décoder avant moy, je donne et lègue ladite somme à tous ses enfants, à partager également, en dédommagement de ce qu'elle n'a pas hérité de ma campagne à Haubourdin, après la mort de mon mary, suivant l'intention et le désir qu'il avoit à ce sujet.

Voulant aussi que soit donné et légué, du provenu de cette dite vente, à Catherine Diricq 1, 100 fl. une fois ; à sa soetir, Marie-Anne Diricq, 100 fl. une fois ; à Thérèse Dujardin 2, ancienne servante de mon grand,père Prouvost dit Prévost, 100 n, une fois ; à Catherine Bulté, ma filleule, 100 fl. une fois.

Voulant aussi que les 100 fl. que je donne et lègue au Bouillon de la paroisse de Sainte-Catherine, et les 200 fl. que je donne et lègue à

1. Nota. Ladite Catherine Diricq est décédée. Signée : Desruelles, veuve de Cardon du Rotoy. (Mention en marge).

2. Même mention.

- l'Hôpital général, les 800 messes à 12 p., ainsi que les 365 fl. pour la messe que l'on doit célébrer chaque jour, soient pris sur le produit de la vente de cette dite maison ; et en cas que la vente de cette dite maison, contre toute attente, ne monteroit pas autant que les charges que je mets sur cette dite maison, je veux et ordonne que le surplus en soit pris sur mes plus clairs et apparants biens de libre disposition.

Je veux et ordonne aussi que les 3.600 fl. que j'ai donné en rente héritière, le 4 septembre 1779, à mon cousin Pierre-Joseph Prouvost, bailly de Mouveau et collecteur de Roubaix, provenant d'une lettre de rente héritière qui m'a été remboursée par les enfans et héritiers de mon cousin Pierre Prouvost et de Marie-Jeanne Delebecque, sa femme, le 4 septembre 1779, que cette ditte rente soit partagée également entre les enfans de feu Pierre, de Jacques et de Jean-Fortunat Prouvost, mes parens au 3e degré, qui est le 6' degré civil, sans préjudice aux descendants de Marie Prouvost, sœur de mon grand'père maternel, laquelle a épousé Philippe d'Assonville, en cas qu'il y en ait encore de vivants qui soient au même degré, le tout sans préférence de sexe, ni d'âge au autre avantage coutumier, accoidaht la représentation à ceux et à celles dont les père et mère seront décédés.

Je veux et ordonne aussi que les 1300 fl. que j'ai donné en lettre de rente héritière, le 13 de novembre 1779. au sieur Séraphin Ferret, marchant et cabaretier demeurant alors à Mouscron, et à Marie-AnneJoseph Deleporte, sa femme, cabaretiers présentement à Roubaix, laquelle rente provient d'une maison située à la Place de Saint-André à Lille, quartier E, n' 631, que j'ai vendue à main ferme au sieur Laurent-Joseph Gachez. maître tailleur, voulant que cette dite rente soit partagée également entre les enfans d'Albert-Élie Molé et de Marguerite-Lucie Taqué, mes parens au 6* degré civil, sans préférence de sexe ni d'âge, ou autre avantage coutumier, accordant la représentation à ceux ou celles dont les père et mère seront décédés.

Je veux que la rente de 40 fl. laissée par ma tante Marie-CatherineThérèse Desruelles à Catherine-Thérèse Diricq continue à lui être payée après ma mort 1

Je veux et ordonne aussi que tout ce que je donne et lègue dans mon testament et codiciles à tous ceux et celles qui me sont parens au même degré, de ceux ou celles qui doivent hériter à ma succession, je leur donne et lègue hors et d'avant part de ce que doivent hériter à ma succession.

Après ce que dessus fourni et accompli, je veux que les biens que je délaisserai à ma mort, compétent et appartiennent à mes plus près

.1. Nota. Ladite Diricq est décédée. (En marge).

parens, tant du côté paternel que du côté maternel, du lez et côté d'où ils procèdent, chacun suivant leur branche, sans confusion de biens d'une famille avec l'autre, sans aucune préférence de sexe ni d'âge ou autre avantage coutumier. De sorte que tous les biens provenant de mon grand père paternel appartiendront aux plus près descendans de Marie-Jeanne Desruelles, sœur de mon grand père et épouse de Charles Lasseré, mes parens au 6e degré civil, qui sont : Jeanne-IsabelleThérèse Bossdleman, veuve d'Antoine Dervaux ; les enfans de PierreEngelbert Bosselleman par la représentation de leur père ; ThéodoreHenri-Joseph Lefebvre, par la représentation de son père ; CharlotteIsabelle Lefebvre, fille de Philippe-Charles-Joseph et de Marie-Augustine Delaitre, par la représentation de son père ; Joseph-Inglebert Lefebvre ; les enfans de Josse-Guislain-Joseph Vandervecken, par la représentation de leur mère ; à Marie-Jeanne-Baptiste Joseph Grebert, épouse de M.

Valicourt-Dltmesnil, commissaire à Valenciennes ; à Magdeleine Grebert, sa sœur, épouse de M. Valicourt, beau-frère de sadite sœur ; au fils de Charles Lasseré, conseiller à la Gouvernance de Douay, par la représentation de son père.

A l'égard de tous les biens provenant de ma grande mère paternelle je veux qu'ils compétent et appartiennent aux plus près descendans de Jacques et d'Agnès Lepers, mes parens au 6e degré civil, voulant que ledit bien soit partagé également entre Marie-Claire Beaussart ; les deux enfans de Jean-François Beaussart, par la représentation de leur père; Antoine-Joseph Lepers ; Marie-Catherine Vpers; François Lepers ; les enfans de Jacques Prouvost et d'Agnès Florins, par la représentation de leur mère ; Ursule Demaziers, épouse de Monsieur Pringuet, par la représentation de sa mère ; et Pierre-Constantin Florins.

A l'égard de tous les biens provenant de mon grand'père maternel, je veux qu'ils compétent et appartiennent aux plus près descendans de Jacques Prouvost, époux d'Antoinette Masurelle. mes parens au 6° degré civil, voulant que ledit bien soit partagé également entre les enfans de feu Pierre Prouvost ; les enfans de feu Jacques Prouvost ; les enfans de feu Jean-Fortunat Prouvost, sans préjudice aux plus près descendans de Marie Prouvost, sœur de mon grand père maternel et épouse de Philippe d'Assonville, en cas qu'il y en ait encore de vivants qui soient au même degré desdits Prouvost. Et au cas qu'on ne puisse pas savoir positivement s'il y en a encore qui soient en vie, je veux et ordonne que le quart de tous les biens provenans de mon grand père Prouvost dit Prévost soit mis en dépôt l'espace de trois ans, pour qu'on puisse faire des informations pendant ledit temps ; lequel temps étant écoulé, si on n'a point pu savoir rien de positif à ce sujet, ledit quart sera au profit desdits Prouvost qui sont nommés dans mon dit testament.

Voulant la même chose pour la part due aux autres héritiers tant du coté paternel que du coté maternel dont on ne pourroit pas savoir où ils sont, laquelle, part se partagera égallement après ledit terme de trois ans.

A l'égard des biens provenant de ma grand mère maternelle, je veux qu'ils, compétent et appartiennent aux enfans d'Albert-Élie Molé et de Marguerite-Lucie Taquet, mes parens au 6' degré civil, à partager également entre Lucie-Albertine-Joseph Molé, Marguerite-Angélique Molé et Albert-Élie-Joseph Molé.

Le tout sans préjudice à tous mes autres parens, tant du côté paternel que du côté maternel qui seroient au même degré et qui ne sont pas marqués dans mon dit testament, n'en ayant point de connaissance.A l'égard de mes immeubles et fiels, je veux que ceux qui voudront en profiter au préjudice des autres soient privés de tous mes biens réputés meubles et acquêts, et de tout ce que j'ai de libre disposition, même de trois années des fruits, profits et revenus desdits immeubles, au profit de ceux qui se soumettront à mes volontés. Voulant que tout ce que dessus soit exécuté de point en point, privant les contredisans de ma succession, dont la part accroîtra au profit des acquiesçans, renonçant à toute loy, usage et coutumes contraires spéciallement à celle disposante qu'on ne peut être et légataire et -héritier, qu'en appréhendant l'un on se prive de l'autre, et à celle disposante que donation faite aux enfans en puissance de père appartient au père s'il veut l'appréhender. Et pour que toutes mes volontés cy dessus énoncées soient ponctuellement exécutées, j'ai choisi et nommé pour mon exécuteur testamentaire M. François-Joseph de Poucques, écuyer, seigneur du Puich, du Magistrat de Lille et administrateur de la noble Famille, le priant de vouloir bien s'en charger, l'autorisant à vendre telles parties de biens libres qu'il trouvera convenir pour fournir à l'exécution de mes volontés dernières et de tous les codiciles.

Ainsi fait, voulu et ordonné, fait, écrit et signé à Lille de ma main, le 5 de mai 1783. — DESRUELLES, veuve de CARDON DU ROTOY.

L'exécuteur, testamentaire, François-Joseph de Poucques, étant mort le 3 avril 1785, la testatrice fit choix, le 21 mai, de M. Nicolas-Joseph Pau, prêtre, chapelain et secrétaire du chapitré de Saint-Pierre, avec l'abbé Pierre-FrançoisJoseph Demeuninck, comme adjoint
 

4: Marie Prouvost, née le 27 décembre 1678, Wasquehal, Nord, décédée le 23 juillet 1744, Lille (Sainte Catherine), Nord, inhumée, dans l'église Sainte Catherine de Lille (à l'âge de 65 ans). épouse, en novembre 1705, Pierre Dassonville, greffier de la juridiction consulaire de Lille, fut inhumée au milieu de la grande nef de l'église Sainte Catherine de Lille: 

dassonville-prouvost-armoiries

egl-ste-catherine-lille      eglise-sainte-catherine-lille

Dassonville-Marie-Prouvost.jpg

 dont François Ignace époux de Marie Agnès Le Clercq qui vivèrent à Paris.


10: Jacques I Prouvost (1670-1704)

Pierre tombale de marbre près de l'autel Saint Nicolas de l'église de Wasquehal, épouse à l'église Sainte Madeleine de Lille le 08-04-1698, Antoinette Masurel (1670-1730), sa cousine au troisième degré, « Il  a obtenu dispense  de la Cour de Rome qui a longtemps différé ». fille de Noël Masurel et Antoinette de Courchelle, elle même fille de Pierre de Courchelle et Antoinette Prouvost; censier à Wasquehal: 

Guillaume Prouvost 1580 & Adrienne Wattel 1580

|




|

 

|

Pierre Prouvost 1606-1681 &1648
Péronne Florin 1627-1691

 

Antoinette Prouvost 1600-/1670 &
Pierre de Courcelles ca 1600

|

 

|

Pierre Prouvost 1648-1691 &1669
Marguerite de Lespaul 1648-1720

 

Antoinette de Courcelles 1640 &
Noël Masurel 1649

|

 

|

Jacques Prouvost 1670-1704

 

Antoinette Masurel 1670-1730

leurs enfants furent: Pierre Prouvost, né le 14 janvier 1699, Wasquehal, Nord, baptisé le 14 janvier 1699, Wasquehal, Nord, décédé le 1er mai 1770, Roubaix, Nord, inhumé le 2 mai 1770, église de Roubaix avec épitaphe (à l'âge de 71 ans), maître de manufacture, échevin de la Ville de Roubaix. Marié le 25 septembre 1724, Roubaix (Nord), avec Marie Jeanne Delebecque, née le 28 février 1707, Roubaix (Nord), décédée le 10 février 1778, Roubaix (Nord), inhumée le 12 février 1778, Roubaix (Nord) (à l'âge de 70 ans).   

Jacques Prouvost, né le 15 décembre 1699, Wasquehal (Nord), baptisé le 15 décembre 1699, Wasquehal (Nord), décédé le 24 septembre 1774, Roubaix (Nord), inhumé, dans l'église de Roubaix avec épitaphe (à l'âge de 74 ans), manufacturier. Marié le 10 mai 1734, Roubaix (Nord), avec Marie Agnès Florin, née le 14 mai 1712, Roubaix (Nord), baptisée le 14 juin 1712, décédée le 26 mai 1767, Roubaix (Nord), inhumée le 28 mai 1767 (à l'âge de 55 ans).

    Jean Fortunat Prouvost, né en 1702, Wasquehal, Nord, baptisé le 20 juin 1702, Wasquehal, Nord, censier de La Grande Haye à Roubaix.Marié le 17 juin 1731, Wasquehal, Nord, avec Marie Anne Thérèse van den Berghe, née le 10 mai 1712, Oselghem, Courtrai, Belgique.)Note:CM 22/9/1724 Roubaix maître Ranugen Tab 1979/6 dont :    Marie Françoise Constance Prouvost, née le 15 août 1731, Roubaix, Nord.

    Jacques Prouvost, né le 4 novembre 1732, Roubaix, Nord.
 Pierre Joseph Prouvost, né le 29 juin 1734, Roubaix, Nord.
    François Alexandre Joseph Prouvost, né le 15 juillet 1736, Roubaix, Nord.
    Béatrice Prouvost, née le 27 mai 1738, Roubaix, Nord.
    Louis Joseph Prouvost, né le 12 décembre 1741, Roubaix, Nord, décédé (en bas âge), Roubaix, Nord.
    Marie Prouvost, née le 11 mars 1743, Roubaix, Nord.
    Jean Baptiste Prouvost, né le 7 mai 1745, Roubaix, Nord.
    Marie Marguerite Joseph Prouvost, née le 2 août 1747, Roubaix, Nord.
    Hyacinthe Félicité Henriette Josèphe Prouvost, née le 9 mai 1750, Roubaix, Nord, décédée le 8 avril 1783, Nieppe, Nord (à l'âge de 32 ans).Mariée avec Florent Joseph de Meulenaere, né en 1751, Nieppe, Nord, décédé le 23 juin 1812 (à l'âge de 61 ans).
    Gabriel Prouvost, né le 22 mai 1752, Roubaix, Nord.
  

Jean de Le Becque, né le 31 mars 1659, Roubaix, décédé après 1712, censier de la Cense du Fontenoit, échevin de Roubaix (1699), marguillier de Saint Martin (achat le 26 octobre 1700),marié en 1696, Wattrelos, Nord, avec Marie Barbe de Lespierre, née en 1672 à Wattrelos, + 1742, Roubaix ; les époux s'installèrent à Roubaix le 26 septembre 1724.  Mariage de Marie Jeanne de le Becque 28/02/1707 Roubaix, + 12/02/1778 Roubaix), fille de Jean et Marie Barbe de Lespierre avec Pierre Prouvost, le 25 septembre 1724; leur fille Hyacinthe Félicité Henriette Josèphe Prouvost, née le 9 mai 1750 - Roubaix, décédée le 8 avril   1783 - Nieppe, 32 ans  épousa Florent Joseph de Meulenaere 1751-1812 ;  Le frère d’Hyacinthe-Félicité fut Jean Baptiste Prouvost, né le 7 mai 1745 à Roubaix, probablement celui dont parle : « Le Conseil général de la commune de Lille, département du Nord, en exécution de la Loi du mois d'août 1790 sur l'organisation judiciaire titre sept et autres lois subséquentes, s'est rendu en la salle d'audience du Tribunal de Commerce pour y installer les nouveaux juges et greffier élus par le corps électoral du département du Nord, où étant et y occupant le siège, le citoyen André, Maire de la ville, a adressé un discours à Henri-Louis-François Laurent, élu Président du Tribunal ; Floris Delahoutre; Charles -François-Joseph Lefebvre; Philippe-Joseph Mourcou, et Jean-Baptiste Prouvost, élus juges, ainsi qu’ils en ont fait constater par les procès-verbaux d élection, et Amédée-André-Joseph Lefebvre, greffier, lesquels avaient été introduits dans l'intérieur du Parquet; ensuite, d'après les conclusions du Procureur de la commune, ils ont, devant les membres du Conseil général et en présence de la commune assistante, prêté le serment d'être fidèles à la Nation, de maintenir de tout leur pouvoir, la liberté et l'égalité ou de mourir à leur poste, et de remplir avec exactitude et impartialité les fonctions de leurs offices. — Après ce, les membres du conseil général de la commune étant descendus dans le Parquet, ont installé les juges, et au nom du Peuple, ont prononcé pour lui l'engagement de porter au Tribunal et à ses jugements le respect et l'obéissance que tout citoyen doit à la Loi et à ses organes. Le 11 novembre eut lieu la publication solennelle du décret de la Convention nationale du 12 octobre précédent, déclarant que « les habitants de Lille ont bien mérité de la patrie » durant le siège resté fameux dans nos Annales. Derode mentionne simplement le fait, sans en donner la relation officielle, ni le discours prononcé en la circonstance par le maire André. Nous reproduirons donc l'un et l'autre : Le  11 novembre 1792, l'an Ier de la République, vers onze heures du m atin; en exécution de la proclamation des maire et officiers municipaux de la ville de Lille, en date du dix de ce mois, publiée et affichée le mème jour, portant entre autres articles que le décret de la Convention Nationale du 12 octobre dernier, qui déclare que les habitants de Lille ont bien mérité de la Patrie, sera publié solennellement. Le Conseil général de la commune accompagné, d'après l'invitation qui leur en avait été faite, des  administrateurs du Directoire du District, des Juges des Tribunaux, ainsi que de différents détachements, tant de la garde nationale que des troupes de Ligne; le cortège précédé de deux pièces de canons et d'une musique guerrière, est parti de l'hôtel commun, et s'est rendu sur les décombres du quartier incendié de Saint Sauveur, la place de Saint-Louis et la place d'Armes, ou étaient préparées des estrades décorées convenablement au sujet : un drapeau tricolore portant le décret pour inscription, arborés. »

« A l’époque où les grandes cathédrales commencent à sortir de terre, Wasquehal n’avait même pas une chapelle. Pourtant en 1252, la commune qui ne compte qu’une soixantaine de foyers, commence la construction de sa première église. La présence du cimetière à cet endroit depuis le haut-moyen âge, et la fidélité des Chrétiens aux lieux sacrés, fait penser  que cette première construction fut bâtie sur l’actuelle place du général de Gaulle. En 1482, les troupes de Louis XI lancée à la poursuite de celles de Maximilien d’Autriche, atteignent Wasquehal, brûlent le centre du village et détruisent l’église. 1511 voit s’élever la seconde église sous la seigneurie de Robert de Ranchicourt et de Catherine de Bergues. Les reliques de Saint Maur ayant disparu dans les évènements, Saint-Nicolas qui était déjà trés honoré en devient le Saint Patron. Jugée trop vétuste et trop petite, elle cède la place à l’édifice actuel en 1877. » http://evelaw.over-blog.com/categorie-11458434.html

La facade de style gothique, posséde un tympan de pierres sculptées, et un portail  de chêne. La tour culmine à 40 m de hauteur, tandis que le clocher atteint les 50 m.

Noiret-de-Saint-Antoine-Prouvosteglise-madeleine-lillePollet-Prouvost

De Le Becque- Delebecque
Flandres
Armes : d’azur à un chevron d’or accompagné, en chef, de deux vols d’argent et, en pointe, d’une bécasse d’or.
Alliances : de Mesmay, Piat, de Wavrin, Mathon, de Lespierre, d’Halluin, de Le Rue, Prouvost.

Marie-Jeanne de Le Becque appartient à une lignée dont le tronc se perd dans le XIII ° siècle  et qui fournit jusqu'à 17 échevins à Roubaix, sept religieuses de l'Hôpital Sainte Elisabeth; le curé Jacques Legroux déclare en 1714 : « le bourg de Roubaix est considérable et ancien ; ses manufactures le rendent célèbre plus que bien des grandes villes en France, en Espagne et ailleurs ». Ils eurent :Pierre Joseph Prouvost, né le 13 juillet 1725, décédé le 24 décembre 1797 (72 ans), négociant,  marié  le 27 septembre 1751, Roubaix, avec Marie Catherine Ramery dit de Boulogne, baptisée le 29 juin 1720, Mons, Hainaut, décédée le 24 janvier 1771, Roubaix, (peut-être 50 ans). Marie Béatrix Prouvost, née le 6 février 1728, Roubaix, Nord, décédée le 10 décembre 1808, Roubaix, Nord (80 ans), chanoinesse de Saint Augustin, prieure de l'Hôpital Sainte Elisabeth de Roubaix. Augustine Élisabeth Josèphe Prouvost, née le 14 février (janvier ?) 1731, Roubaix , décédée le 12 avril (mars) 1801, Roubaix  (70 ans), mariée  le 21 septembre 1755, Roubaix, Nord, avec Liévin Joseph Defrenne, sieur du Gaucquier, né le 18 avril (ou 12 avril)  1728, Roubaix , décédé en 1795 (1801 ?), Lille  (67 ans), négociant, fabricant de tapisseries des Flandres en haute lisse, échevin de la Ville de Roubaix,x 23/06/1749 Roubaix avec DUJARDIN Augustine Angélique, xx 21/09/1755 Roubaix NOTE :    Dispense du 4° degré entre Liévin et Augustine Elisabeth PROUVOST.,Ursule Angélique Joseph Prouvost, née le 23 octobre 1733, Roubaix,Marie Marguerite Prouvost, née le 26 novembre 1734, Roubaix, Nord, décédée le 11 mars 1794, Roubaix, (59 ans).   Jeanne Eléonore Amélie Prouvost, née le 7 octobre 1737, Roubaix, Nord, décédée le 3 septembre 1755, Roubaix, (17 ans).   Marie Catherine Joseph Prouvost, née le 9 juin 1740, Roubaix, décédée le 16 novembre 1805, Roubaix, (65 ans).   Philippe Constantin Prouvost, né le 2 août 1743, Roubaix, Nord, décédé après 1785, Mouscron, Hainaut, Belgique, prêtre, Vicaire de Sainte Catherine à Lille en 1778  puis  curé de Mouscron en 1785. Louis Joseph Prouvost, né le 9 mai 1747, Roubaix, décédé le 26 mai 1747, Roubaix, (17 jours).
Leur ainé Pierre Joseph Prouvost épousa donc Marie Ramery dit de Boulogne, De gueules, au chevron d'or, accompagné de trois têtes et cols de biche du même ; Héraldique - Armorial de J.B. RIETSTAP - et ses Compléments:
http://www.euraldic.com/blas_ra1.html
marie-jeanne-de-le-becque-prouvost             de le Becque

Voici la lignée de le Becque :

Jehan Le Fevre dit de Le Becque ca 1272
« n'est pas mentionné dans le TEG N°8 publié par le GGRN ;
les premières générations de cette famille sont à prendre avec précaution dans ce TEG... »Ferdinand Cortyl
|
Pierre Le Fevre dit de Le Becque 1320-1350

(Pierre Pierron Le Fevre dit de Le Becque)
Propriétaire de fiefs à Roubaix
|
Jacquemard Le Fevre dit de Le Becque 1350-1370

Propriétaire de fief à Roubaix
|
Pierre de Le Becque +1402
|
Jehan de Le Becque ca 1395-1439

Propriétaire à Roubaix
&1430
Isabeau Piat 1395-1439
|
Jehan de Le Becque ca 1435-1491
&
Péronne de Lescluse 1435
|
Jehan de Le Becque ca 1475-/1576
&
Nicolas de Le Becque 1510-1554

Nicolas Collart de Le Becque
Propriétaire de fiefs à Roubaix, échevin de Roubaix
&
Marie van Reust 1513-1584/
|
Pierre de Le Becque 1535-/1582

Échevin de Roubaix, homme de fief, marguillier de Saint-Martin
&ca 1550
Jeanne Françoise Fremault +1582/
|
Philippe Delebecque, seigneur de Le Rue 1550-1625
&
Marguerite Delespaul 1555-1642
|
Philippe de Le Becque 1590-1647

Seigneur de Le Rue
Censier du Haut Fontenoit
achète le fief et cense de Le Rue à Roubaix (1593)

&1614
Jeanne des Tombes 1595
|
Philippe de Le Becque 1616-1675

Dit Fontenoit, censier du Haut Fontenoit à Roubaix
&1642
Marie Le Comte 1620
|
Jean de Le Becque 1659-1712

Censier de la Cense du Fontenoit à Roubaix (de 1688 à 1717), cense appartenant à S.A. le prince de LIGNE,
Échevin de Roubaix (1699),
Marguillier de l'Eglise Saint-Martin (achat le 26 octobre 1700)

&1696
Marie Barbe de Lespierre 1672-1742
|
Marie Jeanne de Le Becque 1707-1778
Pierre Prouvost 1699-1770
|

Augustine Élisabeth Joseph Prouvost 1731-1801
&1755 Liévin Joseph Defrenne, sieur du Gaucquier 1728-1795
|
Jean-Baptiste Joseph Defrenne 1756-1810 &1779
Martine Joseph Delebecque 1758-1837
|
Martine Augustine Liévine Defrenne 1782-1852 &1800
Charles Henri Florin 1774-1831
|
Céline Aline Florin 1805-1877 &1832,
petite fille de Pierre Constantin Florin, négociant, 1°maire Roubaix , 1790/1791, Député du Tiers Etat en 1789 Fag3/91° 27/04/1732 Roubaix, + 01/01/1799 Roubaix, x 23/11/1756 Sainghin en Mélantois
Louis Jean Charles Scrépel 1809-1891
(par Victor Mottez, élève d'Ingres),
marguillier de l'Eglise St Martin à Roubaix,
filateur,
Administrateur de l'Hospice de Roubaix 1852-1857,
Marguiller de l'église Notre Dame 1856,
Président du conseil de fabrique de St Martin,
Membre de la Chambre consultative de Roubaix, décédé au 24 Rue St George à Roubaix,
Ils sont aïeux des Charles Prouvost et des Marcel Virnot-Broudehoux
Louis-Jean-Screpel-Florin  Florin-Celine-Aline-grace-a-Patrice-bernard

Quelques figures de la famille de le Becque :

Marie de Le Becque, née à Roubaix, mariée avec Pierre de Lespaul, né en 1460, Roubaix , décédé vers 1525, Roubaix (peut-être 65 ans), lieutenant du Marquisat de Roubaix.
Nicolas de Le Becque
, né le 1er mai 1510, Roubaix, Nord, décédé en 1554, Roubaix, (44 ans), propriétaire de fiefs à Roubaix, échevin de Roubaix,  marié  avec Marie Ottio, marié, Roubaix, Nord, avec Marie van Reust.
Pierre de Le Becque
, né en 1535, Roubaix, décédé avant 1582, Roubaix , échevin de Roubaix, homme de fief, marguillier de Saint-Martin,  marié  vers 1550, Roubaix, Nord, avec Jeanne Françoise Fremault, née Tourcoing, décédée après 1582, Roubaix, Nord.
Philippe Delebecque
, seigneur de Le Rue, né en 1550, Roubaix, décédé le 16 avril   1625, Roubaix, inhumé, église de Roubaix (75 ans), censier du Haut Fontenoit, marié avec Marguerite Delespaul.
Pierre de Le Becque
, seigneur de Le Rue, né en 1582 julien (entre le 11 janvier 1582 et le 10 janvier 1583), Roubaix, Nord, décédé en 1656, Roubaix, Nord (74 ans), échevin de la Ville de Roubaix,  marié  en 1611, Roubaix, avec Gillette  Le Febvre, née vers 1580, Tourcoing,  Nord, décédée avant 1630, Roubaix, Nord, dont
Pierre de Le Becque
, né le 30 mars 1613, Roubaix, décédé en 1693, Roubaix (80 ans), échevin de Roubaix,  marié       le 30 juillet 1635, Roubaix, avec PhIl ippine de Lespaul,
Pierre de Le Becque
, né le 16 décembre 1664, Roubaix, Nord, marchand, échevin de Roubaix, marié, Roubaix, Nord, avec Monique Lezy
Gillette  de Le Becque
, née en 1600, Roubaix , décédée en 1655, Roubaix (55 ans), mariée le 9 mai 1626, Roubaix , avec Jean Castel, né le 12 mai 1604, Roubaix , décédé le 27 décembre 1672, Roubaix (68 ans), censier, échevin de Roubaix (1652-1657).
Nicolas de Le Becque
, né vers 1600, marié en 1628 avec Isabelle de Beaussart,
Marie de Le Becque
, née le 17 mai 1640, Wattrelos, Nord, décédée le 7 juillet 1701, Wattrelos, (61 ans),
 mariée le 26 mai 1664, Wattrelos, avec Adrien du Quesnoy,
Pierre de Le Becque
, né en 1554, Roubaix, décédé entre 1597 et 1622, Roubaix, marchand boulanger, échevin de Roubaix, marguillier de Saint-Martin,  marié en 1577 avec Barbe Flameng
  Marie de Le Becque, née avant 1608, Roubaix, décédée en 1677, Roubaix, inhumée, église de Roubaix.  mariée  le 22 septembre 1628, Roubaix , avec Pierre de Lespaul, né le 29 juillet 1609, Roubaix , baptisé le 29 juillet 1609, Roubaix , décédé en 1678, Roubaix , inhumé, église de Roubaix (69 ans), bailly de Wattrelos, lieutenant du Marquisat de Roubaix (parrain et marraine: Pierre de Lespaul ca 1549-1619/ Marguerite Boëtte),
Barbe de Le Becque
, née le 15 juillet 1609, Roubaix, Nord, décédée après 1680, Roubaix, Nord, religieuse à l'Hôpital Sainte Elisabeth de Roubaix.
Pierre de Le Becque
, né le 27 janvier 1616, Roubaix, décédé en 1674 (58 ans), censier de La Haye, marié en 1634, Roubaix, Nord, avec Marie de Lespaul, née le 19 février 1617, Roubaix , décédée en août 1686 (69 ans), censière de la Cense de La Haye (parrain et marraine: Pierre de Lespaul ca 1549-1619 ;  Magdeleine de Waresquiel),
Marie Catherine de Le Becque
, née le 10 juin 1638, Roubaix, décédée le 1er avril   1704, Roubaix, Nord (65 ans), mariée  le 15 mai 1658, Roubaix, Nord, avec Antoine Le Pers, né le 10 mars 1636, Roubaix, Nord, décédé le 18 octobre 1704, Roubaix, (68 ans), égard de la Manufacture de Roubaix, échevin de Roubaix.
Philippe de Le Becque
, né le 28 septembre 1618, Roubaix, Nord, marié  vers 1626, Roubaix, avec Jeanne des Reveaux, née avant 1606 (fille ul: Augustin de Lespaul, seigneur du Petit-Quesnoy 1633-1707
François de Le Becque
, né vers 1557, décédé en 1625, Roubaix (peut-être 68 ans), homme de fief, marié, Roubaix, Nord, avec Jeanne Françoise Prouvost, fille de Guilbert Prouvost 1540 et Péronne Gossart 1540
Anne de Le Becque
, née le 27 août 1631, Roubaix, Nord, décédée le 7 avril   1704, Roubaix, Nord (72 ans),  mariée le 20 avril 1652, Roubaix, avec Hughes de Cresme,
Marguerite Marie de Le Becque
, née à Bondues, décédée,  mariée  avec Pierre du Courouble, né en 1540, Lompret, décédé en juin 1564 (24 ans), mariée vers 1565 avec Beltremieux de BaIl leul, né en 1535, Wambrechies, Nord, décédé le 7 janvier 1594, Wambrechies, (59 ans), bourgeois de Lille par achat le 17août 1564.
On trouvera (non rattaché ):
Germain-Joseph Delebecque, Maître des Requêtes au Conseil   d'Etat après la révolution de 1830, Député du Pas-de-Calais de 1834 à 1848 puis de 1860 à 1870.

Alphonse Charles Delebecque, général de division, Grand'croix de la Légion d'Honneur (1888), Chevalier de l'Ordre Militaire de Savoie, Officier de l'Ordre de Guadaloupe du Mexique,Officier de l'Ordre de la Couronne de Fer d'Autriche, Grand'croix de l'Ordre du Medjidié, ESM Saint-Cyr, promotion d'Isly.

delebecque
delebecque

Le%20Becque

Fontenoit

 et Jean-Fortunat qui épousa Marie-Anne-Thérèse Vandenberghe dont la fille Hyacinthe Félicité Henriette Josèphe Prouvost, née le 9 mai 1750 - Roubaix, décédée le 8 avril   1783 - Nieppe, 32 ans  épousa Florent Joseph de Meulenaere 1751-1812 ;  Le frère d’Hyacinthe-Félicité fut Jean Baptiste Prouvost, né le 7 mai 1745 à Roubaix, probablement celui dont parle : « Le Conseil général de la commune de Lille, département du Nord, en exécution de la Loi du mois d'août 1790 sur l'organisation judiciaire titre sept et autres lois subséquentes, s'est rendu en la salle d'audience du Tribunal de Commerce pour y installer les nouveaux juges et greffier élus par le corps électoral du département du Nord, où étant et y occupant le siège, le citoyen André, Maire de la ville, a adressé un discours à Henri-Louis-François Laurent, élu Président du Tribunal ; Floris Delahoutre; Charles -François-Joseph Lefebvre; Philippe-Joseph Mourcou, et Jean-Baptiste Prouvost, élus juges, ainsi qu’ils en ont fait constater par les procès-verbaux d élection, et Amédée-André-Joseph Lefebvre, greffier, lesquels avaient été introduits dans l'intérieur du Parquet; ensuite, d'après les conclusions du Procureur de la commune, ils ont, devant les membres du Conseil général et en présence de la commune assistante, prêté le serment d'être fidèles à la Nation, de maintenir de tout leur pouvoir, la liberté et l'égalité ou de mourir à leur poste, et de remplir avec exactitude et impartialité les fonctions de leurs offices. — Après ce, les membres du conseil général de la commune étant descendus dans le Parquet, ont installé les juges, et au nom du Peuple, ont prononcé pour lui l'engagement de porter au Tribunal et à ses jugements le respect et l'obéissance que tout citoyen doit à la Loi et à ses organes. Le 11 novembre eut lieu la publication solennelle du décret de la Convention nationale du 12 octobre précédent, déclarant que « les habitants de Lille ont bien mérité de la patrie » durant le siège resté fameux dans nos Annales. Derode mentionne simplement le fait, sans en donner la relation officielle, ni le discours prononcé en la circonstance par le maire André. Nous reproduirons donc l'un et l'autre : Le  11 novembre 1792, l'an Ier de la République, vers onze heures du m atin; en exécution de la proclamation des maire et officiers municipaux de la ville de Lille, en date du dix de ce mois, publiée et affichée le mème jour, portant entre autres articles que le décret de la Convention Nationale du 12 octobre dernier, qui déclare que les habitants de Lille ont bien mérité de la Patrie, sera publié solennellement. Le Conseil général de la commune accompagné, d'après l'invitation qui leur en avait été faite, des  administrateurs du Directoire du District, des Juges des Tribunaux, ainsi que de différents détachements, tant de la garde nationale que des troupes de Ligne; le cortège précédé de deux pièces de canons et d'une musique guerrière, est parti de l'hôtel commun, et s'est rendu sur les décombres du quartier incendié de Saint Sauveur, la place de Saint-Louis et la place d'Armes, ou étaient préparées des estrades décorées convenablement au sujet : un drapeau tricolore portant le décret pour inscription, arborés. »

« A l’époque où les grandes cathédrales commencent à sortir de terre, Wasquehal n’avait même pas une chapelle. Pourtant en 1252, la commune qui ne compte qu’une soixantaine de foyers, commence la construction de sa première église. La présence du cimetière à cet endroit depuis le haut-moyen âge, et la fidélité des Chrétiens aux lieux sacrés, fait penser  que cette première construction fut bâtie sur l’actuelle place du général de Gaulle. En 1482, les troupes de Louis XI lancée à la poursuite de celles de Maximilien d’Autriche, atteignent Wasquehal, brûlent le centre du village et détruisent l’église. 1511 voit s’élever la seconde église sous la seigneurie de Robert de Ranchicourt et de Catherine de Bergues. Les reliques de Saint Maur ayant disparu dans les évènements, Saint-Nicolas qui était déjà trés honoré en devient le Saint Patron. Jugée trop vétuste et trop petite, elle cède la place à l’édifice actuel en 1877. » http://evelaw.over-blog.com/categorie-11458434.html

La facade de style gothique, posséde un tympan de pierres sculptées, et un portail  de chêne. La tour culmine à 40 m de hauteur, tandis que le clocher atteint les 50 mètres.


Quelques religieux de la famille  Prouvost sous l’Ancien Régime :

Jacobus Masurel-Prouvost, prêtre jésuite au XVII° siècle.
Marie Béatrix Prouvost, née le 6 février 1728, Roubaix, Nord, décédée le 10 décembre 1808, Roubaix, Nord (80 ans), chanoinesse de Saint Augustin, prieure de l'Hôpital Sainte Elisabeth de Roubaix.

La Révérende Mère Béatrix Prouvost
Toute jeune, au mois de janvier 1749, elle é tait rentrée au couvent de saint-Elisabeth de  Roubaix. Elle était prieure de son monastère lorsqu’éclata la Révolution. 
Le
2 novembre 1792, des commissaires envoyés par le district de Lille envahissent la maison et signifient aux religieuses qu’elles ont à se disperser dans les vingt quatre heures. Sœur Beatrix avait alors 65 ans ; elle sortit très calme, sans une plainte. Elle était à peine dans la rue qu’on la fit arrêter et écrouer dans la prison de Lille. 
On l’accusait d’avoir caché une brique d’or et fabriqué je ne sais quelles boites de plomb. La foule souveraine a besoin de colossales idioties ; on la servait à souhait. 
Sœur Béatrix ne se troubla point ; elle comparut devant le comité révolutionnaire et repoussa du pied l’absurde accusation. Elle écrivit une lettre d’ironie sereine qui se terminait par ces mots : forte de mon innocence, je ne crains pas de demander au comité la prompte décision de mon affaire et de ma mise en liberté. » A l’heure où les femmes les plus héroïques ne savaient que bien mourir, sœur Béatrix eut le courage de se défendre. Après une longue captivité, elle sortit de la tourmente saine et sauve mais triste à jamais. On la revit dans la famille, portant le deuil de son couvent détruit et de sa mission interrompue. Elle s’en alla doucement mais elle ne mourut pas toute entière. Son visage resta populaire au foyer des pauvres et au chevet des malades. Sœur Béatrix ressuscitera un jour sous le pinceau d’Amédée Prouvost:
c'est bien sa figure qui rayonne dans le "Poème du travail et du rève": Dans le halo neigeux et frais de son rabat, Son visage très pur que la coiffe angélise Se penche, souriant, comme un lys sous la brise, Vers le moribond blème et las qui se débat
Près de la couche où lentement il agonise, Durant ces nuits sans fin où la fatigue abat, Elle veille, égrenant son rosaire tout bas,Avec une ferveur suppliante d'église Sa robe est vénérée au faubourg populeux Comme un habit de sainte à l'or miraculeux. De ses lèvres les mots ainsi que des prières Viennent au coeur du pauvre apaiser la douleur, Et ses pieuses mains douces comme des fleurs
Se posent sur les fronts pour fermer les paupières

Le nom de Béatrix n'était pour Dante qu'un symbole de divine poésie; il sera plus et mieux pour Amédée Prouvost

Il le recueillera pieusement comme le synonyme des plus pures gloires de sa maison et il le mettra sur le berceau de sa petite fille." Lecigne

« A Roubaix, il n'y eut pas une seule défection parmi les sœurs Augustines chargées de desservir l'Hôpital Sainte Elisabeth fondé en 1488 par Isabeau de Roubaix, veuve de Jacques de Luxembourg. Par un mémoire adressé, le 14 avril 1790, à l'Assemblée Nationale, la municipalité de cette ville, demandait, au nom de l'humanité, la conservation de leur couvent. Grâce sans doute à cette sollicitude de l'administration, les religieuses purent se maintenir, dans la ville, près de trois années encore, traversées néanmoins par toutes sortes de troubles, visites, enquêtes, inventaires. Il y eut même, à certaine époque, des menaces assez graves contre les sœurs, parce qu'elles recevaient des prêtres n'ayant pas prêté le serment. Enfin des commissaires, envoyés par le Directoire du District de Lille, vinrent, le 2 Novembre 1792, signifier aux sœurs l'ordre d'évacuer la maison dans les vingt-quatre heures. Qui peindra, s'écrie l'historien de Roubaix, la douleur des vingt-huit religieuses expulsées sans pitié de leur cloître où, calmes et détachées du siècle, elles goûtaient les ineffables charmes d'une vie d'austérités, de prière et de dévouement ? Violemment arrachées des lieux où reposaient leur bienfaitrice et leurs compagnes qui, plus heureuses, les avaient devancées dans un monde meilleur et éternel ; ravies aux pauvres chartrières que leur angélique charité entourait des plus tendres soins, on les refoulait au sein d'une société que les passions agitaient, où elles devaient trouver à peine un toit pour s'abriter ! Douze de ces religieuses ne quittèrent pas Roubaix et, pour se conformer à l'arrêté du département du Nord, du 11 décembre 1791, déclarèrent à la municipalité que Leur intention était de faire leur résidence en cette ville. La vénérable prieure, dame Béatrix Prouvost, fut arrêtée et incarcérée, mais elle sut se défendre énergiquement et victorieusement contre les ineptes accusations auxquelles elle fut en butte. Après le Concordat, six des pauvres sœurs de Sainte- Elisabeth, vénérables débris de la plus florissante communauté, regagnèrent leur couvent, appelées par l'administration municipale à s'y vouer à l'instruction de la jeunesse; - mais, affaiblies par l'âge, les misères et les privations de l'exil, elles durent bientôt renoncer à ce pénible travail et vécurent tristement de la modeste pension que leur faisait le Gouvernement. Une autre vivait encore à Valenciennes. en 1836, presque aveugle et sans ressources ; le conseil municipal de Roubaix lui accorda un secours annuel de 150 francs. »   Th. Leuridan, Histoire de Roubaix, 1.1, p. 304; t. Il, p. 371 à 277. Source: gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France, département Littérature et art, 2008-205808

Beatrix-Leuridan-1-Prouvost-Rammaert

Philippe Constantin Prouvost, né le 2 août 1743, Roubaix, Nord, décédé après 1785, Mouscron, Hainaut, Belgique, prêtre, vicaire de Sainte Catherine à Lille, curé de Mouscron (filleul: Bon Ami Prouvost 1785-1827). 1787. — Église de Mouscron ; près du portail de droite. Au cimetière de cette église, au devant du crucifix repose le corps de Mlre Philippe-Constantin PROUVOST, natif de Roubaix, fils du sieur Pierre et de dame Marie-Jeanne DELEBECQUE, qui, ayant été curé de cette paroisse de Mouscron l'espace de trois ans et un mois, est décédé le premier novembre 1787, &gé de quarante quatro ans. Priez Dieu pour son àme.
Augustin Prouvost, né le 29 décembre 1742, Roubaix ,baptisé le 30 décembre 1742, Roubaix ,prêtre.
Marguerite du Hamel, décédée après 1710, religieuse au Couvent des Pénitentes à Lille.

Rose Prouvost, religieuse du Saint Sacrement, 
Louis-Camille  Prouvost, supérieur des Rédemptoristes, ordre fondé en 1732 par Saint Alphonse de Liguori (1696-1787). 
Gaspard-Justine Prouvost,  doyen de Valenciennes (Un doyen est également le prêtre coordinateur d'un doyenné, c'est-à-dire d'un ensemble de plusieurs paroisses).

Trouvé dans les documents: Nomination d'un maître de latin. « Nous, Lieutenant Bailly et Eschevins du bourg et marquisat de Roubaix, sur les représentations qui nous ont été faites par la plus saine partie des habitans, qu'il est très intéressant pour la communauté d'avoy- quelqu'un dans le bourg pour y enseigner les premiers principes de la langue latine à la jeunesse et la mettre en état de pouvoir entrer dans les collèges pour y continuer leurs études et ayant égard auxdites représentations, nous avons pour et au nom de la communauté fait la convention qui suit avec le sieur Jean-Joseph Prouvost, grammairien et maître de musique, demeurant à Lille, savoir qu'à commencer du 15 avril, présent mois, ledit sieur Prouvost sera tenu d'enseigner à la jeunesse de Roubaix les premiers principes de la langue latine et de les mettre au moins en état d'entrer en cinquième dans les collèges, et, pour cela, de tenir classe de deux heures deux fois par jour, savoir depuis neuf heures du matin jusqu'à onze et depuis deux heures après-midi jusqu'à quatre, et ce, cinq jours par semaine, dans le cas où il n'y aura point de fête; sans par lui pouvoir exiger des pères, mères ou parents qui y enverront leurs enfants plus de trois livres de France par mois pour chaque écolier. Pour quoi nous nous obligeons de lui faire payer par la communauté la somme de soixante-quinze livres de France par an, payable par quart, de trois mois en trois mois, dont le premier échoira au 15 juillet prochain et ainsi continuer tant que durera la présente convention qui sera révocable à la volonté des parties, en le faisant signifier par celle qui ne voudra plus la tenir à l'autre, six mois avant. Ce que moi, Prouvost, ai accepté et accepte et promets exécuter. Fait et arrêté en notre assemblée extraordinaire tenue ce jour, 3 avril 1769 : et a ledit Prouvost signé avec nous et notre greffier. Jean Delaoutre.— Jean-Baptiste Desrumeaux.— Louis-Joseph De Le Becque. — Constantin Florin. — Jacques-François Chombart.— Denis-Joseph Lezaire.— Antoine-François Bonté. — Jean-Joseph Prouvost. — Blondel, greffier. Archives de Roubaix, G G 223, no 3

Les Prouvost au XVIII° siècle

garemijn

Tableau de Garemijn transcrivant  bien la vie quotidienne des Prouvost au XVIII° siècle.

le curé Jacques Legroux déclare en 1714 : « le bourg de Roubaix est considérable et ancien ; 
ses manufactures le rendent célèbre plus que bien des grandes villes en France, en Espagne et ailleurs
».

Base Roglo: " Pierre Prouvost, né le 14 janvier 1699, Wasquehal, Nord, baptisé le 14 janvier 1699, Wasquehal, Nord, décédé le 1er mai 1770, Roubaix, Nord, inhumé le 2 mai 1770, église de Roubaix avec épitaphe (à l'âge de 71 ans), maître de manufacture, échevin de la Ville de Roubaix.
Marié le 25 septembre 1724, Roubaix (Nord), avec Marie Jeanne Delebecque, née le 28 février 1707, Roubaix (Nord), décédée le 10 février 1778, Roubaix (Nord), inhumée le 12 février 1778, Roubaix (Nord) (à l'âge de 70 ans), dont

  • Pierre Joseph Prouvost, né le 13 juillet 1725, Roubaix (Nord), décédé le 24 décembre 1797, Roubaix (Nord) (à l'âge de 72 ans), maître de manufacture, échevin de Roubaix.
    Marié le 27 septembre 1751, Roubaix (Nord), avec Marie Catherine Ramery, baptisée le 29 juin 1720, Mons, Hainaut, Belgique, décédée le 24 janvier 1771, Roubaix (Nord) (à l'âge de peut-être 50 ans), dont
    • Catherine Françoise Prouvost, née le 6 août 1752, Roubaix (59), décédée le 18 septembre 1801, Comines (59) (à l'âge de 49 ans).
      Mariée le 30 avril 1782 avec François Joseph Durot, né en 1747, décédé en 1815 (à l'âge de 68 ans), bourgeois de Lille.
  • Marie Béatrix Prouvost, née le 6 février 1728, Roubaix (Nord), décédée le 10 décembre 1808, Roubaix (Nord) (à l'âge de 80 ans), chanoinesse de Saint Augustin, prieure de l'Hôpital Sainte Elisabeth de Roubaix.
  • Augustine Élisabeth Joseph Prouvost, née le 14 février 1731, Roubaix (Nord), décédée le 12 avril 1801, Roubaix (Nord) (à l'âge de 70 ans).
    Mariée le 21 septembre 1755, Roubaix (Nord), avec Liévin Joseph Defrenne, sieur du Gaucquier, né le 18 avril 1728, Roubaix (Nord), décédé en 1795, Lille (Nord) (à l'âge de 67 ans), négociant, fabricant de tapisseries des Flandres en haute lisse, échevin de la Ville de Roubaix., dont
    • Jean-Baptiste Joseph Defrenne, né le 9 août 1756, Roubaix (Nord), décédé le 20 avril 1810, Roubaix (Nord) (à l'âge de 53 ans), négociant, égard de la Manufacture de Roubaix.
      Marié le 10 août 1779, Roubaix (Nord), avec Martine Joseph Delebecque, née le 11 novembre 1758, Roubaix (Nord), décédée le 3 janvier 1837, Roubaix (Nord) (à l'âge de 78 ans).
    • Aimée Augustine de Fresnes, née le 3 octobre 1758, Roubaix (Nord), décédée le 22 août 1783, Lille (Nord) (à l'âge de 24 ans).
      Mariée le 9 mai 1780, Roubaix (Nord), avec Pierre Liévin Joseph Vernier, né le 19 août 1749, Sainte-Catherine, Lille (Nord), décédé le 29 mars 1834, Lille (Nord) (à l'âge de 84 ans), négociant à Lille, rentier, bourgeois de Lille.
    • Pierre Joseph Defrenne, baptisé le 27 octobre 1759, Roubaix (Nord), décédé en 1804, Haubourdin (Nord) (à l'âge de peut-être 45 ans), négociant, officier municipal de Roubaix.
      Marié le 23 mai 1784, Templeuve en Pèvèle, Nord, avec Sophie Thérèse Desmons, baptisée le 24 août 1782, Templeuve-en-Pèvèle (Nord), décédée le 29 avril 1843, Lille (Nord) (à l'âge de peut-être 60 ans).
    • Ursule Angélique Jacobine Defrenne, née le 19 juin 1761, Roubaix (Nord), décédée le 25 octobre 1807, Roubaix (Nord) (à l'âge de 46 ans).
      Mariée le 6 février 1781, Roubaix, Nord, avec Floris Delaoutre, né le 21 juillet 1752, Roubaix (Nord), décédé le 2 mai 1819, Roubaix (Nord) (à l'âge de 66 ans), négociant, maire de Roubaix.
    • Ferdinand Augustin Joseph Defrenne, né le 26 décembre 1763, Roubaix (Nord), négociant.
      Marié le 15 février 1795, Roubaix, Nord, avec Marie Henriette Philippine Joseph Florin, née le 24 février 1764, Roubaix (Nord), décédée.
    • Floris Louis Joseph Defrenne, né le 1er mars 1766, Roubaix (Nord), décédé le 5 août 1826, Roubaix (Nord) (à l'âge de 60 ans), négociant, conseiller municipal de Roubaix, membre du Conseil de Fabrique de Saint-Martin.
      Marié le 30 juin 1789, Roubaix, Nord, avec Hyacinthe Josèphe Delebecque, née le 21 août 1769, Roubaix (Nord), décédée le 16 avril 1841, Roubaix (Nord) (à l'âge de 71 ans).
    • Eugène Joseph Marie de Fresnes, né le 16 novembre 1767, Roubaix (Nord), décédé le 26 mars 1768, Roubaix (Nord) (à l'âge de 4 mois).
    • Marie Angélique Defrenne, née en 1769, Roubaix (Nord), décédée le 20 octobre 1819, Douai (Nord), inhumée, cimetière Saint-Roch, Valenciennes (Nord) (à l'âge de 50 ans).
      Mariée le 16 juillet 1795, Roubaix (Nord), avec Guillaume Joseph Alexandre Duquesne, né le 31 octobre 1765, Tourcoing (Nord), décédé le 24 avril 1827, château de Bon-Repos, Beuvrages (Nord), inhumé, cimetière Saint-Roch, Valenciennes (Nord) (à l'âge de 61 ans), négociant, banquier, directeur de la Banque Cailliau, Duquesne & Cie, capitaine de la Garde Nationale.
    • Louis Joseph Defrenne, né le 22 novembre 1770, Roubaix (Nord), décédé le 28 septembre 1842, Roubaix (Nord) (à l'âge de 71 ans), négociant, conseiller municipal de Roubaix, membre du Conseil de Fabrique de Saint-Martin.
      Marié le 21 juin 1801, Roubaix (Nord), avec Victoire Josèphe Gruart, née le 15 septembre 1779, Roubaix (Nord), décédée le 11 juillet 1868, Roubaix (Nord) (à l'âge de 88 ans).
  • Ursule Angélique Joseph Prouvost, née le 23 octobre 1733, Roubaix (Nord).
  • Marie Marguerite Prouvost, née le 26 novembre 1734, Roubaix (Nord), décédée le 11 mars 1794, Roubaix (Nord) (à l'âge de 59 ans).
  • Jeanne Eléonore Amélie Prouvost, née le 7 octobre 1737, Roubaix (Nord), décédée le 3 septembre 1755, Roubaix (Nord) (à l'âge de 17 ans).
  • Marie Catherine Joseph Prouvost, née le 9 juin 1740, Roubaix (Nord), décédée le 16 novembre 1805, Roubaix (Nord) (à l'âge de 65 ans).
  • Philippe Constantin Prouvost, né le 2 août 1743, Roubaix (Nord), décédé après 1785, Mouscron (Hainaut, Belgique), prêtre, vicaire de Sainte-Catherine à Lille, curé de Mouscron.
  • Louis Joseph Prouvost, né le 9 mai 1747, Roubaix (Nord), décédé le 26 mai 1747, Roubaix (Nord) (à l'âge de 17 jours). "


                        L'ainé de
Pierre Prouvost, né le 14 janvier 1699, Wasquehal, Nord, baptisé le 14 janvier 1699, Wasquehal, Nord, décédé le 1er mai 1770, Roubaix, Nord, inhumé le 2 mai 1770, église de Roubaix avec épitaphe (à l'âge de 71 ans), maître de manufacture, échevin de la Ville de Roubaix.
Marié le 25 septembre 1724, Roubaix (Nord), avec Marie Jeanne Delebecque, née le 28 février 1707, Roubaix (Nord), décédée le 10 février 1778, Roubaix (Nord), inhumée le 12 février 1778, Roubaix (Nord) (à l'âge de 70 ans),

fut Pierre Joseph Prouvost, né le 13 juillet 1725, Roubaix (Nord), décédé le 24 décembre 1797, Roubaix (Nord) (à l'âge de 72 ans), maître de manufacture, échevin de Roubaix.
Marié le 27 septembre 1751, Roubaix (Nord), avec Marie Catherine Ramery, baptisée le 29 juin 1720, Mons, Hainaut, Belgique, décédée le 24 janvier 1771, Roubaix (Nord) (à l'âge de peut-être 50 ans), 

Prouvost-Pierre-Constantin

Prouvost-Joseph

dont la fille 
Catherine Françoise
Prouvost 

épousa, le 30 avril 1782, François Joseph du ROT 1747-1815

Du-Rot-Prouvost   Du-Rot-Prouvost

fils d’Arnould-François DUROT, bourgeois de Lille, remarquable exemple de parcours proto-industriel : 
sa vie intense a été racontée par Alexis Cordonnier dans son article : « Une industrie d’art au siècle des lumières : l’indiennerie DUROT (1765-1790) : il créa ou racheta les: 

Manufacture Royale des toiles peintes, indiennes & papiers peints en façon de damas & d'indiennes  dLille 

qu’il créa : lettres patentes le 25 janvier 1770 (toiles frappées des armes fleurdelisées), 

Manufacture Royale de verres,

rachetée en 1775 et nommée sous la raison de son fils ainé « Louis-François Durot et fils », dirigée avec son gendre Auguste de LAGARDE ; cédée en 1777 à son associé Bernard Rousselle.

Verrerie Royale de Lille de la rue Saint Sebastien

Manufacture Royale de Mousselines d’Houplines  

(association avec de Raincour) en 1768, Beau-père de Louis-François LEPERRE-DUROT, fondateur de la  

Manufacture Royale de porcelaines de Monseigneur le Dauphin

crée le 13 janvier 1784 place des Carmes à Lille et fabriquait de la porcelaine dure cuite au charbon de terre. Marque au « dauphin couronné » et « A Lille » 

Après la Révolution, elle fut dirigée par Gaboria. Elle ferma en 1817.

La  Manufacture Royale de porcelaines de Monseigneur le Dauphin fut créée le 13 janvier 1784, place de Carmes, par Louis-François Leperre-Durot. Elle produit uniquement de la porcelaine dure selon une nouvelle méthode de cuisson à la houille et non pas au bois grâce au Sieur Vannier. Ce dernier obtient le 24 mai 1785 un privilège industriel pour autoriser la création dune manufacture à Valenciennes de porcelaine cuite exclusivement au charbon de terre. Un groupe représentant une Descente de Croix daprès Rubens et inscrit « Cuit au charbon de terre ce trente juin 1786 Vannier à Valenciennes»  est conservé dans les collections du Château de Versailles. Comme de nombreuses fabriques à lépoque, la manufacture lilloise cherche un protecteur. Cest ainsi quelle envoie un important vase à M. de Calonne en 1785 (conservé au musée des Beaux-Arts de Lille ; inv. C2521) pour lui demander dintercéder en leur faveur et obtenir la protection du Dauphin. Elle obtient entretemps (1784) lautorisation de prendre le titre de manufacture royale. Calonne (1734-1802) originaire de Douai avait été Intendant de Flandres et dArtois (1778-1783) puis contrôleur général des Finances (1783-1787). Le 31 mai 1785, il appelle Leperre-Durot à Paris pour des démonstrations, et désirant que Lille rivalise avec Tournai, envoie un courrier à son successeur à Lille : « () il serait à propos que cette manufacture de qui je viens de recevoir un très bel échantillon de ses ouvrages en fit un aux armes du Dauphin ()

Vente Rémilleux numéro 274 :le,, à monture en bronze doré , circa 1785-1790

Daprès la forme des vases de Sèvres dits « Bachelier» , oviformes munis danses à enroulement en forme de feuilles dacanthe, la base du corps godronnée en spirale, le piédouche enrichi dun tore de laurier enrubanné reposant sur une base carrée ; à décor or sur les faces de médaillons avec deux L entrelacés surmontés dune couronne royale, les revers de médaillons en grisaille représentant des trophées militaires, encadrés de grands vases antiques polychromes garnis dimportants bouquets de fleurs et reposant sur des consoles rocailles, au-dessus dune large frise or darabesques composée de palmes, guirlande de myrthe, de lauriers et pampres de vigne entrelacées ; les socles en bronze doré de forme carrée, moulurée et à décor amati ; éclats restaurés sur la partie haute des piédouches, quelques usures à la dorure Hauteur totale : 53,5 cm. (21in.) ; Hauteur des vases : 49 cm. (19 in.) 80,000-120,000 $88,000-130,000  £57,000-84,000

PROVENANCE : Vente Thierry de Maigret, Paris, le 2 décembre 2011, lot 89 a pair of late 18th century Lille porcelain two-handled and monogrammed vases, with ormolu mounts.

« Je me chargerai de lui faire agréer () et dobtenir quil approuva que cette manufacture portait son nom () provisoirement». Le Dauphin avait alors un peu plus de trois ans La manufacture va en effet réaliser un important vase pour le Dauphin ; il se trouve aujourdhui dans les collections du Rijksmuseum (inv. BK-1965-104). Il est intéressant de noter que ces deux vases tout comme la paire qui nous intéresse aujourdhui sinspirent de formes créées à Sèvres environ vingt ans auparavant par Etienne Falconet et Jean-Jacques Bachelier (vase « royal»  ou aux « tourterelles» ; vase « à jet deau »; vase « Bachelier à anses relevées» ). Une autre paire dans le même esprit (avec leurs couvercles) a été vendue par Maîtres Ader-Tajan-Picard, Paris, 9 mars 1988, lot 20, et avant chez Christies, Londres, 5 juillet 1974, lot 181. Même si Falconet est certainement précurseur dans la création de modèles de vases de style néoclassique, ce style est largement diffusé par Jean-Jacques Bachelier. Bachelier débute à la manufacture de Vincennes en 1748 où il fournit des modèles pour latelier des peintres ; il devient Directeur artistique en 1751 et finalement prend en charge latelier de sculpture de 1766 à 1773 après le départ de Falconet pour la Russie. De nombreux vases ont été créés à cette époque, qui dailleurs pour certains portent son nom : vases « Bachelier ovale»  ; « Bachelier à cartouche en relief » , «  Bachelier à deux anses élevées» , « Bachelier à serpens» , « Bachelier à couronne» , « Bachelier à anses élevées» , ou encore cassolette « Bachelier»  Pierre Ennés dans son catalogue, «  Un défi au goût»  mentionne que « le court interim de Bachelier correspond selon nous à une période très importante ; une période charnière dans la production de Sèvres» . En revanche le décor commun retenu pour cet ensemble de vases, outre le décor darmoiries, de monogrammes et symboles royaux, présente une déclinaison de décor dit « à la Salembier» . Henri Salembier avait réalisé des Cahiers dOrnements, gravés par Juillet en 1777-78.

Il est considéré comme lun des précurseurs du style Louis XVI. En 1780 est publié son Cahier dArabesques qui sera une source iconographique majeure des arts décoratifs de cette époque. La manufacture perd le Sieur Vannier et la qualité de la production qui nest plus aussi bonne, contraint Leperre à revenir à lusage du bois pour finalement la vendre en 1790 à M. Gaboria. Elle change de nombreuses fois de mains et ferme définitivement en 1817.

La paire présentée aujourdhui est une des très belles illustrations du début de la production de cette manufacture. Probablement produite en vue dun cadeau pour le roi, ce qui expliquerait les monogrammes aux deux L entrelacés et surmontés de la couronne royale ; il nest néanmoins pas possible de laffirmer faute de documents tangibles. Nous tenons à remercier MM. Bernard Dragesco et Didier Cramoisan pour nous avoir confirmé lattribution à cette manufacture et indiqué le vase conservé dans les collections du Rijksmuseum dAmsterdam. Dessin préparatoire et plâtre conservés à Sèvres-Cité de la céramique  (avec laimable autorisation des archives).

    Assiette porcelaine dure de Lille au Dauphin Couronnee collection Prouvost  Logo-moderne-Manufactures-Royales-Dauphin-Lille-Leperre-Durot-Prouvost   Durot-porcelaine-dure-Lille-

MDD-Maigret

Manufactures-royales-Dauphin

Collection Thierry Prouvost

              Marque au Dauphin Couronne porcelaine dure de Lille

Il installa sa  manufacture-château au château de Beaupré, à Haubourdin, propriété du comte de Roncq

           Chateau de Beaupré Durot

Pattou-porte-de-Gand-LillePattou-hotel-Virnot

Son beau frère Leperre installa sa manufacture de porcelaine sur la place de la porte Gand; à droite la rue de Gand. Deux tableaux par le grand Jean Pattou.

Jacques Prouvost 1670-1704
&
1698 Antoinette Masurel 1670-1730

|

|

|

Jacques Prouvost 1699-1774

Marie Agnès Florin 1712-1767

Pierre Prouvost 1699-1770
&
1724 Marie Jeanne Delebecque 1707-1778

|

Pierre Joseph Prouvost 1725-1797
&
1751 Marie Catherine Ramery dit de Boulogne 1720-1771

|

Catherine Françoise Prouvost 1752-1801

 François-Joseph est le frère d’Hubertine-Clotilde épouse d’Auguste Joseph de LAGARDE de BOUTIGNY , seigneur de Bielville & autres lieux trésorier de France au Bureau de Lille ,  chevalier , seigneur de Boutigny, substitut au Bureau des Finances de Lille 1717-1749

Lagarde-Boutigny

De Lagarde de Boutigny  De Lagarde de Boutigny

De Lagarde de Boutigny  De Lagarde de Boutigny 

de Dorothée-Julie Durot épouse de François-Joseph LEPERRE, fondateur de la Manufacture Royale de porcelaines de Monseigneur le Dauphin,neveu d’Antoine, dirige la chambre de Commerce de Lille , de Marie-Catherine et Amélie-Félicité  qui épousèrent deux frères : Pierre-François et Jean-Baptiste Beghein d’Aignerue.
de Pierre-Marie-Régis qui épousa la fille d’un des plus gros fabricant de toiles peintes des Pays-Bas catholiques : la gantoise Anne-Barbe CLEMMEN, 
de Louis-François qui épousa Marguerite BAYARD, riche propriétaire aux Antilles. 
de Nathalie-Françoise, dominicaine au couvent de Lille; 
de Patrice-Joseph, religieux à l’abbaye de Marchiennes.

Abbaye de Marchiennes

Abbaye de Marchiennes

La cousine germaine de Charles Frédéric Lauwick 1782-1851 époux de Catherine -Françoise Durot-Prouvost 1784-1855,

Henriette Lauwick 1790-1862 épousa Pierre Catteau,

 

"Pierre, Antoine, Louis Catteau est né le 16 mai 1820 à Comines. Il est le fils de Pierre Catteau et d’Henriette Lawick. Il est issu d’une famille de fabricants de rubans. Son aïeul, Charles Catteau avait créé son entreprise de ruban en fil de lin au milieu du 18ème siècle.

 En 1788, il y employait 44 ouvriers. Pierre Catteau termina à Boulogne-sur-Mer des études qu’il avait commencées au Collège des Jésuites de Brugelette. Il arriva en 1844 à Roubaix et créa son entreprise rue de la Fosse-aux-Chênes. Il s’orienta vers des tissus chaîne-soie qui remportèrent un vif succès. Doué d’un goût très sûr, ses produits étaient de véritables merveilles de dessins et de coloris. ela expliqua le constant essor de sa fabrique.

En 1869, le registre des patentes nous apprend qu’il est taxé au maximum pour son tissage du 30, de la rue de la Fosse aux Chênes. Il y était associé à ses frères : Charles et Louis qui résidaient à Comines et Adolphe qui demeurait à Roubaix. Pierre Catteau, quant à lui, habitait au 41, rue du Grand Chemin.

En 1885, pour cause d’extension, son tissage se situait au 121, rue du Grand Chemin, une filature de 8.800 broches lui était adjointe. Cette filature lui appartenait en propre. En ce qui concerne le tissage, il restait associé à ses frères. En plus, il était associé à Monsieur Edouard BODIN, demeurant au 30, rue Nain, au sein d’un tissage de plus de 200 métiers situé au 52, rue Saint Maurice.

Quant à son frère Adolphe, toujours en 1885, il était à la tête d’une retorderie de 3.550 broches et d’un tissage boulevard d’Armentières ainsi que d’un second tissage comprenant 73 métiers à bras pour tissus d’ameublement au 15, rue de la Chapelle Carrette.

 Plusieurs distinctions…

Les mérites de Pierre Catteau lui valurent de recevoir de nombreuses distinctions. En 1862, il reçut une mention honorable à l’exposition de Londres. En 1867, à Paris, il obtint une médaille d’argent. En 1873, le jury de l’exposition universelle de Vienne lui décerna une médaille de progrès, sa plus haute distinction. L’année suivante, un décret du 27 juillet le nommait Chevalier de l’Ordre de la Légion d’Honneur pour « services rendus à l’industrie ». Enfin, en 1878, il obtint à Paris la médaille d’or.

 L’hôtel particulier de Pierre CATTEAU

Pierre Catteau se fit construire au 45, rue du Grand Chemin son hôtel particulier. Nous savons qu’il habitait dans cette rue depuis au moins 1869.

Les archives municipales possèdent le plan, daté du 15 avril 1876, d’un terrain d’une surface d’un hectare vingt neuf ares qui s’étendait entre la rue des Fleurs et la rue du Grand Chemin.

C’est sur ce terrain acheté peut-être à ce moment là qu’il décida de faire construire son hôtel particulier agrémenté d’un grand parc."  http://www.histoirederoubaix.com

https://thumb.ccsd.cnrs.fr/5228251/largeLe palais de Justicehttp://onnestpasbienla.fr/wp-content/uploads/2014/09/le-square-pierre-catteau-a-roubaix.jpg


CatteauCatteau

Alexandre Lauwick  peintre, petit-fils de Catherine-Françoise Prouvost

Femme juive d’Alger 1861 par Alexandre Lauwick     

Lauwick-AlexandreLauwick,%2021-george-5-Paris

« Alexandre Abel Félix Lauwick, parfois orthographié Lauwich, né le 24 mars 1823 à Lille et mort le 6 février 1886 au 21, avenue George V à Paris 8°, est un peintre orientaliste français. Issu d'une grande famille de la bourgeoisie lilloise, Alexandre Lauwick est le fils de Charles Frédéric Joseph Lauwick, propriétaire, et Catherine Françoise Joseph Durot, et le petit-fils de Catherine-Françoise Prouvost. En 1864, il épouse à Paris Louise-Thérèse Riesener, nièce d’Eugène Delacroix. Après des études aux beaux-arts de Lille, Alexandre Lauwick est élève de Charles Gleyre aux beaux-arts de Paris. Il peint ensuite sur le motif à Barbizon, puis voyage en Italie et en Afrique du Nord. Il reste alors plusieurs années en Algérie où il fait partie de la Société des Beaux-Arts d'Alger. Il a exposé au Salon de Paris de 1850 à 1869 des toiles exclusivement orientalistes. Œuvres :Femme juive de la province d’Alger (1861), Palais des beaux-arts de Lille

« Oeuvres exposées au salon annuel organisé par le Ministère de la Maison de l'Empereur et des beaux-arts (Surintendance des beaux-arts), en 1865, au Palais des Champs-Elysées à Paris. Tirage photographique sur papier albuminé représentant : - "Retour de l'enfant prodigue", tableau par François Germain Léopold Tabar, No 2030, appartient à l'auteur; 
- "Léda", tableau par Gaston Casimir Saint-Pierre, No 1914, appartient à l'auteur; - "Jésus, source de vie", d'après le chapitre VII, verset 37 de l'Evangile selon St-Jean, tableau par Charles Henri Michel, No 1511; - "Une rue au Caire", tableau par Alexandre Lauwick, No 1258; - "La Vierge et l'Enfant Jésus", d'après l'Evangile de la Saint-Enfance, tableau par Albert Lambron, No 1209.

Boutet-de-MonvelAlexandre Lauwick

Salons de Paris : « Peintres orientaliste »:

Bernard Boutet de Monvel : « le premier tableau algérien que Maurice Boutet de Monvel se décide à présenter au Salon en 1880, Sur les hauts plateaux - un tableau qui avait été peint devant le motif en 1876 »

Alexandre Lauwick : salons de Paris de 1850 à 1869 des toiles exclusivement orientalistes ; il  reste plusieurs années en Algérie où il fait partie de la Société des Beaux-Arts d'Alger.


Alexandre Lauwick épousa en 1864
Thérèse Riesener 1840-1932,

dont Gabrielle 1865-1945  Laure 1868-1894; Thérèse est la fille de Léon Riesener,  élève de son père Henri-François Riesener et d’ Antoine-Jean GrosPetite fille de Henri-François Riesener (1767-1828),fils du grand ébéniste, élève de Vincent, puis de Jacques-Louis Davidépoux en 1807 Félicité Longrois, dame d'annonce de l'impératrice Joséphine. Arrière-petite fille de Jean-Henri Riesener (1734-1806), élève de Jean-François Oeben. Il épouse la veuve de ce dernier, Françoise-Marguerite Vandercruse. Reçu maître en 1768Françoise-Marguerite Vandercruse  est la fille de François Vandercruse dit La Croix, 1728-1799, ébéniste, flamand d'origine, surnom emprunté également par son fils, Roger, ébéniste à la Cour, lui aussi, qui signa ses œuvres R.V.L.C. pour Roger Vandercruse La Croix, célèbre ébéniste  estampillant RVLC ;  Thérèse Riesener est la nièce du peintre Eugène Delacroix,, cousin germain de son père, Léon Riesener.

riesener-madame-leon-nee-laure-peytouraud-riesener-leon   Leon-Riesener  Henri Francois Riesener  Félicité Longrois   Bureau Roi Riesener Versailles Riesener RVLC commode   Eugene delacroix

                                     Madame Léon Riesener, Léon Riesener par son cousin Eugène Delacroix, Henri-François Riesener, Félicité Longrois,  le Bureau du Roi (JH Riesener et Oeben) et portrait de Jean-Henri Riesener par son fils Henri-François et , commode RVLC , Eugène Delacroix

_______________________________________________________________________
  • Hervé Lauwick descend aussi de Catherine Françoise Prouvost
  • Catherine Françoise Prouvost 1752-1801 &1782
  • Logo-moderne-Manufactures-Royales-Dauphin-Lille-Leperre-Durot-Prouvost   
    François Joseph Durot 1747-1815
    |
    Catherine Françoise Josèphe Durot 1784-1855 &1802
    Charles Frédéric Joseph Lauwick 1782-1851
    |
    Hector Achille Charles Lauwick 1824 &1854
    Marie Cécile Louise Philippe
    |
    Philippe Lauwick 1859-1940 &
    Marie-Anne Chagot
    |

Hervé Lauwick

Herve-Lauwick

Hervé Lauwick, né en 1891 et mort en 1975, est un écrivain français de livres d'humour.

Ami de Tristan Bernard, Maurice Donnay et de Sacha Guitry « au cours des années éblouissantes où se multipliaient sans effort ses pièces triomphales » (prière d'insérer de S.G. et les femmes, 1965).

Lauwick signa un bulletin quotidien au Figaro, fut producteur à l'O.R.T.F. et critique à Jour de France.

Bons mots

  • Un ami, c’est quelqu’un qui vous connaît bien et qui vous aime quand même.
  • Marie-Claire-Herve-Lauwick
  • Cover Worth
    Texts Marcelle Auclair,
    Hervé Lauwick, Pierre Bost, Anthérieu
    Adverts Crème Simon (Henri Sjoberg), Innoxa (Lupa)
  • Lauwick-Herve-Sacha-Guitry
  • Bibliographie :
  • Sachez vous servir d'une automobile, J. de Gigord
  • Le singe vert, Flammarion, 1923
  • Le monsieur qui suit une femme, Éditions Albin Michel, 1926
  • L'amour et la modiste, La renaissance du livre, 1926
  • L'auto et son cœur, Nouvelle société d'édition, 1929
  • Les Basques chez les Parisiens, Pays Basque, 1929
  • Ma femme et les autres, Albin Michel, 1930
  • L'avion de 1931 est-il sûr ?, 1930
  • Les Allemands chez Léon Blum, La nouvelle société d'édition, Paris, 1932, 277 p.
  • La France travaille. Le visage de la France, 2 tomes (L'automobile, l'avion - La route, les chemins de l'air), Valery, 1932
  • La maison à roulettes, Louis Querelle, 1932
  • Les trois gosses, Delagrave, 1933
  • La jeunesse en plein air, J. de Gigord, 1937
  • Conquérants du ciel, J. de Gigord, Paris, 1939
  • Dix-neuf dangers, Coueslant et Cie, 1941
  • Si les femmes pouvaient tout dire, Flammarion, 1949
  • Une femme est toujours seule, Amiot-Dumont, 1952
  • L'art d'attraper les hommes, Les presses de Paris, 1953
  • Notre auto et nous, Amiot-Dumont, 1953
  • Le livre de l'aviateur. Pilotage et navigation aérienne expliqués pour tous, Charles-Lavauzelle et Cie, 1953
  • La femme est au vainqueur, Calmann-Lévy, 1955, 275 p.
  • Conquérantes du ciel : La vie vaillante et secrète des plus grandes aviatrices, Presses de la Cité, 1958, 313 p. (Grand prix littéraire de l'Aéronautique)
  • Le merveilleux humour de Lucien et Sacha Guitry, Fayard, 1959
  • Grand-papa était enragé. L'incroyable roman de l'automobile, Fayard, 1960 (sur ce sujet, voir Histoire de l'automobile)
  • Les femmes vues de près. Elles en valent la peine !, Fayard, 1961
  • Roulez sans péril !, Fayard, 1962
  • D'Alphonse Allais à Sacha Guitry, Plon, 1963 (Prix Scarron)
  • Jupons et hauts-de-forme - la La vie secrète de la Belle Epoque, Plon, 1964
  • Clara est une perle, Plon, 1965
  • Sacha Guitry et les femmes - Un homme étonnant... des femmes charmantes, Plon, 1965, 232 p.
  • Les Français sont drôles et ce livre l'est follement, Plon, 1966, 275 p.
  • Tes père et mère éduqueras ! Tu verras... ils ne sont pas bêtes, Plon, 1966
  • Parlez-moi d'humour, Plon, 1967
  • Zut Zut Zut! Oui, c'est un livre très gai, Plon, 1968
  • Les grands amuseurs avec : Charlie Chaplin, Pauline Carton, Poiret et Serrault, Raymond Devos, 1969
  • Dingues, Dingues, Dingues !, Plon, 1969
  • Paris, Paris, Paris !!! Un jour et une nuit dans les coulisses de la capitale, Plon, 1970
  • Conseils aux bigames : cela peut toujours servir ! ..., Plon, 1970
  • Visite aux zahuris, attention ils sont partout, Plon, 1971
  • Le bonheur sur mesure, Plon, 1972
  • Souriants souvenirs, Plon, 1975

Article connexe

  • Gazette du Bon Ton

chevalier de la Légion d'honneur, médaille miltaire, military medal of bravery

Il avait aussi des liens avec un Boutet de Monvel

Gazette du Bon Ton, n°1, janvier 1914

Boutet-de-Monvel-Lauwick-gazette-du-bon-ton

La Gazette du Bon Ton, soutitrée Art - Modes & Frivolités est une revue de mode fondée en 1912 par Lucien Vogel. Elle est inspirée du mythique Journal des Dames et des Modes du XVIIIe siècle. Elle paraît de 1912 à 1925, avec une interruption pendant la guerre, soit soixante-neuf numéros tirés chacun à deux mille exemplaires.

Ont contribué : André-Édouard Marty, Pierre Brissaud, Georges Lepape, Dammicourt, George Barbier, Bernard Boutet de Monvel, Charles Martin... pour les illustrations ; Roger Boutet de Monvel, Jean Cocteau, Henri de Régnier, Pierre Mac Orlan, Raymond Radiguet, Jean-Louis Vaudoyer, Gérard Bauër, Marcel Duminy, Louis Léon Martin, Nicolas Bonnechose, Georges Armand Masson, Hervé Lauwick... pour les textes.

Les planches volantes qui accompagnent la Gazette, réalisées selon la technique du pochoir métallique, montrent les créations des couturiers les plus renommés de l'époque : Jeanne Lanvin, Georges Doeuillet, Jeanne Paquin, Paul Poiret, Jean-Philippe Worth, Madeleine Chéruit, Redfern, Madeleine Vionnet, Callot Soeurs, Jacques Doucet... Ils participent tous au contenu de la Gazette en fournissant chacun un modèle exclusif par numéro.

Boutet-de-Monvel

Quelques figures parmi les descendants de Catherine Françoise Prouvost

née le 6 août 1752, Roubaix (59), décédée le 18 septembre 1801, Comines (59) (à l'âge de 49 ans). Mariée le 30 avril 1782 avec François Joseph Durot, né en 1747, décédé en 1815 (à l'âge de 68 ans), bourgeois de Lille,

 Sur 4 générations :

Fille :

Catherine Françoise Josèphe Durot, née en 1784, Lille (Nord), décédée le 27 mars 1855, Lille (Nord) (à l'âge de 71 ans). Mariée le 1er thermidor an X (20 juillet 1802), Comines (59), avec Charles Frédéric Joseph Lauwick, né le 28 octobre 1782, Comines (Nord), décédé le 23 juillet 1851, Lille (Nord) (à l'âge de 68 ans),

Petits enfants :

Bernard Joseph Lauwick, né le 23 novembre 1806, décédé en 1859 (à l'âge de 53 ans).
Marié en 1838 avec Clémence van Rullen, née en 1817, Gand (Flandre-Orientale, Belgique), décédée en 1886, Heusden (à l'âge de 69 ans),

Alexandre Lauwick, né le 24 mars 1823, Lille (59), décédé le 6 février 1886, Paris 8e (à l'âge de 62 ans), artiste peintre. Marié le 8 février 1864, Paris, avec Thérèse Riesener, née le 22 octobre 1840, Paris 2e, décédée en 1932 (à l'âge de 92 ans),

Françoise Lauwick, 1826, Mariée le 3 mai 1848 Paul de Roucy, 1817, 1900

Arrière petits enfants :

Fernand Lauwick, né le 13 septembre 1847, Lille (59), décédé en 1930 (à l'âge de 83 ans), propriétaire à Lannoy. Marié le 28 février 1881, Lannoy, Nord, avec Elise Parent, décédée, dont

Marthe Lauwick, née le 4 juillet 1854, Seclin (Nord), décédée le 5 juillet 1890, Paris (à l'âge de 36 ans).
Mariée le 19 avril 1875, Seclin (Nord), avec Paul Duphénieux, né le 28 avril 1837, Cajarc, 46, décédé le 13 mai 1913, Cajarc, 46 (à l'âge de 76 ans), lieutenant-colonel commandant le 1er régiment des mobilisés du Lot (1870-1871),

Berthe Lauwick, née le 9 juillet 1856, Seclin (Nord), décédée le 9 juillet 1935, Zwevegem, Flandre-Occidentale (Belgique) (à l'âge de 79 ans). Mariée le 15 avril 1882, Seclin (Nord), avec Raymond Van de Venne, né le 23 novembre 1843, Zwevegem, Flandre-Occidentale (Belgique), décédé le 4 mars 1926, Zwevegem (Flandre-Occidentale (Belgique) (à l'âge de 82 ans), notaire, député, sénateur belge,

Clémentine Lauwick, née le 1er novembre 1828, Gand, décédée le 3 février 1900, Gand (à l'âge de 71 ans).
Mariée le 21 juin 1860, Gand, avec Léon Le Grand, né le 1er novembre 1828, Gand, décédé le 29 septembre 1910, Heusden (à l'âge de 81 ans), consul de France,

Oswald Lauwick, né le 12 janvier 1844, Gand (Flandre-Orientale, Belgique), décédé le 22 mars 1907, Gand (Flandre-Orientale, Belgique) (à l'âge de 63 ans), lieutenant-général de l'Armée Belge, major d'état-major. Marié le 9 juillet 1876, Saint-Josse-ten-Noode, avec Marie Corbisier de Méaultsart, née le 23 juin 1854, Bruxelles (Belgique), décédée,

Ida Lauwick, née en 1836, décédée en 1878 (à l'âge de 42 ans).
Mariée avec Octave de Meulenaere, né en 1840, décédé en 1905 (à l'âge de 65 ans),

Gabrielle Lauwick, née en 1865, décédée en 1945 (à l'âge de 80 ans).
Mariée avec Georges Itasse,

Marguerite Lauwick, née en 1856, décédée en 1930 (à l'âge de 74 ans).
Mariée en 1888 avec Raoul Chagrin de Saint-Hilaire, né en 1854.

Philippe Lauwick, né en 1859, décédé en 1940 (à l'âge de 81 ans), capitaine de vaisseau, chevalier de la Légion d'honneur. Marié avec Marie-Anne Chagot,

Raoul de Roucy. Marié en 1887 avec Angèle Vassard de Berchère.

Louis de Roucy, 1853, 1933 Marthe Bussière de Nercy de Vestu,

Arrière-arrière petits enfants

Albert Duphénieux, né le 10 février 1876, La Roche-sur-Yon, décédé (filleule: Jehanne du Breil de Pontbriand 1923-1984). Marié en 1899 avec Gabrielle Bara, née en 1878, décédée en 1959 (à l'âge de 81 ans).

Marthe Van de Venne, née le 24 mai 1887, Zwevegem (Flandre-Occidentale (Belgique), décédée le 21 octobre 1942, Saint-Laurent-des-Mortiers (Mayenne) (à l'âge de 55 ans).
Mariée le 19 novembre 1912, Zwevegem, Flandre-Occidentale (Belgique), avec Louis du Breil de Pontbriand, né le 30 janvier 1885, Saint-Buc, Le Minihic-sur-Rance (Ille-et-Vilaine), décédé le 2 octobre 1931, Saint-Laurent-des Mortiers (Mayenne) (à l'âge de 46 ans).

Germaine Le Grand, née le 19 juin 1865, Gentbrugge, décédée le 28 juillet 1925, Melle (à l'âge de 60 ans).
Mariée le 17 mai 1887, Gand, avec Léon de Séjournet de Rameignies, né le 21 juin 1857, Rameignies, décédé le 12 novembre 1936, Merelbeke (à l'âge de 79 ans).

René Le Grand, né le 2 octobre 1866, Gentbrugge, décédé le 20 mars 1921, Gand (à l'âge de 54 ans), avocat.
Marié le 11 janvier 1921, Gand, avec Cécile de Behault, née le 29 octobre 1881, Gand, décédée le 17 décembre 1981, Gand (à l'âge de 100 ans) (sans postérité).

Adrien Groverman, né le 10 août 1859, Gand, Belgique, décédé le 26 septembre 1919, Gand, Belgique (à l'âge de 60 ans).
Marié le 17 juillet 1886, Gand, Belgique, avec Marie Maertens de Noordhout, née le 14 septembre 1867, Gand, Belgique, décédée le 8 mai 1947, Evergem, Belgique (à l'âge de 79 ans).

Robert Groverman, né le 2 décembre 1860, Gand, Belgique, décédé le 13 mai 1951, Bruges, Belgique (à l'âge de 90 ans).
Marié le 14 novembre 1882, Gentbrugge, Belgique, avec Marie de la Kethulle de Ryhove, née le 4 juillet 1860, Gand, Belgique, décédée le 1er juillet 1914, Gentbrugge, Belgique (à l'âge de 53 ans).

Eva Groverman, née le 13 octobre 1868, Gand, Belgique, décédée le 6 janvier 1926, Pietra-Ligure, Italie (à l'âge de 57 ans). Mariée le 1er août 1891, Gand, Belgique, avec Ferdinand de Maleingreau d'Hembise, né le 27 juin 1855, Sainte-Croix, Bruges, Belgique, décédé le 3 octobre 1923, Sainte-Croix, Bruges, Belgique (à l'âge de 68 ans) (5 enfants).

Prisca Groverman, née le 2 avril 1874, Gand, décédée le 17 octobre 1939, Ixelles (à l'âge de 65 ans). Mariée le 24 mai 1900, Gentbrugge, avec Albert de le Court, né le 7 mai 1873, Schaerbeek, décédé le 30 mai 1922, Ixelles (à l'âge de 49 ans), directeur au ministère de la justice.

Armand de Meulenaere, né le 14 juillet 1862, décédé le 9 octobre 1904 (à l'âge de 42 ans). Marié avec Elisabeth de Moerman d'Harlebeke, née le 22 août 1867, décédée le 15 février 1950 (à l'âge de 82 ans).

Clara de Meulenaere, née le 25 novembre 1863, Gand (Flandre-Orientale, Belgique), décédée le 1er février 1919, Gand (Flandre-Orientale, Belgique) (à l'âge de 55 ans). Mariée le 10 septembre 1889, Gentbrugge, avec Léon, baron de Pelichy, né le 13 février 1863, Gand, Flandre-Orientale (Belgique), décédé le 1er mars 1936, Gentbrugge, Flandre-Orientale (à l'âge de 73 ans).

Marie-Cécile Itasse, née en 1897, décédée en 1932 (à l'âge de 35 ans). Mariée le 1er août 1922 avec Jacques Famin, né le 10 décembre 1897, Hanoï (Tonkin), décédé le 26 mai 1932, La Rochelle (17) (à l'âge de 34 ans), lieutenant d'infanterie.

Germaine Bigle, née en 1893, décédée en 1975 (à l'âge de 82 ans). Mariée le 15 février 1912, Saint-Pierre du Gros-Caillou, Paris, avec Jean Le Lieur, comte de Ville sur Arce, né en 1886, décédé en 1924 (à l'âge de 38 ans).

Hervé Lauwick, né le 12 septembre 1891, Ker-Hor (Finistère), décédé en 1975 (à l'âge de 84 ans), homme de lettres, écrivain, auteur dramatique. Marié le 6 avril 1961 avec Françoise Robert de Larzillé.

Ghyslaine Lauwick. Mariée avec Harold Fairweather, capitaine au 19ème Régiment de Lanciers du Bengale.

Carmen de Roucy, née le 19 novembre 1884, Bagnières-de-Bigorre (Hautes-Pyrénées), décédée le 7 juin 1948, Paris 16e (à l'âge de 63 ans). Mariée en 1905 avec Marcel Le Caron de Chocqueuse, né le 9 décembre 1878, Paris, décédé en 1942 (à l'âge de 64 ans), lieutenant au 54e RI (en 1903).

 ________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________

Plans-Lille-18eme  

Lille au XVIII° siècle      

                                                                        leurs filles furent: Béatrix Prouvost, née le 6 février 1728, fut  chanoinesse de Saint Augustin,
prieure de l'hôpital Saint Elisabeth  de Roubaix  qu'avait fondé en 1500 Isabeau de Roubaix, en 1764 et s'illustra lors de la Révolution.: Toute jeune, au mois de janvier 1749, elle était rentrée au couvent de saint-Elisabeth de  Roubaix.  Elle était prieure de son monastère lorsqu’éclata la Révolution. Le 2 novembre 1792, des commissaires envoyés par le district de Lille envahissent la maison et signifient aux religieuses qu’elles ont à se disperser dans les vingt quatre heures. Sœur Beatrix avait alors 65 ans ; A l’heure où les femmes les plus  héroïques ne savaient que bien mourir, sœur Béatrix eut le courage de se défendre. Après une longue captivité, elle sortit de la tourmente
saine et sauve mais triste à jamais. On la revit dans la famille, portant le deuil de son couvent détruit et de sa mission interrompue. Elle s’en alla doucement mais elle ne mourut pas toute entière. Son visage resta populaire au foyer des pauvres  et au chevet des malades. Sœur Béatrix ressuscitera un jour sous le pinceau d’Amédée Prouvost. "    Lecigne

Alix Le Clerc, née le 2 février 1576 à Remiremont et morte le 9 janvier 1622 à Nancy, religieuse lorraine, Mère Thérèse de Jésus. Éducatrice, créatrice d'écoles, fondatrice de l''ordre religieux d'enseignantes, 
les chanoinesses de Saint-Augustin de la Congrégation Notre-Dame. Elle est béatifiée en 1947 par Pie XII.

St-Augustin

St-AugustinSt-Augustin

"A Roubaix, il n'y eut pas une seule défection parmi les soeurs Augustines chargées de desservir l'Hôpital Sainte-Elisabeth fondé en 1488 par Isabeau de Roubaix, veuve de Jacques de Luxembourg. Par un mémoire adressé, le 14 avril 1790, à l'Assemblée Nationale, la municipalité de cette ville, demandait, au nom de l'humanité, la conservation de leur couvent. Grâce sans doute à cette sollicitude de l'administration, les religieuses purent se maintenir, dans la ville, près de trois années encore, traversées néanmoins par toutes sortes de troubles, visites, enquêtes, inventaires. Il y eut même, à certaine' époque, des menaces assez graves contre les soeurs, parce qu'elles recevaient des prêtres n'ayant pas prêté le serment. Enfin des commissaires, envoyés par le Directoire du District de Lille, vinrent, le 2 novembre 1792, signifier aux soeurs l'ordre d'évacuer la maison dans les vingt-quatre heures. Qui peindra, s'écrie l'historien de Roubaix, la douleur des vingt-huit religieuses expulsées sans pitié de leur cloître où, calmes et détachées du siècle, elles goûtaient les ineffables charmes d'une vie d'austérités, de prière et de dévouement ? Violemment arrachées des lieux où reposaient leur bienfaitrice et leurs compagnes qui, plus heureuses, les avaient devancées dans un monde meilleur et éternel; ravies aux pauvres chartrières que leur angélique charité entourait des plus tendres soins, on les refoulait au sein d'une société que les passions agitaient, où elles devaient trouver à peine un toit pour s'abriter ! Douze de ces religieuses ne quittèrent pas Roubaix et, pour se conformer à l'arrêté du département du Nord, du 11 décembre 1791, déclarèrent à la municipalité leur intention était de faire leur résidence en cette ville. La vénérable prieure, dame Béatrix Prouvost, fut arrêtée et incarcérée, mais elle sut se défendre énergiquement et victorieusement contre les ineptes accusations auxquelles elle fut en butte. Après le Concordat, six des pauvres soeurs de Sainte- Elisabeth, vénérables débris de la plus florissante communauté, regagnèrent leur couvent, appelées par l'administration municipale à s'y vouer à l'instruction de la jeunesse; mais, affaiblies par l'âge, les misères et les privations de l'exil, elles durent bientôt renoncer à ce pénible travail et vécurent tristement de la modeste pension que leur faisait le Gouvernement. Une autre vivait encore à Valenciennes, en 1836, presque aveugle et sans ressources ; le conseil municipal de Roubaix lui accorda un secours annuel de 150 francs. Les Soeurs de Notre-Dame-des-Anges de Tourcoing ayant également refusé de trahir leurs voeux, furent forcées de quitter leur monastère le 4 novembre 1792. Leurs biens eussent été vendus, comme ceux de la plupart des maisons religieuses, si la municipalité ne s'en fût emparée au profit de l'hôpital, en vertu d'une loi portée dans ces temps de détresse. Ces biens furent depuis lors réunis à la fondation primitive et administrés en faveur des vieilles femmes par une commission que nomma le Gouvernement. Lorsque la persécution cessa, les autorités de la ville écrivirent à chacune des soeurs pour les prier de revenir dans leur maison et de reprendre la mission de charité qu'elles avaient été obligées d'interrompre. Théodore Leuridan, Histoire de Roubaix, 1.1, p. 304; t. Il, p. 371 à 277.
  hopital-sainte-elisabeth
                                       Augustine Prouvost épousa Liévin Joseph Defrenne, Sieur du Gaucquier, 1728-1801, négociant,échevin de Roubaix  en 1757-1758,  

Contrat de mariage de leur fils Jean Baptiste, né le 9 août 1756, Roubaix (Nord), décédé le 20 avril 1810, Roubaix (Nord) (à l'âge de 53 ans), négociant, égard de la Manufacture de Roubaix, marié le 10 août 1779, Roubaix (Nord), avec Martine Joseph Delebecque, née le 11 novembre 1758, Roubaix (Nord), décédée le 3 janvier 1837, Roubaix (Nord) (à l'âge de 78 ans),:Tab 8703/34 du 10/08/1779 Me Philippe Joseph Piat à Wattrelos:
"Le Sieur Jean Baptiste Joseph fils du Sieur Liévin Joseph et de Dame Augustine Elisabeth Prouvost, négociant demeurant à Roubaix, assisté des dits Sieur et Dame ses père et mère, du Sieur Liévin Joseph Defrenne et Dame Marie Angélique Joseph Derveaux son épouse négociant audit Roubaix, des Sieurs Pierre Joseph et Ferdinand Augustin Defrenne ses frères, des Demoiselles Ursule Henriette Joseph, Aimée Augustine et Ursule Angélique Jacobine Defrenne ses soeurs, du Sieur Jacques Charvet et Dame Henriette Joseph Defrenne son épouse ses oncle et tante négociants à Lille, du Sieur André Joseph Desmazières licencié en médecine et Dame Geneviève Joseph Defrenne son épouse aussi ses oncle et tante paternels demeurants audit Roubaix, du Sieur Pierre Joseph Pouvost bailli de Mouvaux et Collecteur Général du Marquisat de Roubaix y demeurant, du Sieur Philippe Constantin Prouvost prêtre vicaire de Saint-Maurice à Lille, et des Demoiselles Marie Marguerite et Marie Catherine Prouvost ses oncles et tantes maternels demeurants audit Roubaix et Lille d'une part, Delebecque Demoiselle Martine Joseph fille du Sieur Pierre Joseph et Dame Constance Joseph Florin, négociant demeurant audit Roubaix, assistée des dits Sieur et Dame ses père et mère, des Demoiselles Victoire, Adélaïde Joseph et Hyacinthe Joseph Delebecque ses soeurs, du Sieur Jean François Joseph Delebecque et Dame Séraphine Joseph Lepers son épouse ses oncle et tante paternels négociants demeurants à Tourcoing, du Sieur Antoine François Florin négociant audit lieu de Roubaix, du Sieur Jean Baptiste Joseph Florin et Dame Julie Henriette Joseph Roussel son épouse négociants demeurants audit Roubaix ses oncles et tante maternels d'autre part. »

________________________________________________________________________________________________________________________________

Quelques illustrations jusqu'aux arrières petits enfants d’Augustine Élisabeth Joseph Prouvost,

née le 14 février 1731, Roubaix décédée le 12 avril 1801, Roubaix (Nord) (70 ans).
Mariée
le 21 septembre 1755, Roubaix avec Liévin Joseph Defrenne, sieur du Gaucquier, né le 18 avril 1728, Roubaix décédé en 1795, Lille (Nord) (67 ans), négociant, fabricant de tapisseries des Flandres en haute lisse, échevin de la Ville de Roubaix :

Chez les enfants

Fils Floris Louis Joseph Defrenne, né le 1er mars 1766, Roubaix décédé le 5 août 1826, Roubaix (Nord) (60 ans), négociant, conseiller municipal de Roubaix, membre du Conseil de Fabrique de Saint-Martin. Marié le 30 juin 1789, Roubaix, Nord, avec Hyacinthe Josèphe Delebecque, née le 21 août 1769, Roubaix décédée le 16 avril 1841, Roubaix (Nord) (71 ans),

 Fille  Marie Angélique Defrenne, née en 1769, Roubaix décédée le 20 octobre 1819, Douai inhumée, cimetière Saint-Roch, Valenciennes (Nord) (50 ans). Mariée le 16 juillet 1795, Roubaix avec Guillaume Joseph Alexandre Duquesne, né le 31 octobre 1765, Tourcoing décédé le 24 avril 1827, château de Bon-Repos, Beuvrages inhumé, cimetière Saint-Roch, Valenciennes (Nord) (61 ans), négociant, banquier, directeur de la Banque Cailliau, Duquesne & Cie, capitaine de la Garde Nationale (filleule: Henriette Alexandrine Duquesne 1778-1855) (mariage religieux célébré en pleine nuit dans une grange par un abbé réfractaire),

Fils Pierre Joseph Defrenne, baptisé le 27 octobre 1759, Roubaix décédé en 1804, Haubourdin (Nord) (peut-être 45 ans), négociant, officier municipal de Roubaix.
Marié
le 23 mai 1784, Templeuve en Pèvèle, Nord, avec Sophie Thérèse Desmons,

Fille Ursule Angélique Jacobine Defrenne, née le 19 juin 1761, Roubaix décédée le 25 octobre 1807, Roubaix (Nord) (46 ans). Mariée le 6 février 1781, Roubaix, Nord, avec Floris Delaoutre, né le 21 juillet 1752, Roubaix décédé le 2 mai 1819, Roubaix (Nord) (66 ans), négociant, maire de Roubaix,

Fille Aimée Augustine de Fresnes, née le 3 octobre 1758, Roubaix décédée le 22 août 1783, Lille (Nord) (24 ans). Mariée le 9 mai 1780, Roubaix avec Pierre Liévin Joseph Vernier, né le 19 août 1749, Sainte-Catherine, Lille décédé le 29 mars 1834, Lille (Nord) (84 ans), négociant à Lille, rentier, bourgeois de Lille (témoins: Jean-Baptiste Joseph Vernier ca 1745),

Fils Louis Joseph Defrenne, né le 22 novembre 1770, Roubaix décédé le 28 septembre 1842, Roubaix (Nord) (71 ans), négociant, conseiller municipal de Roubaix, membre du Conseil de Fabrique de Saint-Martin. Marié le 21 juin 1801, Roubaix avec Victoire Josèphe Gruart, née le 15 septembre 1779, Roubaix décédée le 11 juillet 1868, Roubaix (Nord) (88 ans),

Parmi les petits enfants :

Petite fille : Martine Augustine Liévine Defrenne, née le 9 août 1782, Roubaix (59, Nord), décédée le 24 février 1852, Roubaix (59, Nord) (69 ans). Mariée le 8 août 1800, Roubaix (59, Nord), avec Charles Henri Florin, né le 17 juillet 1774, Roubaix (59, Nord), décédé le 1er novembre 1831, Roubaix (59, Nord) (57 ans), négociant filateur, tisserand,

Florin-Defrenne    Florin-Defrenne

Petite fille Hyacinthe Fanny Ferdinande Defrenne, née le 13 septembre 1787, Roubaix décédée le 21 juin 1828, Roubaix (Nord) (40 ans). Mariée le 5 mai 1807, Roubaix avec Théodore Delaoutre, né le 6 août 1786, Roubaix décédé le 6 juillet 1816, Roubaix (Nord) (29 ans),

Petite fille Hyacinthe Joséphine Defrenne, née le 28 mars 1805, Roubaix (Nord).
Mariée
le 28 mai 1823, Roubaix avec Hippolyte Edouard Beghin, né le 23 décembre 1795, Douai (Nord).

Petit fils Alexandre Joseph Duquesne, né le 12 mai 1796, Valenciennes décédé le 4 mars 1831, château de Bon-Repos, Beuvrages (Nord) (34 ans), banquier, directeur de la Banque Cailliau, Duquesne & Cie, membre de la Chambre de Commerce de Valenciennes. Marié le 8 mars 1824, Valenciennes avec Adèle Cailliau, née le 7 juin 1797, Valenciennes décédée le 16 octobre 1870, Lille (Nord) (73 ans) (témoins: François Joseph Benoist de Laumont, écuyer 1756-1833), Petit fils  Marie Elisabeth Liévine Duquesne, née le 29 août 1797, Valenciennes décédée le 24 septembre 1857, Valenciennes inhumée, cimetière Saint-Roch, Valenciennes (Nord) (60 ans) (filleul: Paul Joseph Dupont 1834-1835). Mariée le 26 mars 1827, Valenciennes avec Pierre Antoine Charbaut, né le 2 novembre 1781, Fère-Champenoise, Marne, décédé le 8 juin 1856, inhumé, cimetière Saint-Roch, Valenciennes (Nord) (74 ans), capitaine au 21ème Régiment d'Infanterie de Ligne, propriétaire à Marcilly sur Seine (filleul: Pierre Octave Joseph Dupont 1837-1902) (témoins: Antoine Athanase Le Moyne de Villarsy 1777-1849, Auguste Bon Marie de Carné Carnavalet ca 1795-ca 1830).

Petite fille  Cécile Martine Duquesne, née le 14 novembre 1801, Valenciennes décédée le 7 mai 1859, Valenciennes inhumée, cimetière Saint Roch, Valenciennes (Nord) (57 ans), présidente de la Conférence des Dames de Saint Vincent de Paul. Mariée le 24 mai 1826, Valenciennes avec Charles Louis Joseph Dupont, né le 26 juin 1795, Barry (Hainaut, Belgique), décédé le 15 mai 1872, Valenciennes inhumé, cimetière Saint-Roch, Valenciennes (Nord) (76 ans), banquier, président de la Banque Louis Dupont & Cie, administrateur de sociétés, maire adjoint de Valenciennes, juge au Tribunal de Commerce, administrateur de la Banque de France (parrain et marraine: Philippe Joseph du Pont 1757-1803 Anne Josèphe Le Febvre ca 1758) (parents nourriciers: Matthieu Joseph du Pont 1750-1836 Marie Charlotte Nathalie Duquesne 1774-1852) (témoins: Matthieu Joseph du Pont 1750-1836),

Petit fils  Théophile Duquesne, né le 14 août 1804, Valenciennes décédé, Paris, inhumé, cimetière du Père-Lachaise, Paris XX , maître de forges (filleul: Louis Alexandre Joseph Dupont 1828-1902). Marié le 3 avril 1826, Valenciennes, Nord, avec Palmyre Aimée Flore Brabant,

Petit fils  Achille Adolphe Duquesne, né le 21 mars 1808, Valenciennes décédé après 8 janvier 1862, industriel fabricant de sucre, maître de forges, négociant, conseiller municipal de Valenciennes (filleul: Paul Achille Dupont 1835-1922).
Marié
le 8 décembre 1828, Valenciennes avec Bathilde Jeanne Lenglet de Blonde, née le 29 juin 1809, Valenciennes dont

Petite fille  Sophie Defrenne, née le 29 février 1804, Roubaix décédée le 20 septembre 1877, Lille (Nord) (73 ans). Mariée le 2 février 1824, Roubaix avec Achille Dewarlez, né le 22 janvier 1797, Lille, Nord, décédé le 22 janvier 1871, Roubaix, Nord (74 ans), architecte à Roubaix,

Petit fils  Pierre Alphonse Joseph Defrenne. Marié avec Florine Julienne de Le Rue,

Chez les arrières petits enfants :

arrière-petite-fille Céline Aline Florin, née le 20 août 1805, Roubaix décédée le 18 septembre 1877, Roubaix (Nord) (72 ans). Mariée le 7 mai 1832, Roubaix avec Louis Jean Charles Scrépel, né le 13 décembre 1809, Roubaix décédé le 20 mars 1891, Roubaix (Nord) (81 ans),

arrière-petite-fille  Sophie Florin, née le 15 juin 1812, Roubaix décédée le 27 juin 1871, Roubaix (Nord) (59 ans). Mariée le 26 avril 1835, Roubaix avec Henri Prouvost, né le 9 juin 1810, Roubaix décédé le 22 avril 1857, Flers-lez-Lille (Nord) (46 ans),

arrière-petite-fille  Louise Defrenne, née le 9 août 1811, Roubaix (59, Nord), décédée le 13 février 1863, Roubaix (59, Nord) (51 ans). Mariée le 7 janvier 1833, Roubaix (59, Nord), avec Carlos Florin, né le 28 janvier 1811, Roubaix (59, Nord), décédé le 27 octobre 1862, Roubaix (59, Nord) (51 ans), voir ci-dessus.

arrière-petite-fille  Hyacinthe Delaoutre, née le 18 mars 1808, Roubaix (59, Nord), décédée le 14 octobre 1844, Roubaix (59, Nord) (36 ans). Mariée le 9 avril 1826, Roubaix (59, Nord), avec Antoine Charles Yon, né le 20 juin 1798, Roubaix (59, Nord), décédé le 12 décembre 1833, Roubaix (59, Nord) (35 ans),

arrière-petite-fille  Clémence Delaoutre, née le 28 août 1821, Roubaix, décédée le 10 septembre 1898, Roubaix (77 ans). Mariée le 19 mai 1844, Roubaix, avec Jean-Baptiste Bossut, né le 14 octobre 1820, Roubaix, décédé le 29 octobre 1885, Roubaix (65 ans),

arrière-petite-fille  Cécile Marie Nathalie Josèphe Dupont, Mariée le 24 novembre 1847, Valenciennes avec Victor Emile Donat Duchataux, né le 4 janvier 1823, Valenciennes décédé le 24 juin 1905, Reims (Marne) (82 ans), avocat bâtonnier du Barreau de Reims, maire de Merly, conseiller général de la Marne, président du Comice Agricole de Reims (témoins: Pierre Adrien Dupont 1790-1861, Achille Adolphe Duquesne 1808-1862/, Pierre Louis Joly, Auguste Théodore Joly), dont

arrière-petit fils  Louis Alexandre Joseph Dupont, né le 3 octobre 1828, Valenciennes baptisé le 4 octobre 1828, église Saint-Géry, Valenciennes décédé le 12 juillet 1902, Corbehem (Pas-de-Calais) (73 ans), banquier, gérant de la "Banque Louis Dupont & Cie", administrateur de la Banque de France, président de la "Compagnie des Mines de Vicoigne & Hasnon" (parrain et marraine: Théophile Duquesne 1804 Marie Charlotte Nathalie Duquesne 1774-1852) (filleul: Jean Adrien Joseph Dupont 1843-1865).Marié le 18 avril 1854, Douai avec Céline Joséphine Dumon,

arrière-petite-fille  Marie Adélaïde Josèphe Dupont, Mariée le 22 juin 1853, Valenciennes avec Adrien Clair Bontemps, né le 11 août 1825, Paris, décédé le 2 avril 1891, Valenciennes (Nord) (65 ans), négociant, fabricant de batistes, directeur associé des Ets Auguste Godard & Bontemps Frères, propriétaire, membre du Conseil de Fabrique de Saint-Géry (témoins: Achille Adolphe Duquesne 1808-1862/, Louis Alexandre Joseph Dupont 1828-1902, Adolphe Honoré Bontemps 1819, Adrien Honoré Godard 1793),

arrière-petit fils  Paul Achille Dupont, né le 5 novembre 1835, Valenciennes baptisé le 8 novembre 1835, église Notre-Dame, Valenciennes décédé le 6 janvier 1922, Valenciennes inhumé, cimetière Saint-Roch, Valenciennes (Nord) (86 ans), banquier, président de la Banque Louis Dupont & Cie, président du conseil de surveillance des Verreries Wagret, administrateur de la Banque de France, conseiller municipal de Valenciennes (parrain et marraine: Achille Adolphe Duquesne 1808-1862/ Marie Anne Dupont 1788) (filleul: Edouard Joseph Dupont 1846-1846).
Marié
le 11 juin 1856, Valenciennes avec Elvire Desse, née le 12 octobre 1838, Valenciennes décédée le 26 mai 1886, Valenciennes inhumée, cimetière Saint-Roch, Valenciennes (Nord) (47 ans) (témoins: Charles Jean Baptiste de Haynin 1794, Achille Adolphe Duquesne 1808-1862/, Charles Desse 1816, Louis Alexandre Joseph Dupont 1828-1902),

 arrière-petit fils  Pierre Octave Joseph Dupont, né le 25 septembre 1837, Valenciennes baptisé le 2 octobre 1837, décédé le 21 janvier 1902, villa Saint Patrick, Cannes (Alpes-Maritimes), inhumé, Saint-Saulve (Nord) (64 ans), banquier, gérant de la Banque Louis Dupont & Cie, administrateur de sociétés, président du Conseil de Fabrique de Saint-Saulve (parrain et marraine: Pierre Antoine Charbaut 1781-1856 Marie Julie Pasquier 1792-1853). Marié le 10 avril 1860, Valenciennes avec Marie Caroline Le Liepvre, née le 10 novembre 1839, Valenciennes décédée le 12 septembre 1877, château du Guindal, Saint-Saulve inhumée, Saint-Saulve (Nord) (37 ans) (témoins: Louis Alexandre Joseph Dupont 1828-1902, Achille Adolphe Duquesne 1808-1862/, Louis Jules Charles Bernard 1815-1881, Léopold Delame Lelièvre 1793-1864) (messe célébrée par Mgr Charles-Joseph Bernard),

arrière-petite-fille  Mélanie Dupont, née le 27 mai 1842, Valenciennes décédée le 26 août 1891, Cambrai (Nord) (49 ans) (parrain et marraine: Romain Joseph Dupont 1798-1859 Mélanie Yon).
Mariée
le 8 janvier 1862, Valenciennes avec Charles Alexandre Petit, né le 14 novembre 1837, Cambrai décédé le 5 octobre 1907, Cambrai (Nord) (69 ans), industriel fabricant de savon, président de la Chambre de Commerce de Cambrai, juge au Tribunal de Commerce de Cambrai, conseiller municipal de Cambrai, (filleule: Louise Marie Céline Petit 1900-1993) (témoins: Fidèle Amand Constant Courtin 1800, Louis Petit 1790-1862/, Louis Alexandre Joseph Dupont 1828-1902, Achille Adolphe Duquesne 1808-1862/),

arrière-petite-fille  Célina Defrenne, née le 10 avril 1840, Roubaix décédée en 1935 (95 ans).
Mariée
le 18 janvier 1859, Roubaix avec Victor Cailliau, né le 6 juin 1833, décédé le 13 juin 1896 (63 ans), banquier, directeur de la banque Cailliau à Douai,

 _____________________________________________________________________________________________________________________________________________________________

       Le frère de Béatrix  et Augustine fut Pierre Constantin Prouvost, né en 1743, prêtre curé de Mouscron.

.  Jean Fortunat Prouvost, né le 10 juin 1702, fut censier de La Grande Haye à Roubaix; il épousa Marie Anne van den Berghe." Il prit en fermage, en 1744, 
la cense de
la Haye, à Roubaix, qu’il exploita un peu en seigneur, ayant sa demeure privée sur le territoire d’Hem auquel la cense de la Haye confine. Il eut onze enfants :  le troisième, Pierre-Joseph Prouvost, était collecteur des impôts à Roubaix en 1773-1779. La naissance du neuvième, le 1° août 1747, fut marquée par un incident  noté au registre des naissances de Roubaix. L'épouse de Jean-Fortunat Prouvost, habitant ordinairement la cense de la Haye, avait néanmoins mis au monde  le neuvième enfant dans la demeure de son mari. Prouvost prétendit faire baptiser son enfant à Hem et le curé de cette paroisse céda par prudence, mais il remit un extrait de l’acte au curé de Roubaix qui considérait l’enfant et la mère comme ses paroissiens et qui transcrivit  l’acte sur son registre en y mentionnant cet incident. "   Leuridan, les Vieilles Seigneuries

A la fin du XVII° siècle,  

Jean Prouvost, mort en 1702 , non rattaché,
eut avec Jeanne Delaoutre une descendance alliée aux familles Facon, Desnoulets, Pollet, Barbieux, Dupire,  Boussemart, Bernard, Breyne, Hanse: dont
Pierre, Antoine Joseph, Pierre Antoine, Jean Baptiste, Jules Désiré, Jules,  Kléber, Jacques et l’actuel Thierry Prouvost né en 1964 époux de Maria Alexandrina Vieira.

11: Jacques II Prouvost (1699-1774)
(1699-1774
inhumé dans l'église de Roubaix), Maître de manufacture,  épouse à Roubaix 1712 Marie-Agnès Florin (1712-1767), 

armes-florin

fille de Jean Nicolas Florin, membre de la Manufacture de Roubaix et administrateur de la table des Pauvres (1686-1737) et  Marie Catherine de Surmont (1692-1744), 

Armes-de-Surmont-Desurmont

inhumée dans l'église de Roubaix, soeur de Pierre Constantin Florin,  Député suppléant aux Etats généraux de Versailles et premier maire de Roubaix.(sa petite fille Sophie Florin épousa Henri II Prouvost) époux de Marie Bacon de Sains, fille de Philippe et  Augustine Macquart(de Terline),  de deux religieuses de l'abbaye de Wevelghem (1713 et 1715)  et des Brigittines à Lille (1723):

                etats-generaux-versailles-constantin-florin           

Jacques et Marie Agnès Prouvost vont s'établir à Roubaix comme négociants et habitent la rue Pellart; n'étant pas fils de maître,  il entre dans la manufacture en 1734 grâce à son mariage avec la fille d'un maître." RP Louis d'Halluin.

Jacques Prouvost, un des cinquante maîtres de manufactures compris dans le corps de métiers en 1761, taxé à 10 livres d’impots, dans son livre de fabrique, mentionne les tissus suivants : satains de laine, satains anglais, les minorques, les prunelles, les satains soie. Mais, dans la région, c’était l’industrie de la laine qui occupait le plus grand nombre d’ouvriers.  Leur succession en 1775 dénombre leurs biens à Bondues, Tourcoing, Wasquehal, Roubaix, Estainpuis et Willems. 

Prouvost-Jacques-Florin-Marie-Agnes-Inventaire

Florin-industrie

A l'époque, le voyageur la Force, décrivant la Flandre en 1722, dépasse les estimations, en affirmant :

« Outre les villes de la châtellenie de Lille, il y a des bourgs aussi considérables que des villes : Tourcoing et Roubaix sont de ce nombre et ne contiennent pas moins de 12000 âmes chacun. (histoire de Roubaix:Hilaire-Trénard,p 77)

cour-des-brigittines

Brigittines de Lille

Leurs enfants furent :

    Stanislas Prouvost, né en 1736, baptisé le 2 septembre 1736, Roubaix (Nord).

    Alexandre Prouvost, né le 24 novembre 1738, Roubaix (Nord), baptisé le 25 novembre 1738, Roubaix (Nord), marchand.

    Marié avec Rosalie Coulon, née en 1745, décédée le 20 septembre 1780, Roubaix (Nord), inhumée le 22 septembre 1780, Roubaix (Nord) (à l'âge de 35 ans).

    Augustin Prouvost, né le 29 décembre 1742, Roubaix (Nord), baptisé le 30 décembre 1742, Roubaix (Nord), prêtre, vicaire de Bersée, curé d'Hertain.

Bersee-Augustin-Prouvostbersee-detailBersee-presbytère-Augustin-Prouvost

    Ursule Prouvost, née le 11 avril 1745, Roubaix (Nord), baptisée le 11 avril 1745, Roubaix (Nord), décédée en décembre 1747, inhumée le 12 décembre 1747, Roubaix (Nord) (à l'âge de 2 ans).

    Pierre Constantin Joseph Prouvost, né le 7 juin 1747, Roubaix (Nord), baptisé le 8 juin 1747, Roubaix (Nord), décédé le 17 juillet 1808, Roubaix (Nord) (à l'âge de 61 ans), négociant, manufacturier,  maire de Roubaix.  Marié le 21 février 1775, Roubaix (Nord), avec Marie Henriette Destombes, née le 13 mars 1747, Roubaix (Nord), baptisée le 14 mars 1747, Roubaix (Nord), décédée le 22 juin 1798, Roubaix (Nord) (à l'âge de 51 ans).

    Ursule Prouvost, née le 28 avril 1752, Roubaix (Nord), décédée le 9 septembre 1753, Roubaix (Nord), inhumée le 11 septembre 1753, Roubaix (Nord) (à l'âge de 16 mois).


Cousins germains de Jacques Prouvost
Base Roglo
•    Du côté de Jacques Prouvost:
o    Enfants de Marguerite-Jeanne Prouvost:
    Marguerite du Hamel +1710/
o    Enfants de Pierre Prouvost:
    mort-né Prouvost 1706-1706
    Marie Françoise Prouvost 1713-1742 & Pierre Desruelles +1741
    Pierre Claire Julie Prouvost 1714-1741
o    Enfants de Marie Prouvost:
    François Ignace Dassonville & Marie Agnès Le Clercq
•    Du côté de Antoinette Masurel:
o    Enfants de Marie-Michelle Masurel:
    Philippe Roussel, seigneur des Grands-Fossés 1705-1774 & Marguerite Françoise Chamonin 1703-1762
    Jean Baptiste Roussel +1730/
    Christine Pélagie Roussel 1719 & Louis Joseph Castel 1721-1808
Cousins issus de germains de Jacques Prouvost
•    Du côté de Marguerite de Lespaul:
o    Enfants de Marie de Lespaul:
    Jean Destombes 1683-1738 & Marie-Anne Delebecque 1687-1742
o    Enfants de Jehanne de Lespaul:
    Marie Claire Béatrix Trubert de Boisfontaine 1687-1715 & Pierre Prouvost 1675-1749
    Elisabeth Trubert de Boisfontaine, dame de La Vigne & Philippe Emmanuel, comte du Bus

1928-12-01-Croix-du-Nord-Ernest-Prouvost 

La Croix du Nord, 1 décembre 1928   

1928-12-01-Croix-du-Nord-Ernest-Prouvost1928-12-01-Croix-du-Nord-Ernest-Prouvost

1928-12-01-Croix-du-Nord-Ernest-Prouvost1928-12-01-Croix-du-Nord-Ernest-Prouvost

1928-12-01-Croix-du-Nord-Ernest-Prouvost

1928-12-01-Croix-du-Nord-Ernest-Prouvost

 12: Pierre IV Constantin Prouvost (1747-1808)
échevin de Roubaix sous l'Ancien Régime ,
"Maître de Manufacture"

puis maire de Roubaix le 13 août 1795, 
l'un des principaux fabricants roubaisiens
 après avoir échappé à la guillotine par la grâce de la "Réaction Thermidorienne" 

Prouvost-Pierre-Constantin

épouse Marie Henriette des Tombes (1747-1798),
fille de Jean Joseph des Tombes, 12° du nom, échevin de Roubaix de 1740 à 1751 comme ses oncles Charles et Jean et soeur de Louis-Joseph des Tombes, échevin de 1783 à 1790 ;  Reçu "Maître de Manufacture" en 1777, il devint l'un des principaux fabricants roubaisiens  et, avant la Révolution, figurait en tête des habitants les plus imposés de la paroisse. 

//

Jean Destombes 1650-1719

 

Marie de Lespaul 1652-1705

Fille de

    Jehan de Lespaul 1631-1673

    Marie Cent Mille Flameng 1632-1674

Blason-de-Lespaul

 

Jacques Delebecque ca 1640-1705/

delebecque

 

Marguerite Jeanne Bonte ca 1659-1753

 

Jean Dominique Castel 1645-1718

Marchand, échevin de la Ville de Roubaix, comptable du Magistrat de Roubaix

Castel

 

Marie Roussel 1653-1711/

Roussel

 

Jean Prouvost fils de

    Pierre Prouvost 1625-1697

  et Philippotte de Lespierre 1628-1709

 

Jeanne Castel 1640

Castel

|

- 1672 -

|

 

|

- 1685 -

|

 

|

- 1672 -

|

 

|

- 1679 -

|




 




 




 




|

 

|

 

|

 

|

Jean Destombes 1683-1738

 

Marie-Anne Delebecque 1687-1742

delebecque

 

Jean Dominique Castel 1680

Castel

 

Marie Jeanne Prouvost 1680-1739

|

- 1705 -

|

 

|

- 1711 -

|




 




|

 

|

Jean Joseph Destombes 1715-1759

 

Marie Thérèse Castel 1713-1780

|

- 1739 -

|




|

Marie Henriette Destombes 1747-1798

 
Pierre Contantin Prouvost habitait rue Saint Georges à Roubaix, « une maison qu’il avait acheté avec cinq autres  pour la sommes de 530 florins, 13 patars et 5 deniers aux héritiers d’Albert et Joseph Lecomte. La maison avait un magnifique jardin dont les murs étaient couverts de vignes de raisins bleus et blancs. En été les fleurs donnaient un air enchanteur à la propriété, plantée d’arbres à fusées, dont on cueillait les fruits en juillet ; on y trouvait aussi des beurrés, des callebasses, l’amande de Suède. Il y avait deux grandes pelouses qui furent la cause d’un procès entre Constantin Prouvost et son voisin, Pierre Rouzé qui avait la prétention d’y curer son linge. Constantin Prouvost ne dédaignait pas les plaisirs de la table. Les faïences de porcelaine de Tournai et de Lille étaient, à cette époque, d’un usage courant. Il y avait chez lui, de belles pièces d’argenterie portant la marque des Fermiers Généraux de Lille : l’alouette volante : parmi ces pièces, on admirait une grande cafetière Louis XV et un important service à liqueur Louis XVI composé de quatre carafons garnis de rinceaux et roses et, au centre, une pyramide surmontée d’une grosse boule d’argent qui représentait, sans doute, une montgolfière, très à la mode, même dans le ?, à la suite des ballons inventés en juillet 1783. » Ce journal, Pierre-Joseph Prouvost le tenait sur un ordo de Tournai, diocèse auquel appartenait Roubaix. Ce Pierre Prouvost, né en 1725, à Roubaix, avait épousé Marie-Catherine de Ramery, de Mons, en Belgique. Il habitait rue du Fontenoy. Il était l’un des cinquante maîtres de manufacture de tissus. Il était imposé à 12 livres. Le document qu’il nous a laissé est bien curieux. Le 2 novembre 1771, écrit il, nous avons mis en bouteilles une pièce de champagne rouge venant de Monsieur Roussel, de Tourcoing. Nous avons payé 221 florins 15. Il y avait en cave : Bourgogne, vieux Frontignan, vin de Rilly, une pièce de champagne à 22 de gros la pièce, une pièce de Macon à 14 de gros. (…) : Pierre Prouvost reçoit le 20 janvier, la famille : l’abbé Prouvost, Philippe Constantin, son père, Pierre Constantin, son oncle, sa sœur Béatrice Prouvost, qui fut prieure de l’Hôpital sous la Révolution,  sa mère Agnès Florin et d’autres.  (…) : Le 1° septembre, table ouverte pendant trois jours pour fêter la dédicace ducate de Roubaix) : grande réunion des familles de Fontenoy, Desmazières, Charvet, Lenôtre, Deldique,  Deffrennes, Delannoy. 

garemijn

En cette circonstance, on a bu 27 bouteilles de Mâcon et 25 flacons de champagne. L’année terminée, on fait l’inventaire de la cave : Pierre Prouvost constate qu’on a consommé pour l’année 1771-72, en liqueurs, Macon, Rilly, Bourgogne et Champagne, 187 flacons et 175 bouteilles ". Extraits d’un article par Ernest Prouvost, le peintre, fils de Liévin, auteur de la branche puinée.

Sa « vertueuse femme » Henriette Destombes s’alarmait de cette prospérité pour l’avenir spirituel de ses enfants. Lorsque survinrent les mauvais jours de la révolution, beaucoup de riches propriétaires, craignant la confiscation de leurs biens, crurent prudent de les vendre pour les convertir en assignats faciles à emporter en exil. Pierre-Constantin vendit la plupart de ses propriétés. Il pensait bien que ses opinions pouvaient à tout instant l’obliger à émigrer ; mais il ne put s’y résigner. Il envoya sa femme et ses enfants dans un village voisin et se cacha dans une des dernières propriétés qu’il avait conservées. Après le 9 thermidor, le 26 messidor an III (14 juillet 1795), le représentnat du peuple Delamarre notifia à Pierre-Constantin Prouvost sa nomination comme maire de Roubaix» AE Prouvost. Le 22 vendémiaire an IV, avec le conseil municipal, il leva, comme maire, le séquestre apposé  sur la caisse du précepteur pour employer les fonds comme secours aux pauvres.  "Homme généreux et probe, il avait proposé à sa commune trois actions principales. D'abord, venir en aide aux pauvres. Ensuite, protéger les cultivateurs  dont les charrois réquisitionnés les forçaient à négliger les champs. Enfin, défendre l'hygiène de Roubaix dont les citoyens laissaient  devant les domiciles des amas de boue et d'immondices ». Le souci des autres pour faire leur bonheur, déjà." Albert Prouvost Toujours plus loin " On peut le considérer comme le fondateur de la fortune industrielle des Prouvost ".

A l'époque, Panckoucke écrit dans son Petit Dictionnaire Historique et Géographique de la châtellenie de Lille : 
« Beaucoup de villes ne valent pas le bourg de Roubaix tant dans la beauté des maisons du lieu que dans le nombre de ses habitants ».

Prouvost-Pierre-Constantin

Prouvost-Pierre-Constantin

Prouvost-Pierre-Constantin

Leurs sept fils furent négociants:

 Pierre Constantin Prouvost, né le 28 avril 1776, Roubaix (Nord), baptisé le 28 avril 1776, Roubaix (Nord), décédé le 25 mars 1781, Roubaix (Nord) (à l'âge de 4 ans).

    Eléonore Prouvost, née le 6 mai 1777, Roubaix (Nord), baptisée le 6 mai 1777, Roubaix (Nord). Mariée, Roubaix (Nord), avec Ferdinand Bulteau, né le 9 décembre 1770, Roubaix (Nord), baptisé le 10 décembre 1770, Roubaix (Nord), fabricant. La fille de son frère épousa Esprit Charles Gabriel de Bully, Payeur général du Trésor Royal à Lille, Chevalier du Lys, propriétaire du château de Coeuilly, fils de Charles, avocat en Parlement de Paris, payeur général du Trésor Royal à Lille, député du Nord, conseiller municipal de Lille, d’une illustre et très ancienne lignée d’écuyers:

    Albertine Prouvost, née le 17 décembre 1778, Roubaix (Nord), baptisée le 17 décembre 1778, Roubaix (Nord), décédée le 14 avril 1849, Roubaix (Nord) (à l'âge de 70 ans). Mariée le 8 août 1804, Roubaix (Nord), avec Aimé Gruart, né le 28 septembre 1778, Roubaix (Nord), baptisé le 28 septembre 1778, fabricant de tissus.

    Augustin Joseph Prouvost, né le 7 septembre 1780, Roubaix (Nord), baptisé le 7 décembre 1780, Roubaix (Nord), décédé en 1816 (à l'âge de 36 ans), négociant.Marié le 26 mai 1806, Roubaix (59), avec Henriette Thérèse Destombes, née le 5 octobre 1778, Roubaix, baptisée le 5 octobre 1778, Roubaix (Nord), décédée le 10 janvier 1808 (à l'âge de 29 ans).

    Pierre Constantin Prouvost, né le 30 avril 1782, Roubaix (Nord), baptisé le 30 avril 1782, Roubaix (Nord), décédé le 12 novembre 1812, Roubaix (Nord) (à l'âge de 30 ans), négociant.Marié avec Augustine Constance Grossemy.

    Henri Prouvost, né le 19 novembre 1783, Roubaix (Nord), baptisé le 20 novembre 1783, décédé le 20 août 1850, Roubaix (Nord) (à l'âge de 66 ans), fabricant, filateur, négociant.Marié le 1er août 1809, Roubaix (Nord), avec Liévine Defrenne, née le 25 novembre 1791, Roubaix (Nord), décédée le 4 novembre 1824, Roubaix (Nord) (à l'âge de 32 ans). (sa soeur épousa Gaspard-Aimé Charvet, Membre de la chambre de Commerce et conseiller municipal de Lille) dont  Rose, religieuse du Saint Sacrement, Louis-Camille, supérieur des Rédemptoristes, Gaspard-Justine, doyen de Valenciennes.

    Bon Ami Prouvost, né le 27 mars 1785, Roubaix (Nord), baptisé le 28 mars 1785, décédé le 8 mai 1827, Roubaix (Nord) (à l'âge de 42 ans), négociant, administrateur des Hospices (parrain: Philippe Constantin Prouvost 1743-1785/ ). Marié le 6 décembre 1813, Roubaix (Nord), avec Camille Defrenne, née le 21 janvier 1793, Roubaix (Nord), baptisée le 22 janvier 1793, Roubaix (Nord). (sa soeur épousa Gaspard-Aimé Charvet, Membre de la chambre de Commerce et conseiller municipal de Lille)  dont  Rose Prouvost, religieuse du Saint Sacrement, Louis-Camille  Prouvost, supérieur des Rédemptoristes, ordre fondé en 1732 par Saint Alphonse de Liguori (1696-1787). Gaspard-Justine Prouvost,  doyen de Valenciennes (Un doyen est également le prêtre coordinateur d'un doyenné, c'est-à-dire d'un ensemble de plusieurs paroisses). 

Leuridan-1-Prouvost

 Auguste-Joseph Prouvost, fils de Modeste Prouvost et Zoë Wacrenier, né à Fives en 1848, prêtre le 29 juin 1873, vicaire de Notre-Dame de Valenciennes puis vicaire à Saint Vincent de Paul à Lille en 1875, aumonier des petits frères de Marie à Haubourdin en 1883,  prêtre à l’église Saint Maurice de Lille en 1887.

egl-st-maurice

 
Sa soeur Marie Prouvost fut bénédictine à Blandain.

Blandain-Benedictines

Transmis par le chanoine Leuridan grâce à Philippe Rammaert

Pierre Constantin Prouvost (1747-1808), officier de la Garde Nationale dont  François Henri Prouvost, avocat Cour de Bruxelles épx de Julia d'Elhougne dt Marie Marie-Julie-Prouvost ép d'Edmond d'Heilly Edmond-d-heilly 

Dheilly-Prouvost-Debats-1915

Journal des débats 1915

et 
Georges Jules Prouvost, avocat, conseiller à la cour d'appel d'Amiens, lieutenant des Gardes Nationaux époux de Marie Lucie de Mailly.
Voir, ci-dessous, le portrait d'un officier de la Garde nationale (n'est pas celui de Pierre-Constantin) .

officier-garde-nationale

« François Henri Jules Prouvost, né à Roubaix le 24/4/1810 a quitté Roubaix pour se marier à Londres en 1836 avec Julie Adrienne Alette D’Elhougne qui était née à Klundert (Hollande) le 8/12/1814 ; d’après mon cousin Edmond IV D’Heilly, co-auteur d’une généalogie de sa famille, l’épouse était de religion protestante et les familles auraient été opposées au mariage ; j’ai retrouvé, non sans mal (comme pour la famille Grossemy), les origines de la famille Delhougne à Louvain, Gand et Klundert. Julie D’Elhougne avait une sœur qui a épousé Alexis Edouard Develuy, dont une fille, Marie a épousé Florimond D’Hondt, dont une fille Marguerite qui a épousé Edmond II D’Heilly, petit-fils de Julie.

François Henri Jules Prouvost-D’Elhougne fut d’abord avocat à Bruxelles, puis avoué à St-Pol, puis rentier à Amiens. Il a eu une fille Marie Julie Constance Prouvost, née à St-Pol le 12/10/1831 décédée, veuve, à Roubaix le 18/5/1915 qui avait épousé Edmond I D’Heilly, né à Villers-Bretonneux (80) le 8/2/1831, y décédé le 23/9/1899, filateur, Maire de Villers-Bretonneux de 1870 à 1875, dont Edmond II D’Heilly-D’Hondt cité ci-dessus, et une descendance importante (parmi laquelle, le 3ième fils Edmond III D’Heilly-Duchatelet, horticulteur à Wasquehal, est le père, entre autres, d’Edmond IV D’Heilly-Duforest cité ci-dessus.  

« Et alors que la Cour à laquelle il appartenait depuis le 16 décembre 1898, devait compter, pendant longtemps encore sur son concours si apprécié, il était enlevé, à l'âge de 59 ans, à une carrière où sa valeur personnelle pouvait l'autoriser à prétendre à de plus hautes destinées.

Fils d'un avoué à la Cour d'Amiens, M Prouvost, après de brillantes études, se destinait au notariat, quand éclata la guerre de 1870. Il fit alors noblement son devoir ; la fin de cette néfaste campagne le trouva capitaine adjudant-major dans l'armée de Faidherbe et proposé pour la croix de la Légion d'honneur. Revenu à Amiens il se fit inscrire au Barreau. C'est à l'école de M. le Sénateur Dauphin, une des illustrations du Parlement et du Barreau et dont il devint le secrétaire, que Me Prouvost acquit l'expérience des affaires. Un précédent stage dans une étude de notaire lui avait déjà beaucoup appris, la collaboration avec un maître de la parole développa vite ses brillantes qualités. M. Dauphin, devenu. Procureur Général à Paris, offrit à son ancien secrétaire d'entrer dans la magistrature avec un poste de choix. Me Prouvost déclina une proposition si séduisante pour rester au Barreau. Il fut inscrit au tableau, le 25 octobre 1875. Vous savez, Messieurs, la grande situation qu'il occupa bientôt : il l'avait conquise par son talent, sa science du droit et ses habitudes du travail. Appelé par ses confrères à faire partie du Conseil de l'Ordre, ils lui conférèrent ensuite, à , plusieurs reprises, les honneurs du bâtonnat. Tous ou presque tous nous avons entendu l'éclat, de cette parole nette et incisive qui a si souvent retenti dans cette enceinte, s'élevant parfois jusqu'à la véritable éloquence et dont l’écho à cette heure encore, est à peine affaibli. La cause, Me Prouvost l'exposait simplement et avec une parfaite lucidité, puis déployait ensuite, dans la discussion, une netteté et une puissance de dialectique que nous eûmes si souvent l'occasion d'admirer dans ses plaidoiries. Causeur spirituel, parfois caustique, il excellait à conter, dans l'intimité, avec une verve enjouée, l'anecdote humoristique assaisonnée de sel gaulois.

C'était une intelligence d'élite, un grand cœur dont il dissimulait les qualités sous un apparent scepticisme. Grande restera notre admiration pour l'avocat, fidèle restera parmi nous le souvenir de M. le Conseiller Prouvost. Si jamais la limite d'âge eût des rigueurs dont nous regrettons tous l'inflexibilité c'est le jour où elle est venue priver la Cour, le 17 février dernier, de la collaboration si précieuse de M. le Conseiller Labouret. Votre Compagnie n'a pas oublié, en effet, le concours éclairé et infatigable que lui apporta, durant presque 20 ans, ce Collègue laborieux. Son esprit scrupuleux servi par la sûreté d'une expérience consommée, d'une érudition toujours en éveil, avait conservé jusqu'au dernier moment l'amour passionné de ses fonctions. » La liberté individuelle dans le procès pénal : discours  prononcé par M. Raoul Dumontet; Cour d'appel d'Amiens, audience solennelle de rentrée du 16 octobre 1901 Par Dumontet, Raoul Éditeur : impr. du "Progrès de la Somme" (Amiens): 1901

SUCCESSION PLESSIS-BELLIERE (DE NOTRE CORRESPONDANT PARTICULIER) . Amiens, 25 janvier. Le fameux procès des héritiers de la marquise du Plessis-Bellière contre le pape Léon XIII est venu hier devant la cour d'appel d'Amiens. Les débats occuperont plusieurs audiences. Les héritiers naturels sont représentés par Me Dacraigne, avocat du barreau de Paris; Me Hémard, également du barreau de Paris, représente Léon XIII; Me Lorgnier, du barreau d'Amiens, défendra les intérêts de M. Hugues de Ragnau, prélat de la maison du pape; Me Rieussec, du barreau de Villefranche, représente M. le comte de Colbert-Turgis, et Me Prouvost, du barreau d'Amiens, M. le marquis de Rougé, légataire, propriétaire à Paris. Me Dacraigne a, le premier, pris la parole. Selon lui, la marquise du Plessis-Bellière n'est pas l'auteur du testament. Il lui a été envoyé tout fait par M. de Ragnau, ainsi que le prouve d'ailleurs une lettre de ce dernier trouvée dans les papiers de la défunte. Il s'agissait de rédiger un acte qui pût mettre le Saint-Siège dans la possibilité de tourner la loi. Or, le codicille est bien l'œuvre d'un jurisconsulte. Au point de vue de notre droit civil, le Saint-Siège ne peut recueillir un héritage. Il ne constitue pas une personne capable, un être physique. Dieu sait où cela nous conduirait si nous perdions notre procès. Evitons donc ces temps difficiles, ne compliquons pas la situation. Me Dacraigne regrette que le tribunal de Montdidier ait rendu, le jour même du décès de la marquise, une ordonnance en- voyant en possession le Saint-Siège. Qu'en est-il résulté? Aujourd'hui, du domaine de Moreuil, de cette résidence princière, de ces propriétés immenses, s'étendant à perte de vue, de ces bois, de ces champs, de ces propriétés, que reste-t-il ? Des murs. Tout a été vendu, réalisé, et nous nous deman- dons, si la cour nous accorde gain de cause, où nous pourrons trouver notre part de succession. L'argent, où est-il ? En France. ou ailleurs ?

Mouvement judiciaire. Le Journal officiel publiera ce matin le mouvement judiciaire suivant. Sont nommés Conseillers A Amiens, M. Prouvost, avocat à la Cour d'appel d'Amiens, bâtonnier de l'Ordre; à Angers, M. Grémillon, procureur de la République à Angers. Procureurs A Clermont-Ferrand, M. de Mourgues, procureur à Brioude à. Brioude, M. Robert de Massy, substitut à Orléans à Angers, Lepelletier, procureur, à Clermont-Ferrand, Substituts A Orléans. M. du Ghalvou-Demersay, substitut à Montargis; à Montargis, M. De- vin, attaché à la chancellerie. Juges A Vannes, M. Fenoux, juge à Châteaudin, M. Picard, juge suppléant à Quimper. é1898/12/17 (Numéro 351).

PROUVOST, Bâtonnier de l'Ordre des Avocats.
Source: gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France, département Sciences et techniques, 8-TE77-587

Jules Prouvost-D’Elhougne, outre sa fille Marie (Mme D’Heilly) et une fille née et décédée jeune à St-Pol, a eu un fils : Georges Jules Augustin Prouvost, né à St-Pol le 31/10/1842, avocat à la Cour d’Appel d’Amiens qui a épousé à Amiens le 16/8/1871 Marie Lucie Pauline Demailly née à Amiens le 3/12/1846 (fille du Président du Tribunal Civil d’Amiens) ; les époux se séparèrent par jugement du 22/7/1882 qui fut converti en divorce par jugement du 13/8/1885. De leur union était née à Amiens le 29/4/1875 une fille, Juliette Marie Alice Prouvost, qui vivait en 1881 avec sa mère chez ses grands-parents Demailly. Je ne sais pas ce qu’elle est devenue car il n’y a pas de mention marginale sur son acte de naissance. C’est la dernière du nom Prouvost de sa branche. » Philippe Rammaert

 Dans leur descendance, Françoise Le Grain, née à La Tronche (Isère), mariée le 18 mai 1985, Ferney-Voltaire (Ain), avec Jean de Farcy, comte de Pontfarcy, né au château de Champfleury, Arquenay ; Laurent Vaudoyer, né en 1972,  marié avec Eléonore Le Grix de La Salle , descendant de Jacques, Chevalier, conseiller du Roi, président trésorier général de France et garde-scel au bureau des finances de la généralité de Bordeaux, Alphonse d'Heilly, né le 26 juin 1908, Roubaix ,décédé le 25 janvier 1979, Grenoble (Isère) (70 ans), prêtre jésuite, aumônier des Centres  de Préparation au Mariage, Véronique d'Heilly, née à Versailles (Yvelines), mariée le 21 juin 1997, Avignonet-Lauragais (Haute-Garonne), avec Bertrand de Castelbajac, né à Bordeaux, Élisabeth Dubois, née le 25 octobre 1907, Roubaix, décédée le 23 avril    1983, Epinay sous Sénart (75 ans), fille de la Charité de Saint Vincent de Paul.,  Voir, ci-dessous, le portrait d'un officier de la Garde nationale (n'est pas celui de Pierre-Constantin)

Prouvost-Bonami-cimetiere-RoubaixProuvost%20Gaspard%20-%201820-1891Valencienne-Notre-Dame


Prouvost-Gaspard.jpg

Leuridan-1-Prouvost-Gaspard

Leuridan-1-Prouvost-Gaspard

Transmis par le chanoine Leuridan grâce à Philippe Rammaert

« CÉRÉMONIE DE VILLERS-BRETONNEUX  Une touchante cérémonie funèbre a eu lieu à Villers-Bretonneux pour les victimes de la bataille livrée, le 29 novembre dernier, sur le territoire de cette commune. L'administration du chemin de fer du Nord avait bien voulu, en délivrant des billets à prix réduit, faciliter ce patriotique pèlerinage. On évalue à environ dix mille le nombre des étrangers qui se sont rendus à cette solennité, de tous les points des départements de la Somme, du Pas-de-Calais et du Nord. Cette immense foule, on le comprend, n'a pu trouver accès dans l'enceinte pourtant si vaste de l'église : mais les paroissiens l'ont pour ainsi dire agrandie par leur abnégation personnelle, en cédant leurs places aux étrangers.

L'église avait été décorée par. les soins de M. Demarcy, sous l'intelligente direction de M. Delplanque, avec autant da luxe que de goût. Le catafalque, dont la forme ogivale s'harmonisait avec le style d u mo nument, n'empêchait point la vue de pénétrer dans le sanctuaire. Des inscriptions rappelaient. les noms des régiments qui ont pris une part glorieuse à la bataille du 27 novembre : 2e régiment d'infanterie de marine, 43e, 65e et 75e de ligne, 2e chasseurs, 12e et 15° d'artillerie, compagnie du génie, 7e, 8e et ge bataillons du 48e régiment de marche des mobiles du Nord. Parmi les inscriptions empruntées aux Livres Saints, nous avons remarqué les suivantes, si bien appropriées à la circonstance : Leurs corps ont été ensevelis en paix et leurs noms vivront éternellement. (MATTHIEU, 2) Ils ont sacrifié leur vie pour ne pas être asservis. (DANIEL, 3) Mieux vaut pour nous mourir en combattant, que de voir les maux qui pèsent sur notre patrie. (MARC, 3) A Dieu ne plaise que nous prenions la fuite devant l'ennemi ! Mourons bravement pour nos frères et ne souillons pas notre gloire. (MACCHABÉES, 9) Est-ce que celui qui tombe ne se relèvera pas un jour ? (JÉRÉMIE, 8) La grand'messe a été chantée par M. Prouvost, curé-doyen de N. D. de Valenciennes, en présence de Mgr l'évêque d'Amiens, qu'assistaient M.

Morel, vicaire général, et M. Boucher, curé de la Cathédrale. Les fonctions de sous-diacre étaient remplies par un ancien aumônier de l'armée, M. Poiré, curé d'Herleville. On remarquait dans l'assistance M. le préfet de la Somme, les conseillers de préfecture, M. l'avocat général, le commandant de gendarmerie, M. de Thannberg, aide-de-camp du général Paulze d'Ivoy, M. le juge-de-paix de Corbie, de nombreux ecclésiastiques des diocèses d'Amiens, d'Arras et de Cambrai; des officiers et des soldats de l'armée du Nord, dont quelques-uns, blessés ou mutilés, ont vu la mort de si près dans les plaines de Villers ; enfin, de nombreuses familles des mobiles du Nord (citons celle de M. de Brigode), dont les enfants gisent aujourd'hui dans la grande allée du cimetière.

A l'issue de la messe, M. Potier, chanoine honoraire, curé de Saint-Etienne de Beauvais, est monté en chaire. Son discours, conçu en dehors des formes ordinaires de l'oraison funèbre, est de ceux qu'on n'analyse point. Il serait difficile, en effet, de rendre exactement le- caractère de cette parole toujours facile, souvent poétique, tantôt familièrement incisive, tantôt puissamment émue. Nous avons surtout été' impressionné par les aperçus sur l'immortalité de l'âme, sur l'héroïsme de la conscience, sur le sentiment de la patrie, sur les félons de l'honneur, et sur les doctrines matérialistes qui ont failli précipiter la France dans l'abîme. ,

On s'est ensuite rendu processionnellement au cimetière, où Monseigneur a fait l'absoute autour de ce long tertre, couvert de fleurs, qui recouvrent les dépouilles de 126 victimes.

M. le curé de Villers a adressé d'e chaleureux remercîments à Monseigneur qui a oublié les soins de sa santé pour aller présider à cette fête- funèbre ; à M. le Préfet, dont la démarche est un digne hommage rendu à la valeur de nos soldats; au clergé des diocèses voisins qui a voulu s'associer au deuil de nos contrées.

M. Dauphin, en qualité de préfet de la Somme, a remercié, au nom du Gouvernement, tous ceux qui ont contribué à cette cérémonie. C'est à Villers-Bretonneux, a-t-il dit, c'est dans ces plaines illustrées par la bravoure de nos soldats, de nos généraux et surtout de Faidherbe, qu'il' était juste de voir apparaître pour la première fois les uniformes français et les trois couleurs du drapeau national. Ces souvenirs de gloire se mêlent hélas! à ceux de nos revers. le Dieu des armées nous a abandonnés. En face de ces désastres inouïs, on est amené à en rechercher les causes. Est-ce parce que nous avons oublié Dieu que Dieu nous, a délaissés ? Est-ce parce que, plongés dans le culte des intérêts matériels.

Nous avons mis l'argent au-dessus du devoir? Est-ce parce que, déshabitués à faire nous-mêmes nos propres affaires, nous les avons imprudemment confiées à d'autres mains ? C'est pour toutes ces causes, et bien d'autres encore. Mais le sentiment du devoir, qu'éveille si énergiquement l'aspect de ces tombes, renaîtra dans la France régénérée, et ces héros pour qui nous venons de prier prieront pour nous à leur tour.

, Ces mâles paroles, si religieuses et si patriotiques, ont fait courir dans l'auditoire un murmure d'approbation qui n'a été contenu que par le respect dû aux lieux saints.

Monseigneur, atteint par une affection de larynx, qui nécessite son départ aux eaux du Mont-Dore, a exprimé à M. le Préfet le profond regret qu'il éprouvait de ne pouvoir traduire, par une voix affaiblie, les sentiments dont son cœur était rempli.

Cette fête funèbre laissera de profonds souvenirs à ceux qui en ont été les témoins. Mais cela ne suffit pas ; il faut qu'un monument plus durable de la piété publique honore la mémoire de ceux qui ne sont plus. Ce projet a été conçu par la municipalité de Villers et par M. Delplanque dont le zèle s'est si activement déployé en faveur de nos soldats pendant les tristes péripéties de cette guerre. Déjà il a reçu une offrande de 500 francs des mains de Monseigneur et une pareille somme donnée par un anonyme. Une quête, faite pendant la grand'messe pour cette même destination, a produit 900 fr. Tout fait donc espérer qu'on aura bientôt réuni les fonds nécessaires pour ériger, sur les tombes militaires de Villers-Bretonneux, un monument digne de ces héros du devoir, de ces martyrs de la conscience. Leurs noms resteront à jamais gravés sur la pierre, comme ils le sont dans le souvenir des familles, et aussi, devons-nous l'espérer, dans le Livre de Vie : car le sang versé pour la patrie crie miséricorde au Seigneur, et les champs de bataille, comme l'a dit l'éloquent prédicateur, sont bien souvent de nouveaux chemin de Damas qui conduisent à Dieu. (N* 2 du Dimanche). L'abbé J. CORBLET. » Souvenirs de Villers-Bretonneux : 4 juillet 1871Impr. de Yvert (Amiens) 1871

 
Bonami-Louis-Romain-Joseph Prouvost, né le 6 janvier 1817, prètre en 1847, vicaire à Faches la même année, curé de Thumesnil en 1853, entra en 1859 chez les Rédemptoristes, mourut le 16 mai 1894 comme supérieur de la Maison de Montauban (51).

Faches

Rue Carnot

«  Dès le XVIIIème siècle, la population de Thumesnil demande la construction d’une église dans le hameau, celle de Faches étant assez éloignée. Dans les années 1840, l’abbé Prouvost, vicaire à Faches, œuvre à la fondation d’une église dans le hameau de Thumesnil, désormais peuplé de 1711 habitants. En décembre 1850, l’église, qui a le statut de chapelle, est inaugurée, et en 1851, la préfecture décide d’ériger Thumesnil en paroisse. L’église néo-gothique est la première église française dédiée au Sacré-Cœur de Jésus-Christ, dont le culte est encouragé par le pape Pie IX. En 1898, une travée est ajoutée au bâtiment. La population ayant considérablement augmenté. Lors des inventaires de 1906, la population de Thumesnil s’oppose à l’entrée des représentants de l’Etat dans l’église ». © Association Culturelle et Historique de Faches-Thumesnil.


Leur sœur Rose-Marie, née le 3 janvier 1824,  fut Religieuse du Saint Sacrement.

Quelques notes :

Par Philippe Rammaert : « Les origines de la famille Grossemy : Jean Landry était raffineur de sel, comme le sera François Joseph à Tourcoing à la veille de la Révolution (…) Il y a peut-être quelque chose à expliquer avec l’émigration des Grossemy de Tourcoing avec les D’Elhougne puis les D’heilly… l’épouse de François-Henri-Jules Prouvost est-elle le seul enfant marié des Grossemy-Landry… ils se sont peut-être fixés  à Gand après leur passage à Erfurt puis Gand puis le retour provisoire à Tourcoing où ils ont récupéré les meubles non vendus…

En ce qui concerne la branche de Pierre Constantin Prouvost-Grossemy, oncle des 5 frères Prouvost-Defrenne :  Augustine Constance Grossemy est née à Tourcoing le 2/7/1777, fille de François Joseph, né à Hébuterne vers 1727, receveur des impôts de Mrs des Etats de Lille à Tourcoing et procureur d’Albert Imbert, Comte de la Basecque, et Marie Barbe de Massiet son épouse. J’ai retrouvé la nomination de François-Joseph Grossemy dans les registres aux résolutions particulières des baillis des Etats, d’abord comme contrôleur ambulant le 19/8/1755 puis à Tourcoing le 5/4/1760 (la nomination de 1760 est signée du Comte de la Basecque qui était certainement l’un des baillis et qui a  nommé Grossemy comme son receveur particulier par acte notarié passé en 1761 devant le Notaire Grossemy, frère ou cousin de François-Joseph Grossemy dont le mariage avec Marie Thérèse  Landry a eu lieu à Arras (St-Aubert) le 5/4/1761 avec bans à Arras et Tourcoing où il venait de s’installer avec son frère Basile. Le couple a eu au moins 8 enfants à Tourcoing de 1762 à 1777. Juste avant la Révolution Grossemy devint raffineur de sel à Tourcoing et son frère était l’un de ses ouvriers ; une demande de passeport mentionné dans un inventaire des Archives Nationales m’a mis sur la piste des déboires du couple qui a eu sa maison pillée lors de la retraite des hollandais de Tourcoing le 27/8/1793 date à laquelle ils ont fuit avec Basile Grossemy et leurs enfants et ont résidé à Erfurt en Thuringe ; ils ont été considérés comme émigrés et leurs meubles ont été séquestrés et en partie vendus ; ils sont rentrés le 12/10/1795 mais n’ont été rayés de la liste des émigrés que le 3/2/1802 et le séquestre de leurs biens non vendus a été levé. Je ne sais pas ce qu’ils sont devenus ensuite mais il est probable qu’une partie de la famille a résidé à Gand à moins qu’ils ne s’y soient fixés car je ne trouve pas de trace des décès à Tourcoing. Aujourd’hui, j’ai eu un indice supplémentaire car je n’avais pas trouvé le mariage Prouvost-Grossemy à Tourcoing et Roubaix et, dans la déclaration de succession de Pierre Constantin Prouvost, décédé jeune avec 2 fils mineurs à Roubaix le 12/11/1812 figure une mention concernant les droits matrimoniaux de l’épouse qu’elle tenait de son contrat de mariage passé devant Declercq, Notaire à Gand, le 8/6/1807 ; dans les biens du mari figure 1/6ième d’une maison à usage de filature occupée par la veuve Prouvost-Grossemy et ses beaux-frères et 1/6ième d’une maison à usage de Fabricant, rue Neuve, occupée par le défunt ; 1/6ième signifie que les biens provenaient de Pierre Constantin Prouvost (le Maire de Roubaix) alors que certains biens appartenaient par 1/12ième au défunt ce qui semble dire qu’il s’agissait de biens provenant d’une génération au dessus ou d’un partage antérieur (une autre maison à usage de fabricant était occupée par Ferdinand Bulteau-Prouvost, beau-frère du défunt).

2 des 3 enfants ont hérité de leurs parents : le fils aîné, Pierre Constantin, est resté célibataire et occupait à son décès, le 21/5/1876, une maison 58 rue du Grand Chemin (les 2 maison voisines étaient louées ; les construction seules des 3 maisons appartenaient à Pierre Constantin car le terrain était loué par bail emphytéotique consenti par l’Hospice de Roubaix en 1824 certainement à sa mère Augustine Constance Grossemy, décédée dans la même maison le 7/12/1840 ; son frère, Jules Prouvost, propriétaire à Amiens était légataire universel, différents legs particuliers ayant été consentis à des communautés religieuses et à la domestique du défunt.

Il faudrait avoir connaissance des différents partages (partages d’indivisions successorales, donations partages, dots, etc..) qui sont à l’origine de la formation des entreprises familiales. Pour y arriver, il ne manque pas de sources, mais de tables qui permettent de les utiliser. La mention ci-dessus de la filature exploitée par Mme Prouvost-Grossemy (successeur de son mari) avec ses 3 beaux-frères ; je n’ai pas trouvé l’original de l’association le 12 juin 1809 entre les 4 fils de Pierre-Constantin Prouvost-Destombes peu après son décès (17/7/1808) ; le contrat de société de commerce avait certainement pour but de ne pas diviser l’activité de leur père en conservant les biens en indivision avec leurs 2 sœurs Bulteau et Gruart. Il n’est pas impossible de penser que chacun des associés était fabricant pour son propre compte et que la société était destinée à écouler la production des associés à Roubaix et Rouen, sans que l’on sache si des membres de la famille ou des associés ont vécu à Rouen ! » Philippe Rammaert

Ferdinand Cortyl nous éclaire aussi : «  Voici le résultat de recherche faite par Philippe D'HEILLY

1ère génération

                1 GROSSEMY Augustine Constance, ° 02/07/1777 Tourcoing 59, + 07/12/1840 Roubaix 59, x  avec PROUVOST Pierre Constantin Joseph

                enfants :

                - 1. PROUVOST François Henri Jules (27/08/1810-07/07/1892) ° Roubaix 59  + Amiens 80 , x d'ELHOUGNE Julia Adrienne

2ème génération

                2 GROSSEMY François Joseph, ° 1728, + 1815, x v1760

                3 LANDRY Marie Thérèse, ° v1740

3ème génération

                4 GROSSEMY Jean, tailleur, ° v1695, x v1725

                5 GROSSEMY Marie, ° v1700

                6 LANDRY Jean, raffineur de sel, ° v1710, x v1730     

                7 BRUNEL Marie Marguerite, ° v1715

4ème génération

                8 GROSSEMY Robert, ° v1660, x 

                9 GODEFROY Marguerite, ° v1665

                10 GROSSEMY Antoine, ° v1670, x 

                11 REMON Marie Marguerite, ° v1675

                14 BRUNEL François, ° v1685, x 

                15 DAVESNE Isabelle, ° v1690

« D’Heilly (ou D’heilly – d’après les actes d’état-civil sur le Site des AD80 – mais pas d’Heilly, comme l’écrivent les descendants autres que ceux de la branche Edmond, sauf s’ils ont obtenu une rectification d’état-civil) :

Edmond (IV) D’Heilly-Duforest s’intéressait à l’histoire de sa famille mais il est décédé trop jeune ! Il avait écrit une généalogie D’Heilly ; son arrière-grand-mère Mme Edmond (I) D’Heilly-Prouvost a écrit ses mémoires sur la Guerre de 1870 à Villers-Bretonneux où elle s’était fixée par mariage. La famille, d’origine terrienne,  n’a rien à voir avec les sgrs d’Heilly et Anne de Pisseleu, marquise d’Heilly ; la chevalière armoriée avec le blason de la famille féodale n’a aucune légitimité (tous les Deroubaix, dans ce cas, pourraient utiliser les armoiries de Pierre, sgr de Roubaix, dont le père était un Herzele ; là aussi le chef d’hermines, comme pour les Ruyant de Cambronne, était la concrétisation de légendes généalogiques non fondées sur de prétendues ascendances jusqu’aux ducs de Bretagne) ! Je vais essayer de creuser la généalogie de la branche D’Heilly-Prouvost qui ne se trouve que partiellement dans l’Annuaire des Grandes Familles par suite d’alliances féminines. Ce que j’ai trouvé aux ADN est cependant intéressant et peut-être inconnu de Philippe D’Heilly. » Philippe Rammaert

"1ère génération

                1 d'HEILLY François, associé de Jules Dubois, ° 03/02/1866 Villers Bretonneux 80, + 11/08/1940 Roubaix 59, x 01/02/1899 Nice 06 avec DOLEAC Françoise

                               enfants :

                              - 1. d'HEILLY Jean (1904-1963), x DUBOIS Thérèse

                1 d'HEILLY Georges Augustin, Photo, ° 06/09/1867 Villers Bretonneux 80, + 31/10/1917 Tourcoing 59, x 13/07/1897 Tourcoing 59 avec ROUSSEL Valentine Léonie Marie

                               enfants :

                              - 1. d'HEILLY Anne Marie (27/02/1913-16/04/2000) ° Tourcoing 59  + Orléans 45 , x LEGRAIN Louis Henri Michel

                1 d'HEILLY Alphonse Marie Joseph, représentant en textile, ° 14/10/1870 Villers Bretonneux 80, + 17/05/1943 Versailles 78, x 11/04/1904 Bailleul 59 avec DECROIX Valentine Marie Joseph

                               enfants :

                               - 1. d'HEILLY Xavier Gérard Marie (30/11/1906-21/04/1966) ° Roubaix 59  + Hautmont 59 , x DANSETTE Anne Marie Lucie

                1 d'HEILLY Edmond, horticulteur à Wasquehal, ° 1875 Villers Bretonneux 80, + 1936, x 08/05/1909 Blankenberghe B avec d'HONDT Marguerite

                               enfants :

                              - 1. d'HEILLY Edmond (3/1911-15/04/1978), x DUCHATELET Marie Madeleine

2ème génération

                2 d'HEILLY Edmond Jean Baptiste, filateur à Villers Bretonneux, ° 28/02/1831 Villers Bretonneux 80, + 02/09/1889 Villers Bretonneux 80, x 31/08/1859 Amiens 80

                3 PROUVOST Marie Julie Connstance, Photo elle et son mari, ° 13/10/1837 St Pol sur Ternoise 62, + 18/08/1915 Roubaix 59

3ème génération

                4 d'HEILLY Jean Baptiste, bonnetier Photo, ° 19/02/1789 Villers Bretonneux 80, + 11/09/1874 Villers Bretonneux 80, x 19/04/1830 Amiens 80

                5 POIRE Eugénie, ° 29/09/1795 Amiens 80, + 29/09/1858 Villers Bretonneux 80

                6 PROUVOST François Henri Jules, avocat Bruxelles, avoué Amiens, ° 27/08/1810 Roubaix 59, + 07/07/1892 Amiens 80, x 1836 Londres GB

                7 d'ELHOUGNE Julia Adrienne, ° 08/12/1814 Bergen op Zoom B, + 05/04/1894 Roubaix 59

4ème génération

                8 d'HEILLY Jean, menuisier et bonnetier, ° 27/03/1753 Villers Bretonneux 80, + 11/09/1827 Villers Bretonneux 80, x 04/02/1778 Villers Bretonneux 80

                9 GAFFET Marie Françoise, ° v1755 Villers Bretonneux 80, + 27/05/1825 Villers Bretonneux 80

                10 POIRE Jean Baptiste, aubergiste, ° 1754, + 1814, x 1794

               11 SEVIN Marie Marguerite, ° v1760

                12 PROUVOST Pierre Constantin Joseph, ° 30/04/1782 Roubaix 59, + 12/11/1812 Roubaix 59, x 

                13 GROSSEMY Augustine Constance, ° 02/07/1777 Tourcoing 59, + 07/12/1840 Roubaix 59

               14 d'ELHOUGNE Jean, entrepreneur, ° 1770 Louvain B, + 1837 Gand B, x 

                15 van HEUKELOM Adèle Alletta, ° v1780 "

Notes données par Ferdinand Cortyl

Cousins germain de Pierre Constantin Joseph Prouvost
Base Roglo
•    Du côté de Jacques Prouvost:
o    Enfants de Pierre Prouvost:
    Pierre Joseph Prouvost 1725-1797 & Marie Catherine Ramery 1720-1771
    Marie Béatrix Prouvost 1728-1808
    Augustine Élisabeth Joseph Prouvost 1731-1801 & Liévin Joseph Defrenne, sieur du Gauc-quier 1728-1795
    Ursule Angélique Joseph Prouvost 1733
    Marie Marguerite Prouvost 1734-1794
    Jeanne Eléonore Amélie Prouvost 1737-1755
    Marie Catherine Joseph Prouvost 1740-1805
    Philippe Constantin Prouvost 1743-1785/
    Louis Joseph Prouvost 1747-1747
o    Enfants de Jean Fortunat Prouvost:
    Marie Françoise Constance Prouvost 1731
    Jacques Prouvost 1732
    Pierre Joseph Prouvost 1734
    François Alexandre Joseph Prouvost 1736
    Béatrice Prouvost 1738
    Louis Joseph Prouvost 1741-
    Marie Prouvost 1743
    Jean Baptiste Prouvost 1745
    Marie Marguerite Joseph Prouvost 1747
    Hyacinthe Félicité Henriette Josèphe Prouvost 1750-1783 & Florent Joseph de Meulenaere 1751-1812
    Gabriel Prouvost 1752
    Eléonore Prouvost 1755
•    Du côté de Marie Agnès Florin:
o    Enfants de Marie Catherine Florin:
    Pélagie Meurisse 1739-1790 & Pierre Philippe Hespel 1732-1807
    Marie-Angélique Meurisse 1749-1790 & Pierre Joseph Lepers 1755-1791
o    Enfants d'Ursule Henriette Florin:
    Agnès Ursule des Mazières & Bernard Albéric Preingué
o    Enfants de Pierre Constantin Florin:
    Philippe Nicolas Florin 1760 & Victoire Joseph Delebecque 1765-1829
    Florimond Albéric Florin 1762
    Marie Henriette Philippine Joseph Florin 1764 & Ferdinand Augustin Joseph Defrenne 1763
    Marie-Catherine Florin 1765-1832 & Basile François Bulteau 1756-1836
    Pierre Edulphe Florin 1766-1820 & Catherine Louise Frys 1776
    Marie Justine Florin 1773 & Charles François Tiberghien 1769-1810
    Charles Henri Florin 1774-1831 & Martine Augustine Liévine Defrenne 1782-1852
    Augustin Joseph Florin 1776
    Louis Aimable Florin & ? Scheppers
Total: 33 personnes.
Cousins issus de germains de Pierre Constantin Joseph Prouvost
•    Du côté de Jacques Prouvost:
o    Enfants de Marie Françoise Prouvost:
    Pierre Desruelles 1738-1747
    Marie-Catherine Desruelles 1739
o    Enfants de François Ignace Dassonville:
    Jean Baptiste Dassonville +1703
•    Du côté de Antoinette Masurel:
o    Enfants de Philippe Roussel, seigneur des Grands-Fossés:
    Alexandre Roussel, écuyer 1746-1825 & Marie Françoise Fiévet 1752
o    Enfants de Christine Pélagie Roussel:
    Philippe Joseph Castel 1749 & Marie Sophie Patallier 1757-1826
•    Du côté de Jean-Baptiste Nicolas Florin:
o    Enfants de Jean-Baptiste Florin:
    Bernardine Florin 1769 & Pierre Joseph Motte 1757-1794
o    Enfants d'Anne Josèphe Constance Florin:
    Martine Joseph Delebecque 1758-1837 & Jean-Baptiste Joseph Defrenne 1756-1810
    Victoire Joseph Delebecque 1760-1763
    Victoire Joseph Delebecque 1765-1829 & Philippe Nicolas Florin 1760
    Adélaïde Joseph Delebecque 1767-1841 & Louis Joseph Lepers 1766-1849
    Hyacinthe Josèphe Delebecque 1769-1841 & Floris Louis Joseph Defrenne 1766-1826
o    Enfants de Reine Emmanuelle de Fretin:
    Louis Wacrenier 1772-1842 & Clétine Defrenne 1782-1842
Total: 12 personnes.
     

Les alliances Virnot de Lamissart et Prouvost et leurs demeures au XVIII° siècle

Il y a eu quatre alliances entre les Virnot et les Prouvost : deux au XVIII°, deux au XX° siècle :

Rose-Marie VIRNOT de LAMISSART (1772-1851) épouse de Jean-Baptiste PROUVOST

Louis-Urbain VIRNOT de LAMISSART (1779- 1837), épouse Aimée-Joseph PROUVOST,

Au XX° siècle, Marthe VIRNOT épouse Georges PROUVOST

Brigitte VIRNOT épouse Christian PROUVOST

« Rose-Marie Virnot de Lamissart (1772-1851), épousa, le 13 Brumaire an III (Novembre 1795), Jean-Baptiste PROUVOST, né la Madeleine-lez-Lille, âgé de 29 ans, fils de Jean-Baptiste, « practicien» et de feue Marie-Madeleine-Elisabeth Baillant (fille de Jacques et de défunte Marie-Magdeleine Malfait), fils de « sieur Jean Baptiste Prouvost», né à Wasquehal, bourgeois de Lille en 1776, fils de Robert Prouvost et Marie-Anne Joseph Florin, décédé le  7/5/1797, sans postérité ; remariée à Marie-Jean-Charles Gennart, receveur des domaines, + 12/2/1834, + paroisse St-André 15/11/1881 dont le beau frère était Charles-Alexandre-Joseph Rameau:sans enfant et grand amateur de fleurs, celui-ci se retira a Mons-en-Pevele, ou il mourut laissant par donation entre vifs des 7 et 15 Septembre 1875 à la Ville de Lille, une somme de 480.000 francs pour l'érection d'un palais destine aux concours agricoles et aux expositions florales.

Palais Rameau LilleRameau

Leur sœur, Catherine-Sophie Virnot de Lamissart, née 18/1/ 1777, décédée à Wazemmes, 5/7/1859, épousa le 9/6/1800, Dominique-François Virnot, son cousin, dont postérité.

Leur frère Louis-Urbain Virnot de Lamissart, né le 23 Novembre 1779, décédé le 20 septembre 1837; en Prairial an X (3I mai 1802), épouse Aimée-Joseph PROUVOST, décédée le 30 Mai 1819, 44 ans, fille de Jean Baptiste Prouvost, négociant et Marie-Magdelaine Isabelle Joseph Baillant, dont un fils Urbain-Léon PROUVOST, né le 29 Fructidor, an XII (16 Septembre 1804), décédé le 26 Vendémiaire 15/12/04.

Prouvost-Aimee-fille-Prouvost-Jean-Baptiste

 

 

Jehan PROUVOST,

 né à Roubaix vers 1545, décédé à Wasquehal, époux d’Antoinette LEBLAN

|




|

|

Pierre PROUVOST,

laboureur à Wasquehal et peigneur de sayette, né vers 1590. Certaines sources le disent décédé le 7/12/1623 à Wasquehal, mais cela est incompatible avec la date de naissance de son fils. Il épouse Marguerite des TOMBES (Rentes héritières 2BXI 09C 1456 du 14/06/1623 er 2BXI 08B 956 du 15/03/1617)

Guillaume PROUVOST ca 1580-

|

|

Pierre PROUVOST,

né vers 1621, décédé le 19 février 1697 - Roubaix (Nord)épouse à Lille, le 20/12/1651, Philippotte de LESPIERRE, née à Croix le 14/12/1628, décédée à Roubaix en1709, fille de Jacques (v1600-+19/11/1639) et de Marguerite FLAMENG (vers 1600, décédée le 17/04/1646). Jacques est fils de Daniel DELESPIERRE, Seigneur de Wassegnies ca 1560-/1614Pierre et Philipotte eurent 10 enfants de 1652 à 1664.

Pierre PROUVOST 1606-1681

|

|

Guillaume PROUVOST

né le 03/03/1660, époux par contrat du 18/01/1690 à Lille (Tab 201/03) de Jeanne DUBOIS (fille de Jean °v1635 et de Jeanne d'ILLIES), née St André vers 1665, dont au moins 6 enfants nés à Wasquehal de 1692 à 1704,

Pierre PROUVOST, Echevin de Wasquehal 1648-1691

épouse

|

Marguerite de Lespaul

Robert Joseph PROUVOST

 né à Wasquehal le 30/04/1699, malade le 17/02/1744, épouse à Mouvaux, le  04/05/1738, Marie Anne Joseph FLORIN, dont 3 enfants connus

|

 

 

Jean Baptiste PROUVOST

Prouvost-Jean-Baptiste

 bourgeois de Lille par achat du 17/05/1776,

épouse Marie Madeleine Isabelle BAILLIANT, née à La Madeleine vers 1747, (fille de Jacques et de Marie Madeleine MONFROY), décédée à Wasquehal le 17/02/1744, demeurant à Marcq.

 

 

|

 

 

Jean Baptiste Joseph PROUVOST 1765-1797;  épouse Rose Marie VIRNOT de LAMISSART ;              sa soeur Aimée-Joseph PROUVOST, décédée le 30/05/1819, épouse Louis-Urbain VIRNOT de LAMISSART , 23/11/1779- 20/09/1837               

 

 

Quelques notes sur la Révolution

L'habitude courageuse que les Lillois et les militaires acquirent promptement du péril du bombardement fut bientôt marquée par un insouciant mépris des fureurs du général autrichien. La témérité succéda à la terreur, et les journées les plus fatales pour la ville furent marquées par des traits d'audace ou d'héroïsme, ou même de gaieté. Ainsi, pendant que des habitants se disputaient le glorieux danger d'arracher la mèche enflammée des obus ennemis, un d'entr'eux, le sieur Maes, perruquier, rue du Yieux-Marché-aux Moutons, courut ramasser un éclat de bombe et s'en servit à Finstant comme de plat à barbe pour raser dans la rue quatorze citoyens, riant au milieu du fracas des batteries ennemies. Sur la Grande-Place, on fit des parties avec des boulets que nous avaient envoyés les ennemis; les enfants reportaient à * Comme ces pompes et les nôtres furent détruites , ou par l'usage , ou par la mal veillance , on en fit construire d'autres pour les rend re aux propriétaires. Le compte de frais s'élève pour cet objet à 51,517 livres 15 sous. l'Arsenal ou sur les remparts les projectiles qu'ils avaient ramassés. Un d'entr'eux n'ayant pas, pour relever un boulet rouge, la casserole dont étaient munis ses camarades, crut pouvoir se servir d'un chapeau. Cette enveloppe ne tarda pas à être brûlée, ainsi que les doigts de l'artilleur novice. Les spectateurs, riant de sa mésaventure, vinrent avec de l'eau, tandis que d'autres se détachaient du groupe pour arracher la mèche d'un obus et l'empêcher d'éclater. Un boulet, lancé dans le lieu des séances du conseil de guerre, n'interrompit point la discussion. Seulement, un membre proposa de le déclarer en permanence comme l'assemblée, motion qui fut votée par acclamation. Un grenadier d'un bataillon de Volontaires, voyant son capitaine renversé, court à lui et lui tend la main ; à l'instant même une balle perce le poignet du grenadier; il présente l'autre main à son chef. elle est emportée par un boulet.

Sans proférer une plainte, il avance ce qui lui reste de bras et aide à relever l'officier.

Ovigneur servait une pièce sur le rempart; on accourt l'avertir que son épouse est sur le point de devenir mère ; il s'informe si elle est en sûreté. Rassuré sur ce point, il reste à sa batterie. On vient lui dire que sa maison est en flammes ; il voit en effet les tourbillons qui s'en élèvent. « Eh bien ! dit-il, moi, je suis à mon poste, je vais leur rendre feu pour feu. » Un sieur Lambelin avait sa maison attenante à l'église Saint-Étienne, qui était le point de mire des ennemis. Quand l'incendie se déclara, il voulut, au péril de ses jours, conserver le bonnet phrygien qui était à l'extrémité de la flèche; il grimpa sur le clocher qui s'embrasait et rapporta son trophée à la Maison-Commune.* Nos artilleurs se distinguèrent par leur adresse non moins que par leur intrépidité : Reboux, le plus adroit pointeur des canonniers lillois, lança au milieu d'un convoi une bombe qui fit sauter un caisson de poudre et tua tous les soldats qui le gardaient. Un boulet parti des remparts fit crever la culasse d'un mortier autrichien qui est encore aujourd'hui dans la cour de l'hôtel des Canonniers. Bien des Lilloises ne montrèrent pas moins de courage que leurs maris.

 APRÈS.

IL était temps que le duc de Saxe se retirât. Son artillerie, hors de service par l'usage immodéré qu'il en avait fait, le défaut de munitions , l'accroissement successif du camp de Lens , où se réunissaient les bataillons de volontaires prêts à marcher au secours de notre ville , ne laissaient au général autrichien nul moyen de continuer le siège. On prétend qu'avant de quitter la France il eut la pensée de renouveler sur Valenciennes et sur Condé la tentative qui venait d'échouer sur Lille. Mais l'approche de Beurnonville, l'arrivée prochaine de Dumouriez, lui firent abandonner ce projet ; il se retira précipitamment.

 ils firent afficher à Lille un placard contenant la proclamation suivante :

BULLETIN DE LA CONVENTION NATIONALE.

Lille, 6 octobre 1791, l'an t." delà république française.

Nous sommes entrés vers les huit heures du soir dans cette ville où l'on rencontre à chaque pas les traces de la barbarie et de la vengeance des tyrans.

Christine (sœur aînée d'Antoinette), d'après les rapports, est venue jeudi jouir en personne des horreurs commandées par son frère, qu'elle a si bien secondé. On a fait pleuvoir devant elle une grêle de bombes et de boulets rouges pour hâter la destruction de cette belle et opulente cité, qu'elle appelle un repaire de scélérats et qu'elle se plaignait de ne pas voir encore détruite, et elle s'est donné le plaisir de lui envoyer de sa main quelques boulets rouges.

Nos ennemis, trompés sur la fermeté et le patriotisme des citoyens de Lille, comptaient qu'une insurrection allait leur livrer la place; et c'est pour la provoquer que, sans s'arrêter aux lois de la guerre, ils commencèrent leur feu au retour du trompette qui leur apportait la fière et républicaine réponse que la Municipalité fit à la sommation du duc Albert de Saxe, et qu'ils dirigèrent partie de leur feu sur le quartier Saint-Sauveur, le plus peuplé de la ville, et dont les citoyens, toutes les fois qu'il a fallu déployer l'énergie du patriotisme, se sont constamment montrés les premiers. Mais le peuple, sur la lâcheté duquel on avait fondé de coupables espérances, s'est montré un peuple de héros. Le quartier Saint-Sauveur n'est plus, à la vérité, qu'un amas de ruines ; cinq cents maisons sont entièrement détruites; deux mille sont endommagées par un feu d'artillerie aussi nourri qu'un feu de file. Mais c'est là tout ce qu'ont pu faire les tyrans ; ils n'entreront jamais dans cette importante forteresse, dont ils ménagent les remparts parce qu'ils appartiennent au roi de France, et les maisons dont ils n'épargnent que celles qui se trouvent dans la rue Royale et les environs, quartier de l'aristocratie lilloise. Sous cette voûte de boulets qui, dans les moments d'attaque, couvre les citoyens que nous sommes venus admirer, encourager, consoler de leurs pertes, on a appris à déjouer les projets destructeurs de nos ennemis. On a descendu des greniers et des étages les plus exposés tout ce qui pouvait servir d'aliment au feu. On a rassemblé à la porte de chaque maison des tonneaux toujours remplis d'eau. Des citoyens distribués avec ordre veillent les bombes et les boulets rouges et donnent le signal convenu. On a vu des volontaires, des citoyens, des enfants même, courir sur la bombe et en enlever la mêche, courir après les boulets pour les éteindre avant qu'ils eussent roulé dans les maisons.

Les Autrichiens ont beaucoup perdu. Leur feu a cessé il y a environ deux heures et l'on dit qu'ils lèvent le siège. Ils se retirent, chargés de l'exécration des habitants du pays qu'ils ont rempli de meurtres de toute espèce, de brigandage et d'actes d'inhumanité, et de barbaries dont le récit vous ferait frémir.

Une foule d'actions dignes des héros des anciennes républiques méritent de fixer votre attention. Nous vous les présenterons dans une autre lettre. Les citoyennes ont égalé les citoyens par leur intrépidité ; tous, en un mot, se sont montrés dignes de la liberté.

Aussi longtemps qu'avait duré le péril, on n'avait pas eu le temps de le regarder en face. Dès que l'ennemi se fut retiré, on put considérer les désastres. Rien n'était affligeant comme la vue de certaines rues, par exemple, celles de Fives, de Saint-Sauveur, de Poids, du Croquet, etc., etc. Ce n'était qu'un monceau de décombres au milieu desquels se dressaient quelques pignons isolés, calcinés par le feu, lézardés, menaçant ruine. Quelques-uns portaient les traces des étages qu'ils avaient supportés. Parfois une poutre noircie par le feu et à demi consumée restait çà et là, suspendue par une de ses extrémités, ou était tombée en équilibre sur quelque pan de muraille dont la partie supérieure était renversée. Dans les maisons non incendiées, le faite des toits présentait de larges brèches ; les ardoises, les tuiles, les vitres étaient brisées, les planchers enfoncés*. Lors de l'incendie de Saint - Étienne, le métal des cloches, fondu par la flamme, coulait comme l'eau et se solidifiait dans sa chute en se mêlant avec celui des gouttières, etc. Plusieurs des habitants conservent encore des fragments plus ou moins considérables que l'on ramassa dans le ruisseau. Les malveillants ne manquèrent pas d'aller fouiller les cendres des habitations pour s'emparer de l'or, de l'argent et des métaux fondus qui s'y rencontraient. La municipalité dut proscrire ce genre de travail, ces débris étant devenus propriété nationale depuis que la Convention s'était engagée à rembourser le montant de toutes les pertes.

Les orfèvres, les marchands de fer, etc., reçurent des ordres en conséquence. Par la suite, un membre du conseil municipal, le sieur Derode, fut chargé de la vente de ces métaux ; il y en avait plusieurs millions de livres.

Des particuliers conservèrent et placèrent dans la façade de leur maison les boulets qui y étaient tombés et que les propriétaires regardent avec raison comme des joyaux qu'il est glorieux de conserver. C'est avec le fer des boulets ennemis que sera fait le monument commémoratif de ce siège, et que Lille va ériger, le jour du cinquantième anniversaire.

L'église Saint-Étienne avait été complètement ruinée; l'église Saint-Sauveur avait perdu la belle flèche ainsi que les obélisques en pierre d'A vesnes qui couronnaient sa tour ; l'élégante tourelle de la Bourse, le clocher des Jésuites, etc.,.avaient disparu sapés par les boulets.

La succession non interrompue des guerres dont la Flandre fut le théâtre explique facilement pourquoi l'on ne trouve pas à Lille ces édifices dont le reste du pays est si richement doté, et répond d'une manière honorable à ceux qui reprochent naïvement à Lille d'être privée de monuments. Qui a jamais songé à reprocher à un étendard les glorieuses brèches qu'y a laissées l'ennemi ou les stigmates qu'y a imprimés la bataille ?  « Les citoyens composant le tribunal de commerce du district de Lille, département du Nord. « Signé L. Laurent Deldicq, président; LEFEBVRE MOURCOU-BONNIER; J.-B. PROUVOST; Floris DELAOUTRE. »

 Membres composant le conseil-général de la Commune de Lille.

Corps municipal.

 


Maire.

François-Etienne-Jean-Baptiste ANDRÉ.

 

Officiers municipaux.

Barthélémy Brovellio.

Philippe-Joseph Questroy.

Pierre Maricourt.

Jacques Charvet.

Nicolas-Joseph Saladin.

Pierre-Marie-Régis Durot.

Jean-Louis-Mathurin Bernard.

Guillaume-Joseph-Lefebvre D'lienin.

Alexis-Joseph Mottez.

Benoit-Joseph Forceville.

François-Régis Devinck-Thiery.

Louis-Joseph Scheppers.

r Philippe Brame.

Théophile-Joseph Lachappelle.

Philippe-Joseph Mourcou.

Jean-Bap.-Aimable-Jos. Hautecœur.

André-Joseph Selosse.

Procureur de la Commune. François-Joseph Sacqueleu.

Substitut. Henri-François-Marie Devinck.

Par intérim. Philippe-Alexandre Rohart.

 

Notables.

Thomas-Joseph Roussel.

Guillaume-Simon-Albert Cuvelier-Brame.

François-Joseph Becu.

Jean-Baptiste Walop.

Jean-Baptiste-Augustin Didier Taviel.

Joseph Dehau.

Nicolas-Joseph Gentil.

Jean-Baptiste Prouvost.

François-Joseph Dupont.

Louis-Joseph Nolf.

Jacques-Bruno-Joseph Houzé.

Pierre-Joseph Sauvage.

Charles-Louis-Joseph Becu.

Jean-François Detoudi.

Alexandre-Joseph Deledeuille.

Séraphin-Joseph Mannier.

Pierre Dupont.

Philippe-Auguste Petit.

François-Bonaventure Théry.

Louis-Joseph-Michel-Fortuné François.

Henri-Elisabeth Moreau.

Aylmer Bryan.

Hubert-François-Joseph Capron.

François-Martel Delannoy.

Charles-François-Joseph Lefebvre.

Henri-Louis-Frauçois Laurent.

Jean-Baptiste Deledeuille.

Louis-Augustin-Joseph Dathis.

Ferdinand-Joseph Delannoy.

Philippe-Joseph Degand.

Louis-Joseph Decroix.

Hippolyte-Joseph Pinte.

Louis-François Darcy.

Ils habitaient l'hôtel  Virnot de Lamissart (Prouvost), 52, façade de l’Esplanade à Lille,

Hotel-Virnot-de-Lamissart-ProuvostVente hotel Virnot de Lamissart a LilleHôtel Virnot de Lamissart 52 façade de l’Esplanade Lill

     en janvier 1838, Barthélemy Delespaul, dit Delespaul Aîné, propriétaire avec son frère de la filature de lin Delespaul & Delespaul, maire adjoint de Lille, bienfaiteur des Hospices de Lille, (une rue de Lille portera son nom). 1805 – Lille-2 octobre 1854 à 49 ans, fils de Barthélémy Delespaul 1778-1813 et Henriette Julie Françoise Pollet, achète aux héritiers de Monsieur Virnot-Delamyssart, moyennant 91.720 francs, une belle maison avec atelier adjacent, située 73 rue de Jemmapes à Lille (actuellement 52, façade de l'esplanade à Lille), succession de Louis-Urbain VIRNOT de LAMISSART, 9° enfant de Charles-Louis, né le 23 Novembre 1779, décédé le 20 Septembre 1837 .

Pattou-Jean-facade-esplanade-Lille-Lamissart-Prouvost

Une onrique vue par le grand Jean Pattou.

Les parents de Louis Urbain Virnot de Lamissart-Prouvost habitaient

l'hôtel Virnot de Lamissart puis Quecq d'Henriprêt, 44, rue de la Barre à Lille.

Virnot-de-Lamissart-Armoirieshotel-virnot-de-lamissartArmoiries-Lenglart
          
  Il fut construit par Charles-Louis VIRNOT de LAMISSART de Musemberg (1737-1808),  second fils de Dominique, Syndic de la Chambre de Commerce en 1748 et de Marie-Marguerite COUSIN, frère d'Urbain Dominique Virnot et Catherine  Lenglart, Baptisé a St-Etienne le 13 Janvier 1737, licencié es-lois, Bourgeois de Lille par relief du 3 Avril 1761, avocat au Parlement de Flandre, Procureur du Roi aux Eaux et Forets. Conseiller Municipal en 1807, Trésorier de la Ville de Lille, II fit le dénombrement de deux fiefs a Bailleul en Avril 1782, et celui du fief de Musemberg à Séquedin en Janvier 1785, La Seigneurie de Lamissart était sise a Ennequin, pres de Wattrelos ; il mourut à Lille le 16 Mars 1808. Le 2 Juin 1760, à St-Etienne, il avait épousé Marie-Alexandrine LENGLART, ayant eu neuf enfants. (LENGLART: d'argent à l'aigle de sable), fille de Nicolas Hubert-Joseph Lenglart et de Alexandrine-Gabrielle-Albérique Carpeutier, baptisée Paroisse Saint Etienne le 5 Avril 1745 d'une famille liée à l'industrie de la dentelle depuis plus de 200 ans: "à l'époque de Louis XVI, Carpentier donne du travail   à un millier de dentellières, et ses bénéfices lui permettent de mener grande vie dans son hôtel décoré à la française"  Trénard: histoire d'une métropole. Y naquirent Julia Delannoy, grand mère du Général de Gaulle, son frère Henri et sa soeur Marie-Céline.


Charles Louis Virnot de Lamissart vendit "l'hôtel de Lamissart" qui porte encore son nom, 130 rue Royale à Lille, 
à
Pierre Joseph Du Chambge, baron d'Elbecq, maréchal de camp des armées du roi en 1786:

Hotel-de-Lamissart-130-rue-Royale-Lille

hotel-Lamissart-Prouvost-courhotel de Lamissart-Prouvost-LillePattou-Jean-Saint-Andre-Lille

façades et toitures sur rue, sur cour et sur jardin (cad. HI 13) ; en face, l'église Saint André.  

du-Chambge

Inscription par arrêté du 1er mars 1978.

Hotel-de-Lamissart-130-rue-Royale-Lille

 Urbain-Virnot-Lenglart Virnot-Prouvost-Alliancescharles-lenglart-van-nuffel

Urbain III Dominique et Catherine Virnot (par Heinsius), frère de  Charles-Louis Virnot, Sgr de Lamissart

Dehau-Virnot-XVIII-

Dehau-Virnot-XVIII

Dehau-Virnot-XVIII

Marie Dehau-Lenglart, Livre de famille, éditions "l'épi d'or", 2001

Le frère de Marie-Alexandrine était Charles Lenglart et Marie-Anne van Nuffel, un mécène et collectionneur du siècle des lumières, Seigneur de Lannoy et de Plancques, Chevalier du Lys par le roi Louis XVIII le 26 juillet 1814, Trésorier de la ville de Lille, Echevin, négociant, futur conseiller municipal, président du canton de 1813 à 1816, député de la ville de Lille au sacre de Napoléon,conservateur du musée de Lille.(1740-1816), mécène. Apparente aux familles bourgeoises de Lille83, Charles Lenglart épouse en 1767, Marie Anne van Nuffel, issue de la noblesse bruxelloise. Sur le plan artistique, il entretient des relations avec Jacques-Louis David,david Piat-Joseph Sauvage, piat-sauvageNoel Lemire, Jan Garemijn,garemijn2 Louis- Nicolas van Blarenberghe van-blarenberghe; Il  est lui-même peintre amateur et se montre attentif a la vie de l’école de dessin au sein de laquelle Il  remplit le rôle de commissaire a partir de 1782. En résumée, pour dépeindre Charles Lenglart, Il  suffit de dire qu'il est véritablement un homme du siècle des Lumières.

Dehau-Lenglart

Dehau-Lenglart

Marie Dehau-Lenglart, Livre de famille, éditions "l'épi d'or", 2001

Invitations-Thierry

InvitationsInvitations-Place-Saint-Martin-Virnot-Prouvost

Noms des personnes invitées  à la représentation d'Arlequin et des deux Alvarets " en l'hôtel Virnot, place Saint Martin à Lille:
on y repère quelques familles:
Virnot de Lamissart,  Quecq d'Henriprêt, de Savary du Gavre, de Brigode de Canteleu (peut être le maire de Lille; ou le beau frère de Catherine Virnot, Jean Chrysostome de Brigode);  de l’Espagnol , de Grimberie, Deprat?, de la Sozaie, le chevalier de Basserode (auteur de la gravure de la visite de Louis XVIII dans l’hôtel d'Avelin vendu par Pierre-Urbain Virnot au maire de Lille,  Louis Marie Joseph de Brigode), Quecq de Sevelingue, Danniaux, de Fosseux (futur maire de la Madeleine), d'Oldenbourg, du Plessis, d'Ennevelin, de Bourghelle, de Sommièvre. Bonnier, Barrois (le député et maire de Lille, gendre d'Urbain Dominique Virnot), Capron, Genart, LeThierry, Prouvost, Macquart, famille ascendante des Florin-Prouvost; Pierre Macquart, seigneur de Caudescure, secrétaire du général Marescot à l’armée du Rhin, devient enthomologiste distingué tandis que son frère Philippe fonde le muséum d'histoire naturelle de Lille), Lenglart (le célèbre collectionneur, frère des deux soeurs Virnot, échevin et trésorier de Lille, conservateur du musée, député de Lille au sacre de Napoléon Bonaparte, vice président de la Société de Sciences et des Arts), "ami de Jacques Louis David" (Trénard). Vanoenacker, Leplus, de Basserode , van Blarenberghe (la dynastie de peintre et miniaturistes du Roi), Bazire. Leplus, Alavaine, Mas, Van Brabant, Vogel, Bocquet, Lefebvre, Henry.

les-filles-virnot

Nous pouvons comparer les portraits familiaux ci dessus avec beaucoup des dessins des Watteau de Lille, ci-dessous, provenant de la collection de Charles Lenglart, principal mécène et immédiat parent des Virnot, Prouvost, Quecq d’Henriprêt, Lethierry d’Ennequin, Barrois, de Fosseux, de Raismes etc…On peut facilement imaginer que les modèles appartiennent à ces familles : le tableau ci-dessous pourrait parfaitement se passer dans un des hôtels familiaux.

           Watteau-Citoyenne-toilette-Arras-1791-Watteau-Lenglart-Virnot-Prouvost-Dehau-Quecq d’Henriprêt-Lethierry d-Ennequin-Barrois-de Fosseux-de Raismes

                             Watteau-Lenglart-Virnot-Prouvost-Dehau-Quecq d’Henriprêt-Lethierry d-Ennequin-Barrois-de Fosseux-de RaismesWatteau-Lenglart-Virnot-Prouvost-Dehau-Quecq d’Henriprêt-Lethierry d-Ennequin-Barrois-de Fosseux-de RaismesWatteau-Lenglart-Virnot-Prouvost-Dehau-Quecq d’Henriprêt-Lethierry d-Ennequin-Barrois-de Fosseux-de RaismesWatteau-Lenglart-Virnot-Prouvost-Dehau-Quecq d’Henriprêt-Lethierry d-Ennequin-Barrois-de Fosseux-de RaismesWatteau-Lenglart-Virnot-Prouvost-Dehau-Quecq d’Henriprêt-Lethierry d-Ennequin-Barrois-de Fosseux-de RaismesWatteau-Lenglart-Virnot-Prouvost-Dehau-Quecq d’Henriprêt-Lethierry d-Ennequin-Barrois-de Fosseux-de RaismesWatteau-Lenglart-Virnot-Prouvost-Dehau-Quecq d’Henriprêt-Lethierry d-Ennequin-Barrois-de Fosseux-de Raismes

Le neveu des Lenglart : Louis-Marie-Joseph  de Brigode-Kemlandt (1776-1827)

Blason-Louis-de-Brigode-neveu-Lenglart

Armoiries du Comte de Brigode - © infographie lillempire

Sacre-David-Louis-Brigode

Pair de France
Maire de Lille
 Chambellan de l'Empereur

Chevalier d'Empire 
Comte sous majorat en août de la même année.
né le 24 octobre 1776 (baptisé à l'église St Etienne) à Lille.

 Fils de Pierre de Brigode, Conseiller secrétaire du roi en la chancellerie du parlement de Flandres (31 décembre 1780), Marié le 6 août 1771 avec Marie-Catherine Recq ; son frère, Jean Chrysostome de Brigode de Canteleu, comte, échevin avait épousé Marie-Reine Lenglart,sœur de Catherine Charlotte Virnot-Lenglart,  de Marie-Alexandrine Virnot de Lamissart-Lenglart et de Charles Lenglart,  Ils étaient les enfants de Nicolas Hubert Lenglart, seigneur de la Motte, de Ponchel-Englier et de Lannoy, échevin de Lille et d’Alexandrine Carpentier, fille de Charles et Anne Catherine de Kerpen; le tableau ci dessous, par Jacops, peintre de la guilde d'Anvers, est signé et daté 1602; il est dans la descendance depuis cette époque.

 Famille-Carpentier-par-Jacobs-peintre-guilde-Anvers-date-1602

Louis-Marie est le frère de Romain-Joseph de Brigode-Kemlandt, baron d'empire (1775-1854), Auditeur au Conseil d'Etat (1804), député du Nord (1805-10, 1815-37), pair de France (1837), Fut créé baron de l'Empire, sur autorisation d'institution de majorat, par décret impérial du 2 janvier 1814. Confirmé dans le titre de baron héréditaire par lettres patentes du 4 juin 1830. Il naît le 27 février 1775 à Lille.Il épouse la troisième fille de Charles César de Fay de La Tour-Maubourg et d'Anastasie de La Fayette. Cette dernière est la fille aînée de La Fayette.

____________________________________________________________________________________________________________________
    ____________________________________________________________________________________________________________________    

Etudes parallèles des familles Prouvost et Virnot

Couverture-ProuvostCouverture-Virnot

La recherche offre des découvertes très passionnantes; nous avons été intéressés de découvrir la simitude de statut et de profil des familles Virnot et Prouvost sous l’Ancien Régime.

Cela commence déjà avant le XVII° siècle car les deux familles n’évoluent pas dans les villes: les Virnot viennent du village montagnard de Saint Nicolas de Givoye dans le Val d’Aoste, actuellement l’Italie ; les Prouvost sont installés, de date immémoriale, à Wasquehal où ils sont propriétaires terriens aisés. C’est seulement cognatiquement qu’ils descendent des Prouvost des Huchons -de Roubaix- dont Jehan fut bras droit de Pierre de Roubaix, proche collaborateur du duc de Bourgogne.

Aux XVII°, XVIII° et début du XIX° siècle, le parallèle entre deux familles de « bourgeois des Flandres » dont nous sommes si fiers, est étonnant de similitude:

Comparons donc quelques contemporains des deux familles :


Pierre VIRNOT (1649-1701)

magistrat-louis14-1680      Voyage-Louis-XIV-Lille

échevin de Lille en 1700, baptisé le 9 Novembre 1649,
épousa a Lille, paroisse St-Etienne, le 14 Juillet 1676, Marie-Elisabeth SAMPART,  fille de Jean, et de Catherine Coolen.

Il releva sa bourgeoisie le II Septembre 1676 et mourut Paroisse St-Etienne, le II Avril 1701.
Le décès de sa femme est du 14 Avril 1719, même paroisse.
En 1680, Catherine Coolen céda à ses deux gendres une maison avec savonnerie et saline au rendage de 400 florins et tant en argent qu'en huile, potasse, savon, sel gris et blanc, un fond de 20.000 florins au cours de 660 florins annuellement.  Pierre et Marie-Elisabeth avaient eu seize enfants.
ET
Pierre II  Prouvost (1648-1691)

eglise-ancienne-wasquehal

armes-de-lespaul
baptisé à Wasquehal le 09/06/1648, échevin de Wasquehal, (épitaphe à gauche de l'autel Saint Nicolas de l'Eglise de Wasquehal), épouse le 25 février 1669 Marguerite de Lespaul,  née le 30 janvier 1648 décédée le 27 janvier 1720, inhumée près de l'autel  Saint Nicolas de l'église de Wasquehal). Ils ont 4 enfants connus nés à Wasquehal de 1670 à 1678.
Elle est la fille de Jacques de Lespaul, Seigneur du Gauquier à Wattrelos, lieutenant de Roubaix de 1668 à 1672, maître de manufacture ; En 1690, il était réputé le plus riche de Roubaix;  il habitait le quartier de I'Hommelet.  il fit, cette année, un don de 200 livres à la Table des pauvres et lui remit en outre 900 livres pour capital d'une rente à charge d' obi. Honorable homme Jacques de Lespaul, seigneur du Gauquier à Wattrelos, mourut le 4 septembre 1691, âgé de 85 ans, et fut inhume dans I' église de Roubaix et Jehanne de le Dicque, fille de Gilles de le Dicque, Seigneur de la Boutillerie à Watrelos et Marguerite Flameng, dame de la Boutillerie, d'une famille notable de nombreux échevins et trois religieuses à l'hôpital Sainte Elisabeth.

Fourquenpire

Vers 1681, (1691), Marguerite de Lespaul, veuve de Pierre Prouvost lègue à la paroisse de Wasquehal centre trente livres parisis à charge de prières "  et le reste des revenus à acheter des camisoles pour les pauvres vieil hommes". Le 1° juin 1700, Marguerite de Lespaul, veuve de Pierre Prouvost, passe un accord avec les religieuses de l'hôpital Sainte-Elisabeth de Roubaix, par lesquelles deux parties s'interdisent pendant 50 années de planter des  bois montant; le long des héritages aboutissant à la piedsente du bourg au hamel de Blanchemaille (rue des Lignes) et à la piésente qui mène  de la précédente au chemin de la croisette du Pret à la rue Nain ( rue de l’Hermitage) ;  ladite Marguerite se réserve le droit de planter des baies d'épine.  (Archives de Roubaix, CG. 287.) (" Recueil de généalogies roubaisiennes" de l'abbé Th Leuridan).
« Pierre Prouvost, de Wasquehal, fils de Pierre, et de Péronne Florin, époux de Marguerite de Lespaul, de Roubaix, fille de Jacques et de Jeanne de Le Dicque, mort le 7 juin 1681; et inhumé dans l'église de Wasquehal où on lisait son épitaphe à gauche de l'autel Saint-Nicolas, légua à ladite église une somme de 350 livres parisis pour être converties en rente héritière, à charge d'an obit à trois psaumes et trois leçons, etc., avec distribution de camisoles à des pauvres vieux hommes. La veuve de Pierre Prouvost, Marguerite de Lespaul, mourut le 27 janvier 1720 et fut aussi inhumée dans l'église de Wasquehal, près de l'autel Saint-Nicolas où l'on voyait sa pierre sépulcrale. Elle fonda de même un obit à perpétuité, avec distribution de 4 camisoles à 4 vieilles femmes. Sur la censé occupée en 1748 par la veuve de Martin Franchomme, étaient assignés 15 florins par an pour celte fondation. Jacques Prouvost, leur fils aîné, fut également inhumé dans la chapelle Saint-Nicolas, sous une pierre de marbre. Mais, la plus importante fondation fut celle du pasteur Jacques Blampain. Par son testament des 16 juillet 1707 et 17 novembre 1708, levé le 4 septembre 1711, jour delà mort dudit pasteur, Me Jacques Blampain demande â être inhumé dans l'église de Wasquehal au-dessous du marchepied de l'autel de Notre-Dame. Il ordonne mille messes pour le repos de son âme et de celles de ses parents et amis trépassés. Il donne à l'église de Wasquehal la table d'autel du choeur avec la peinture de Saint-Vincent, les reliquaires d'ébène et d'écaillé enrichis de cuivre doré et argenté, les reliquaires de laiton rouge enrichis d'argent et de cuivre doré et  Généalogie manuscrite, 1748. — De Pierre Prouvost, arriére petit- fils de Jean Prouvost et d'Antoinette Le Blan, descend directement la belle famille Prouvost de Roubaix, l'une des plus distinguée de cette ville - où elle compte de nombreux représentants ; les derniers nés, arrière-neveux de M. Amédée Prouvost, constituent la douzième génération. » Leuridan
" Dans le cours du XVII' siècle, les représentants de cette branche de la famille de Lespaul, favoris de la fortune, ont quitté Roubaix pour s’établir à Lille,  où, insensiblement, ils ont pris rang parmi la noblesse.
Leur départ était, en novembre 1696, mis au nombre des malheurs publics: " Nous, lieutenant et gens de loy du marquisat de Roubaix, déclarons et certifions que ce lieu, quy par ci-devant a este renommé à raison de ses manufactures et des gens de considération quy l'habitoient, est présentement tombé  en décadence et dépérit par suite de plusieurs événements fatals, à savoir le feu quy, en 1684, a consommé la plus belle partie du bourg, les banqueroutes des marchands de Tourcoing et de Lannoy qui en ont causé beaucoup d'autres a Roubaix, la retraite des héritiers de Lespaul  et des principaux habitans quy ont pris leur résidence a Lille, les grandes contributions qu'on a du payer en 1693,  la famine arrivée en mesme tems, quy a mis à la besace 1es deux tiers des habitants, et nonobstant le secours des autres, plus de cinq cens desdits habitants seraient morts de pauvreté, de disette et de faim, le manquement de travail des manufactures  ont mis ce bourg à telle extrémité qu'il  ne retient plus rien de ce qu’ils a esté autrefois. Archives de Roubaix, EE. 25, n' 33) " Leuridan
Ils seront tous inhumés au sein même des différentes églises de la ville de Lille.

Autre ressemblance entre deux contemporains :
Pierre-Urbain VIRNOT (1678-1761)

magistrat-dauphin-lille-magistrat       

     
Baptisé le 3 Juillet 1678, décédé le 25 Novembre 1761, célibataire;
Directeur de la Chambre de Commerce, 
Juge consulaire,

ET
Pierre III Prouvost (1675-1749) 

st-pierre-de-lille   egl-st-maurice-lille
     la collégiale Saint Pierre de Lille                           Saint Maurice de Lille

Chateau-de-la-VigneTrubert-Prouvostrue-du-nouveau-siecle-pierre-prouvost

 
   baptisé le 6 janvier 1675, Wasquehal, Nord, décédé en 1749 (à l'âge de peut-être 74 ans), auteur d'une généalogie de la famille Prouvost. Marié le 5 octobre 1705, Lille (Saint-Etienne), Nord, avec Marie-Elisabeth Boutry, décédée le 3 octobre 1706. Marié le 5 septembre 1712, Lille (Saint-Maurice), Nord, avec Marie Claire Béatrix Trubert de Boisfontaines , née en 1687, décédée le 23 août 1715, Lille (Saint Pierre), Nord, inhumée, grande nef de l'Eglise Saint Pierre, Lille, Nord (à l'âge de 28 ans) après avoir reçu les Saints Sacrements, inhumée dans la grande nef de l'église Saint Pierre de Lille), fille de Pierre Trubert de Boisfontaines, receveur héréditaire des douanes et de Jeanne de Lespaul, après en avoir obtenu dispense en la cour de Rome. épousa, à Saint Maurice de Lille,  le 5 septembre 1712 sa cousine du deux au troisième degré, Marie Claire (1687-1715 décédée à l'âge de 23 ans neuf mois .

Il rédigea en 1748 la première généalogie de la famille Prouvost:
« Voila la description des descendants des Prouvost et de ceux qui se sont alliez
jusques a la fin de cette année mille sept cens quarante huit.
Et on peut dire sans vanité, que lesdits du surnom Prouvost,
ont toujours vécu en gens de biens, d’honneurs
et de bonne réputation en la foi catholique apostolique et romaine
et les plus notables des villages qu’ils ont habitez "

Renommee-famille-Prouvost-1748

il vivait à Lille, rue du Nouveau Siècle;
sa belle-sœur  Elisabeth-Julie Trubert de Boisfontaine, dame de La Vigne, épousa Philippe Emmanuel du Bus, comte du Bus, seigneur de Moustier, Ogimont et d'Acquignies ;
les deux autres furent religieuses à Argenteuil.



Constatons cela aussi chez ces deux contemporains :
Dominique VIRNOT (1683-1766)

dominique-virnot


baptisé le 8 Septembre 1683, marchand Salineur, Bourgeois par relief du 10 Novembre 1732,
épousa à Lille, paroisse St- Etienne, le 22 Janvier 1732, Marie-Marguerite-Joseph COUSIN, fille de Charles et de Marie Rohart ; baptisée le 2 Juillet 1700, décédée le 18 Octobre 1744.
Syndic de la Chambre de Commerce en 1748
(La chambre de commerce de Lille avait été crée par ordre du Conseil du 31 juillet 1714 ; la juridiction Consulaire par décret du mois de février suivant)
il mourut veuf le 12 Juin 1766. son portrait à cheveux blancs appartient à Urbain Virnot,
ayant eu trois enfants:
1° Urbain III Dominique Virnot  
2° Charles-Louis Virnot, Sgr de Lamissart  

3° Ignace-Joseph, né le 28 Septembre 1738, décédé le 3 février 1739

ET
Jacques II Prouvost (1699-1774)

armes-florin

roubaix-eglise-saint-martin
(1699-1774 inhumé dans l'église de Roubaix), Maître de manufacture,  épouse à Roubaix 1712 Marie-Agnès Florin (1712-1767), fille de Jean Nicolas Florin, membre de la Manufacture de Roubaix et administrateur de la table des Pauvres (1686-1737) et  Marie Catherine de Surmont (1692-1744), inhumée dans l'église de Roubaix, sœur de Pierre Constantin Florin,  Député suppléant aux Etats généraux de Versailles et premier maire de Roubaix (sa petite fille Sophie Florin épousa Henri II Prouvost) époux de Marie Bacon de Sains, fille de Philippe et  Augustine Macquart (de Terline),  de deux religieuses de l'abbaye de Wevelghem (1713 et 1715) et des Brigittines à Lille (1723):
Jacques et Marie Agnès Prouvost vont s'établir à Roubaix comme négociants et habitent la rue Pellart; n'étant pas fils de maître,  il entre dans la manufacture en 1734 grâce à son mariage avec la fille d'un maître." RP Louis d'Halluin.
Jacques Prouvost, un des cinquante maîtres de manufactures compris dans le corps de métiers en 1761, taxé à 10 livres d’impots, dans son livre de fabrique, mentionne les tissus suivants : satains de laine, satains anglais, les minorques, les prunelles, les satains soie. Mais, dans la région, c’était l’industrie de la laine qui occupait le plus grand nombre d’ouvriers.  Leur succession en 1775 dénombre leurs biens à Bondues, Tourcoing, Wasquehal, Roubaix, Estainpuis et Willems. A l'époque, le voyageur la Force, décrivant la Flandre en 1722, dépasse les estimations, en affirmant : « Outre les villes de la châtellenie de Lille, il y a des bourgs aussi considérables que des villes : Tourcoing et Roubaix sont de ce nombre et ne contiennent pas moins de 12000 âmes chacun. (histoire de Roubaix:Hilaire-Trénard,p 77)

Leurs enfants furent :
Stanislas Prouvost, né en 1736, baptisé le 2 septembre 1736, Roubaix (Nord).
Alexandre Prouvost, né le 24 novembre 1738, Roubaix (Nord), baptisé le 25 novembre 1738, Roubaix (Nord), marchand.  Marié avec Rosalie Coulon, née en 1745, décédée le 20 septembre 1780, Roubaix (Nord), inhumée le 22 septembre 1780, Roubaix (Nord) (à l'âge de 35 ans).
Augustin Prouvost, né le 29 décembre 1742, Roubaix (Nord), baptisé le 30 décembre 1742, Roubaix (Nord), prêtre, vicaire de Bersée, curé d'Hertain.
Ursule Prouvost, née le 11 avril 1745, Roubaix (Nord), baptisée le 11 avril 1745, Roubaix (Nord), décédée en décembre 1747, inhumée le 12 décembre 1747, Roubaix (Nord) (à l'âge de 2 ans).
Pierre Constantin Joseph Prouvost, né le 7 juin 1747, Roubaix (Nord), baptisé le 8 juin 1747, Roubaix (Nord), décédé le 17 juillet 1808, Roubaix (Nord) (à l'âge de 61 ans), négociant, manufacturier, député du Tiers-Etat aux Etats-Généraux de Versailles, maire de Roubaix.  Marié le 21 février 1775, Roubaix (Nord), avec Marie Henriette Destombes, née le 13 mars 1747, Roubaix (Nord), baptisée le 14 mars 1747, Roubaix (Nord), décédée le 22 juin 1798, Roubaix (Nord) (à l'âge de 51 ans).
Ursule Prouvost, née le 28 avril 1752, Roubaix (Nord), décédée le 9 septembre 1753, Roubaix (Nord), inhumée le 11 septembre 1753, Roubaix (Nord) (à l'âge de 16 mois).

Deux grandes figures Virnot et Prouvost ont aussi ce parallèle :

Urbain III Dominique VIRNOT (1734-1794)

Blason-Virnot            urbain-dominique-et-catherine-virnot-par-heinsius             lenglart-Blason


 fils de Dominique, Syndic de la Chambre de Commerce en 1748; la Chambre de Commerce avait été créée par ordre du Conseil du 31 Juillet 1714; la juridiction Consulaire par décret du mois de février suivant, et de Marie-Marguerite-Joseph COUSIN.
Il naquit à Lille, paroisse St-Etienne, le 15 Janvier 1734,
Consul et Négociant changeur, Bourgeois par relief du 17 Décembre 1764, il épousa a la même paroisse le 4 Juin 1764 Catherine-Joseph-Charlotte LENGLART (1745-1818), (LENGLART: d'argent à l'aigle de sable), fille de Nicolas Hubert-Joseph Lenglart et de Alexandrine-Gabrielle-Albérique Carpentier , baptisée Paroisse Saint Etienne le 5 Avril 1745 d'une famille liée à l'industrie de la dentelle depuis plus de 200 ans: "à l'époque de Louis XVI, Carpentier donne du travail à un millier de dentellières, et ses bénéfices lui permettent de mener grande vie dans son hôtel décoré à la française"  Trénard: histoire d'une métropole. 

M. et Mme Virnot-Lenglart habitaient rue de Gand (place Saint-Martin), un hôtel où la jeune génération donna de charmantes représentations avant les sombres jours de la Révolution et de l'Invasion ; Dans l'hôtel de la rue de Gand, une vaste salle avait longtemps servi déjà de théâtre de Société. Louis Lenglart brossait les décors; la jeune et élégante Catherine Virnot de Lamissart, épouse de Dominique Virnot était une prima Donna délicieuse et on se rappela longtemps une représentation de la Flute enchantée, particulièrement brillante.
Le 11 Frimaire an II (Dimanche 27 Octobre 1793) alors que le pays était encore occupe par les armées coalisées, Urbain-Dominique, sur les instances de Pierre-Augustin Serrurier son fermier, se rendait a Bouvines afin d'apprécier les dégâts causes dans sa propriété de la Court pendant les cinq mois que les troupes ennemies de la République avaient occupe le territoire de cette commune; entre Ascq, Sainghin et Lezennes, il se trouva tout-a- . coup cerne par deux groupes de cavaliers et hussards autrichiens et fut emmené a Tournai ainsi que sa femme et deux de ses enfants qui l'accompagnaient.
Au bout de deux jours Catherine-Charlotte Lenglart et son fils Louis furent remis en liberté, mais sur les instances du General Comte Kinsky  et du Capitaine Obern qui se plaignaient de n'avoir pu obtenir des Lillois l'élargissement de deux échevins de Templeuve-en-Dossemetz, le Prince de Cobourg  et le Duc d'York , les jugeant de bonne prise, décidèrent de retenir M. Virnot et sa fille Julie comme otages. François-Joseph, Comte Kinsky, ne en 1739, prit part a. la guerre de sept ans, a la campagne de 1788 contre les Turcs, et a celle de 1793-96 contre la France; il devint Grand-Maitre de l'Artillerie des Armées impériales et mourut en 1805. Vainqueur de Dumouriez a Nervinde, le feld-maréchal de Cobourg fut a. son tour vaincu a Tourcoing par Moreau a Wattignies, et a Fleurus par Jourdan. Deuxième fils de Georges III ne a Windsor en 1763, Evêque d'Osnabrick commandant des troupes anglaises envoyées au secours des impériaux, Fréderic d'York, jusqu'a la paix de Valenciennes, agit en commun avec le Prince de Cobourg.
Madame Virnot-Lenglart fit rédiger un procès-verbal de la capture de son mari, obtint du Directoire du département du Nord l'attestation qu'il n'était compris dans aucune liste des émigrés ou présumés tels, et que ses biens n'avaient pas été mis sous séquestre (Douai 4 Nivôse, an II); elle sollicita du Tribunal l'autorisation de pouvoir en son absence signer valablement des lettres de change  et vendre telle ou telle partie de biens de ville ou de campagne pour remplir les obligations auxquelles elle avait été fixée dans l'emprunt force; mais, pour obtenir l'échange des otages, les démarches multipliées  auprès du General La Valette et des représentants du peuple a la Convention restèrent vaines. La fortune d'Urbain-Dominique Virnot était considérable, mais au moment de sa capture il avait a faire face a des traites de 48.000 florins et de 90.000 marks a. Hambourg et Catherine-Charlotte Lenglart redoutait qu'elles ne fussent pas payées par ses correspondants. « Vous feriez bien, (sic) lui écrivait-on de Paris, le 7 ventôse 1794 si vous aviez encore chez vous quelques parties de potasse, de les offrir a. la Municipalité pour être employées a la confection du salpêtre, que l'on ne cesse actuellement de travailler pour la République (et qui serait certainement acceptée avec plaisir par nos frères ». Le prince-de Cobourg se refusa a rendre la liberté a la jeune fille qui s'était dévouée à son père, -mais comme l’étroite surveillance antérieure s'était relâchée, Julie Virnot en profita pour s'évader.
Transféré sous bonne garde a Cysoing, puis dans le fort de Condé, Urbain-Dominique Virnot y mourut le 3 Prairial an II (1° Juin 1794) après sept mois de captivité. Plus tard, il fut inhume a Lille St-André, par les soins de Charles Le Thierry.
Un magnifique portrait exécuté en 1771 par Heinsius représente le couple de M. et de Mme Virnot-Lenglart dans leur jeunesse, Urbain-Dominique en habit de velours, s'ouvrant sur un jabot de dentelle et un gilet de soie brochée, la perruque poudrée, nouée d'un ruban noir, avec sur le coté des rouleaux pommades, les lèvres bien dessinées, le nez aquilin, le regard tourne vers sa femme derrière laquelle il est appuyé ; de Catherine-Charlotte Lenglart, bornons-nous a dire que l'arrangement exquis de sa coiffure et de sa toilette de taffetas rose, l' élégance suprême des nœuds retenant le fichu et les manches doublées de dentelles ne peuvent qu'exciter l'admiration la plus enthousiaste. Son portrait, a cheveux blancs, appartient a M. Urbain Virnot-Ovigneur.

C'est Heinsius peut-être encore qui exécuta un portrait ovale d'Urbain Virnot, en habit rouge et gilet de soie brochée jaune, mais c'est a Iui certainement qu'on doit son pendant, celui de Catherine-Charlotte Lenglart ; ses traits en 1810 sont ceux d'une femme âgée déjà, mais pleine de vigueur et d'activité intellectuelle; le visage apparait souriant, les lèvres minces, le nez busque, les yeux. vifs et perçants. Sur une chevelure grisonnante un bonnet de dentelle blanche, décoré de plumes de Marabout gris-bleu; le corsage est de taffetas bleu-paon, décolleté en rond, et recouvert d'une fine barbe de dentelle. Otage des Autrichiens, il mourut au Fort de Condé.

12: Pierre IV Constantin Prouvost (1747-1808)

garemijn


échevin de Roubaix sous l'Ancien Régime ,
"Maître de Manufacture"
puis maire de Roubaix le 13 août 1795, 
l'un des principaux fabricants roubaisiens  après avoir échappé à la guillotine par la grâce de la "Réaction Thermidorienne" 
épouse Marie Henriette des Tombes (1747-1798),
fille de Jean Joseph des Tombes, 12° du nom, échevin de Roubaix de 1740 à 1751 comme ses oncles Charles et Jean et soeur de Louis-Joseph des Tombes, échevin de 1783 à 1790 ;  Reçu "Maître de Manufacture" en 1777, il devint l'un des principaux fabricants roubaisiens  et, avant la Révolution, figurait en tête des habitants les plus imposés de la paroisse.
Pierre Contantin Prouvost habitait rue Saint Georges à Roubaix, « une maison qu’il avait acheté avec cinq autres  pour la sommes de 530 florins, 13 patars et 5 deniers aux héritiers d’Albert et Joseph Lecomte. La maison avait un magnifique jardin dont les murs étaient couverts de vignes de raisins bleus et blancs. En été les fleurs donnaient un air enchanteur à la propriété, plantée d’arbres à fusées, dont on cueillait les fruits en juillet ; on y trouvait aussi des beurrés, des callebasses, l’amande de Suède. Il y avait deux grandes pelouses qui furent la cause d’un procès entre Constantin Prouvost et son voisin, Pierre Rouzé qui avait la prétention d’y curer son linge. Constantin Prouvost ne dédaignait pas les plaisirs de la table. Les faïences de porcelaine de Tournai et de Lille étaient, à cette époque, d’un usage courant. Il y avait chez lui, de belles pièces d’argenterie portant la marque des Fermiers Généraux de Lille : l’alouette volante : parmi ces pièces, on admirait une grande cafetière Louis XV et un important service à liqueur Louis XVI composé de quatre carafons garnis de rinceaux et roses et, au centre, une pyramide surmontée d’une grosse boule d’argent qui représentait, sans doute, une montgolfière, très à la mode, même dans le ?, à la suite des ballons inventés en juillet 1783. » Ce journal, Pierre-Joseph Prouvost le tenait sur un ordo de Tournai, diocèse auquel appartenait Roubaix. Ce Pierre Prouvost, né en 1725, à Roubaix, avait épousé Marie-Catherine de Ramery, de Mons, en Belgique. Il habitait rue du Fontenoy. Il était l’un des cinquante maîtres de manufacture de tissus. Il était imposé à 12 livres. Le document qu’il nous a laissé est bien curieux. Le 2 novembre 1771, écrit il, nous avons mis en bouteilles une pièce de champagne rouge venant de Monsieur Roussel, de Tourcoing. Nous avons payé 221 florins 15. Il y avait en cave : Bourgogne, vieux Frontignan, vin de Rilly, une pièce de champagne à 22 de gros la pièce, une pièce de Macon à 14 de gros. (…) : Pierre Prouvost reçoit le 20 janvier, la famille : l’abbé Prouvost, Philippe Constantin, son père, Pierre Constantin, son oncle, sa sœur Béatrice Prouvost, qui fut prieure de l’Hôpital sous la Révolution,  sa mère Agnès Florin et d’autres.  (…) : Le 1° septembre, table ouverte pendant trois jours pour fêter la dédicace ducate de Roubaix) : grande réunion des familles de Fontenoy, Desmazières, Charvet, Lenôtre, Deldique,  Deffrennes, Delannoy.
En cette circonstance, on a bu 27 bouteilles de Mâcon et 25 flacons de champagne. L’année terminée, on fait l’inventaire de la cave : Pierre Prouvost constate qu’on a consommé pour l’année 1771-72, en liqueurs, Macon, Rilly, Bourgogne et Champagne, 187 flacons et 175 bouteilles ". Extraits d’un article par Ernest Prouvost, le peintre, fils de Liévin, auteur de la branche puinée.

Sa « vertueuse femme » Henriette Destombes s’alarmait de cette prospérité pour l’avenir spirituel de ses enfants. Lorsque survinrent les mauvais jours de la révolution, beaucoup de riches propriétaires, craignant la confiscation de leurs biens, crurent prudent de les vendre pour les convertir en assignats faciles à emporter en exil. Pierre-Constantin vendit la plupart de ses propriétés. Il pensait bien que ses opinions pouvaient à tout instant l’obliger à émigrer ; mais il ne put s’y résigner. Il envoya sa femme et ses enfants dans un village voisin et se cacha dans une des dernières propriétés qu’il avait conservées. Après le 9 thermidor, le 26 messidor an III (14 juillet 1795), le représentnat du peuple Delamarre notifia à Pierre-Constantin Prouvost sa nomination comme maire de Roubaix» AE Prouvost. Le 22 vendémiaire an IV, avec le conseil municipal, il leva, comme maire, le séquestre apposé  sur la caisse du précepteur pour employer les fonds comme secours aux pauvres.  "Homme généreux et probe, il avait proposé à sa commune trois actions principales. D'abord, venir en aide aux pauvres. Ensuite, protéger les cultivateurs  dont les charrois réquisitionnés les forçaient à négliger les champs. Enfin, défendre l'hygiène de Roubaix dont les citoyens laissaient  devant les domiciles des amas de boue et d'immondices ». Le souci des autres pour faire leur bonheur, déjà." Albert Prouvost Toujours plus loin " On peut le considérer comme le fondateur de la fortune industrielle des Prouvost ".
A l'époque, Panckoucke écrit dans son Petit Dictionnaire Historique et Géographique de la châtellenie de Lille : « Beaucoup de villes ne valent pas le bourg de Roubaix tant dans la beauté des maisons du lieu que dans le nombre de ses habitants ».
Leurs sept fils furent négociants:  Pierre Constantin Prouvost, né le 28 avril 1776, Roubaix (Nord), baptisé le 28 avril 1776, Roubaix (Nord), décédé le 25 mars 1781, Roubaix (Nord) (à l'âge de 4 ans).
    Eléonore Prouvost, née le 6 mai 1777, Roubaix (Nord), baptisée le 6 mai 1777, Roubaix (Nord). Mariée, Roubaix (Nord), avec Ferdinand Bulteau, né le 9 décembre 1770, Roubaix (Nord), baptisé le 10 décembre 1770, Roubaix (Nord), fabricant. La fille de son frère épousa Esprit Charles Gabriel de Bully, Payeur général du Trésor Royal à Lille, Chevalier du Lys, propriétaire du château de Coeuilly, fils de Charles, avocat en Parlement de Paris, payeur général du Trésor Royal à Lille, député du Nord, conseiller municipal de Lille, d’une illustre et très ancienne lignée d’écuyers:
    Albertine Prouvost, née le 17 décembre 1778, Roubaix (Nord), baptisée le 17 décembre 1778, Roubaix (Nord), décédée le 14 avril 1849, Roubaix (Nord) (à l'âge de 70 ans). Mariée le 8 août 1804, Roubaix (Nord), avec Aimé Gruart, né le 28 septembre 1778, Roubaix (Nord), baptisé le 28 septembre 1778, fabricant de tissus.
    Augustin Joseph Prouvost, né le 7 septembre 1780, Roubaix (Nord), baptisé le 7 décembre 1780, Roubaix (Nord), décédé en 1816 (à l'âge de 36 ans), négociant.Marié le 26 mai 1806, Roubaix (59), avec Henriette Thérèse Destombes, née le 5 octobre 1778, Roubaix, baptisée le 5 octobre 1778, Roubaix (Nord), décédée le 10 janvier 1808 (à l'âge de 29 ans).
    Pierre Constantin Prouvost, né le 30 avril 1782, Roubaix (Nord), baptisé le 30 avril 1782, Roubaix (Nord), décédé le 12 novembre 1812, Roubaix (Nord) (à l'âge de 30 ans), négociant.Marié avec Augustine Constance Grossemy.
    Henri Prouvost, né le 19 novembre 1783, Roubaix (Nord), baptisé le 20 novembre 1783, décédé le 20 août 1850, Roubaix (Nord) (à l'âge de 66 ans), fabricant, filateur, négociant.Marié le 1er août 1809, Roubaix (Nord), avec Liévine Defrenne, née le 25 novembre 1791, Roubaix (Nord), décédée le 4 novembre 1824, Roubaix (Nord) (à l'âge de 32 ans). (sa soeur épousa Gaspard-Aimé Charvet, Membre de la chambre de Commerce et conseiller municipal de Lille) dont  Rose, religieuse du Saint Sacrement, Louis-Camille, supérieur des Rédemptoristes, Gaspard-Justine, doyen de Valenciennes.

    Bon Ami Prouvost, né le 27 mars 1785, Roubaix (Nord), baptisé le 28 mars 1785, décédé le 8 mai 1827, Roubaix (Nord) (à l'âge de 42 ans), négociant, administrateur des Hospices (parrain: Philippe Constantin Prouvost 1743-1785/ ). Marié le 6 décembre 1813, Roubaix (Nord), avec Camille Defrenne, née le 21 janvier 1793, Roubaix (Nord), baptisée le 22 janvier 1793, Roubaix (Nord). (sa soeur épousa Gaspard-Aimé Charvet, Membre de la chambre de Commerce et conseiller municipal de Lille)  dont  Rose Prouvost, religieuse du Saint Sacrement, Louis-Camille  Prouvost, supérieur des Rédemptoristes, ordre fondé en 1732 par Saint Alphonse de Liguori (1696-1787). Gaspard-Justine Prouvost,  doyen de Valenciennes (Un doyen est également le prêtre coordinateur d'un doyenné, c'est-à-dire d'un ensemble de plusieurs paroisses). 
 
Pierre Constantin Prouvost (1747-1808), officier de la Garde Nationale dt  François Henri Prouvost, avocat Cour de Bruxelles épx de Julia d'Elhougne dt Marie  ép d'Edmond d'Heilly  et 
Georges Jules Prouvost, avocat, conseiller à la cour d'appel d'Amiens, lieutenant des Gardes Nationaux époux de Marie Lucie de Mailly.
 Dans leur descendance, Françoise Le Grain, née à La Tronche (Isère), mariée le 18 mai 1985, Ferney-Voltaire (Ain), avec Jean de Farcy, comte de Pontfarcy, né au château de Champfleury, Arquenay ; Laurent Vaudoyer, né en 1972,  marié avec Eléonore Le Grix de La Salle , descendant de Jacques, Chevalier, conseiller du Roi, président trésorier général de France et garde-scel au bureau des finances de la généralité de Bordeaux, Alphonse d'Heilly, né le 26 juin 1908, Roubaix ,décédé le 25 janvier 1979, Grenoble (Isère) (70 ans), prêtre jésuite, aumônier des Centres  de Préparation au Mariage, Véronique d'Heilly, née à Versailles (Yvelines), mariée le 21 juin 1997, Avignonet-Lauragais (Haute-Garonne), avec Bertrand de Castelbajac, né à Bordeaux, Élisabeth Dubois, née le 25 octobre 1907, Roubaix, décédée le 23 avril    1983, Epinay sous Sénart (75 ans), fille de la Charité de Saint Vincent de Paul.

Observons aussi deux femmes d’exception, contemporaines :

Catherine-Joseph-Charlotte LENGLART (1745-1818), 

les-filles-virnot

(LENGLART: d'argent à l'aigle de sable), fille de Nicolas Hubert-Joseph Lenglart et de Alexandrine-Gabrielle-Albérique Carpentier , baptisée Paroisse Saint Etienne le 5 Avril 1745 d'une famille liée à l'industrie de la dentelle depuis plus de 200 ans: " A l'époque de Louis XVI, Carpentier donne du travail à un millier de dentellières, et ses bénéfices lui permettent de mener grande vie dans son hôtel décoré à la française"  Trénard : histoire d'une métropole.
Le 11 Frimaire an II (Dimanche 27 Octobre 1793) alors que le pays était encore occupe par les armées coalisées, Urbain-Dominique, sur les instances de Pierre-Augustin Serrurier son fermier, se rendait a Bouvines afin d'apprécier les dégâts causes dans sa propriété de la Court pendant les cinq mois que les troupes ennemies de la République avaient occupe le territoire de cette commune; entre Ascq, Sainghin et Lezennes, il se trouva tout-a- . coup cerne par deux groupes de cavaliers et hussards autrichiens et fut emmené a Tournai ainsi que sa femme et deux de ses enfants qui l'accompagnaient.
Au bout de deux jours Catherine-Charlotte Lenglart et son fils Louis furent remis en liberté, mais sur les instances du General Comte Kinsky  et du Capitaine Obern qui se plaignaient de n'avoir pu obtenir des Lillois l'élargissement de deux échevins de Templeuve-en-Dossemetz, le Prince de Cobourg  et le Duc d'York , les jugeant de bonne prise, décidèrent de retenir M. Virnot et sa fille Julie comme otages. François-Joseph, Comte Kinsky, ne en 1739, prit part a. la guerre de sept ans, a la campagne de 1788 contre les Turcs, et a celle de 1793-96 contre la France; il devint Grand-Maitre de l'Artillerie des Armées impériales et mourut en 1805. Vainqueur de Dumouriez a Nervinde, le feld-maréchal de Cobourg fut a. son tour vaincu a Tourcoing par Moreau a Wattignies, et a Fleurus par Jourdan. Deuxième fils de Georges III ne a Windsor en 1763, Evêque d'Osnabrick commandant des troupes anglaises envoyées au secours des impériaux, Fréderic d'York, jusqu'a la paix de Valenciennes, agit en commun avec le Prince de Cobourg.
Madame Virnot-Lenglart fit rédiger un procès-verbal de la capture de son mari, obtint du Directoire du département du Nord l'attestation qu'il n'était compris dans aucune liste des émigrés ou présumés tels, et que ses biens n'avaient pas été mis sous séquestre (Douai 4 Nivôse, an II); elle sollicita du Tribunal l'autorisation de pouvoir en son absence signer valablement des lettres de change  et vendre telle ou telle partie de biens de ville ou de campagne pour remplir les obligations auxquelles elle avait été fixée dans l'emprunt force; mais, pour obtenir l'échange des otages, les démarches multipliées  auprès du General La Valette et des représentants du peuple a la Convention restèrent vaines. La fortune d'Urbain-Dominique Virnot était considérable, mais au moment de sa capture il avait a faire face a des traites de 48.000 florins et de 90.000 marks a. Hambourg et Catherine-Charlotte Lenglart redoutait qu'elles ne fussent pas payées par ses correspondants. « Vous feriez bien, (sic) lui écrivait-on de Paris, le 7 ventôse 1794 si vous aviez encore chez vous quelques parties de potasse, de les offrir a. la Municipalité pour être employées a la confection du salpêtre, que l'on ne cesse actuellement de travailler pour la République (et qui serait certainement acceptée avec plaisir par nos frères ». Le prince-de Cobourg se refusa a rendre la liberté a la jeune fille qui s'était dévouée à son père, -mais comme l’étroite surveillance antérieure s'était relâchée, Julie Virnot en profita pour s'évader.
Transféré sous bonne garde a Cysoing, puis dans le fort de Condé, Urbain-Dominique Virnot y mourut le 3 Prairial an II (1° Juin 1794) après sept mois de captivité. Plus tard, il fut inhume a Lille St-André, par les soins de Charles Le Thierry.
Un magnifique portrait exécuté en 1771 par Heinsius représente le couple de M. et de Mme Virnot-Lenglart dans leur jeunesse, Urbain-Dominique en habit de velours, s'ouvrant sur un jabot de dentelle et un gilet de soie brochée, la perruque poudrée, nouée d'un ruban noir, avec sur le coté des rouleaux pommades, les lèvres bien dessinées, le nez aquilin, le regard tourne vers sa femme derrière laquelle il est appuyé ; de Catherine-Charlotte Lenglart, bornons-nous a dire que l'arrangement exquis de sa coiffure et de sa toilette de taffetas rose, l' élégance suprême des nœuds retenant le fichu et les manches doublées de dentelles ne peuvent qu'exciter l'admiration la plus enthousiaste. Son portrait, a cheveux blancs, appartient a M. Urbain Virnot-Ovigneur.
Après avoir procédé au partage de ses biens le 4 Mai 1810, Catherine-Charlotte Lenglart décéda le 30 juin 1818, ayant eu neuf enfants ; il existe un inventaire de 1818 après décès de Catherine Lenglart, veuve de Urbain-Dominique Virnot, en sa demeure 56, rue de Tournay à Lille : côté objets (un cartel doré avec statue bronze prisé à la forte somme de 450 F) et meubles (piano, bergères, fauteuils, etc...), il n'apporterait pas grand chose. Peut-être côté argenterie. Il y en a beaucoup : cafetière, théière, plateaux et des couverts nombreux, certains marqués DL, DV et LB. Il y avait un cabriolet (220 F), une calèche (400 F), une voiture forme antique (500 F), une vinaigrette (voiture découverte) 150 F). Il y avait aussi des fermes et des maisons à Lille. Le partage des biens de feu Urbain-Dominique Virnot a eu lieu le 4/5/1810 devant Salembier.

ET
Catherine Françoise Prouvost (1752 – 1801)

Logo-Manufactures-Royales-Dauphin-Lille-Roubaix-Saint-Denis

Calonne, protecteur-des-Manufactures-Royales-du-Dauphin-LilleUrne-Manufactures-Royales-du-Dauphin'Louise_Elisabeth_Vig%E9e-Lebrun_-_Marie-Antoinette_de_Lorraine-Habsbourg,_reine_de_France_et_ses_enfants_-

Chateau de Beaupré Durot   

 épousa, le 30 avril 1782, François Joseph DUROT 1747-1815, fils d’Arnould-François DUROT, bourgeois de Lille, remarquable exemple de parcours proto-industriel :
sa vie intense a été racontée par Alexis Cordonnier dans son article : « Une industrie d’art au siècle des lumières : l’indiennerie DUROT (1765-1790) : il créa ou racheta les:
Manufacture Royale des toiles peintes, indiennes & papiers peints en façon de damas & d'indiennes  de Lille qu’il créa : lettres patentes le 25 janvier 1770 (toiles frappées des armes fleurdelisées),
Manufacture Royale de verres, rachetée en 1775 et nommée sous la raison de son fils ainé « Louis-François Durot et fils », dirigée avec son gendre Auguste de LAGARDE ; cédée en 1777 à son associé Bernard Rousselle
Manufacture Royale de Mousselines d’Houplines  (association avec de Raincour) en 1768, Beau-père de Louis-François LEPERRE-DUROT, fondateur de la 
Manufacture Royale de porcelaines de Monseigneur le Dauphin,
crée le 13 janvier 1784 place des Carmes à Lille et fabriquait de la porcelaine dure cuite au charbon de terre. Marque au « dauphin couronné » et « A Lille »
Après la Révolution, elle fut dirigée par Gaboria. Elle ferma en 1817.
Marque au Dauphin Couronne porcelaine dure de Lille
Il installa sa  manufacture-château au château de Beaupré, à Haubourdin, propriété du comte de Roncq
François-Joseph est le frère d’Hubertine-Clotilde épouse d’Auguste Joseph de LAGARDE de BOUTIGNY , seigneur de Bielville & autres lieux trésorier de France au Bureau de Lille ,  chevalier , seigneur de Boutigny, substitut au Bureau des Finances de Lille 1717-1749 
de Dorothée-Julie Durot épouse de François-Joseph LEPERRE, fondateur de la Manufacture Royale de porcelaines de Monseigneur le Dauphin,neveu d’Antoine, dirige la chambre de Commerce de Lille , de Marie-Catherine et Amélie-Félicité  qui épousèrent deux frères : Pierre-François et Jean-Baptiste Beghein d’Aignerue.
de Pierre-Marie-Régis qui épousa la fille d’un des plus gros fabricant de toiles peintes des Pays-Bas catholiques : la gantoise Anne-Barbe CLEMMEN,
de Louis-François qui épousa Marguerite BAYARD, riche propriétaire aux Antilles.
de Nathalie-Françoise, dominicaine au couvent de Lille;
de Patrice-Joseph, religieux à l’abbaye de Marchiennes.
Alexandre Lauwick  peintre, petit-fils de Catherine-Françoise Prouvost,
Femme juive d’Alger 1861 par Alexandre Lauwick     Alexandre Lauwick
« Oeuvres exposées au salon annuel organisé par le Ministère de la Maison de l'Empereur et des beaux-arts (Surintendance des beaux-arts), en 1865, au Palais des Champs-Elysées à Paris. Tirage photographique sur papier albuminé représentant : - "Retour de l'enfant prodigue", tableau par François Germain Léopold Tabar, No 2030, appartient à l'auteur;
- "Léda", tableau par Gaston Casimir Saint-Pierre, No 1914, appartient à l'auteur; - "Jésus, source de vie", d'après le chapitre VII, verset 37 de l'Evangile selon St-Jean, tableau par Charles Henri Michel, No 1511; - "Une rue au Caire", tableau par Alexandre Lauwick, No 1258; - "La Vierge et l'Enfant Jésus", d'après l'Evangile de la Saint-Enfance, tableau par Albert Lambron, No 1209.
« Alexandre Abel Félix Lauwick, parfois orthographié Lauwich, né le 24 mars 1823 à Lille et mort le 6 février 1886 à Paris 8°, est un peintre orientaliste français. Issu d'une grande famille de la bourgeoisie lilloise, Alexandre Lauwick est le fils de Charles Frédéric Joseph Lauwick, propriétaire, et Catherine Françoise Joseph Durot, et le petit-fils de Catherine-Françoise Prouvost. En 1864, il épouse à Paris Louise-Thérèse Riesener, nièce d’Eugène Delacroix. Après des études aux beaux-arts de Lille, Alexandre Lauwick est élève de Charles Gleyre aux beaux-arts de Paris. Il peint ensuite sur le motif à Barbizon, puis voyage en Italie et en Afrique du Nord. Il reste alors plusieurs années en Algérie où il fait partie de la Société des Beaux-Arts d'Alger. Il a exposé au Salon de Paris de 1850 à 1869 des toiles exclusivement orientalistes. Œuvres :Femme juive de la province d’Alger (1861), Palais des beaux-arts de Lille. Une Vue du Caire, acquise par l'État au Salon de 1865 et déposée au Musée des Beaux-Arts de Dunkerque, semble avoir disparu lors de la destruction de ce musée en 1940. 
Il épousa en 1864 Thérèse Riesener 1840-1932, dont Gabrielle 1865-1945  Laure 1868-1894; Thérèse est la fille de Léon Riesener,  élève de son père Henri-François Riesener et d’ Antoine-Jean Gros. Petite fille de Henri-François Riesener (1767-1828),fils du grand ébéniste, élève de Vincent, puis de Jacques-Louis David, époux en 1807 Félicité Longrois, dame d'annonce de l'impératrice Joséphine. Arrière-petite fille de Jean-Henri Riesener (1734-1806), élève de Jean-François Oeben. Il épouse la veuve de ce dernier, Françoise-Marguerite Vandercruse. Reçu maître en 1768, Françoise-Marguerite Vandercruse  est la fille de François Vandercruse dit La Croix, 1728-1799, ébéniste, flamand d'origine, surnom emprunté également par son fils, Roger, ébéniste à la Cour, lui aussi, qui signa ses œuvres R.V.L.C. pour Roger Vandercruse La Croix, célèbre ébéniste  estampillant RVLC ;  Thérèse Riesener est la nièce du peintre Eugène Delacroix, cousin germain de son père, Léon Riesener.

                                                    Femme juive Alger Alexandre Lauwick                                                        

Femme juive d’Alger 1861 par Alexandre Lauwick   

Thérèse est la fille de Léon Riesener (1808-1878)

Leon-Riesener

OU
Béatrix Prouvost, 

née le 6 février 1728, fut  chanoinesse de Saint Augustin,

roubaix-sous-ancien-regime

prieure de l'hôpital Saint Elisabeth  de Roubaix  qu'avait fondé en 1500 Isabeau de Roubaix, en 1764 et s'illustra lors de la Révolution.: Toute jeune, au mois de janvier 1749, elle était rentrée au couvent de saint-Elisabeth de  Roubaix.  Elle était prieure de son monastère lorsqu’éclata la Révolution. Le 2 novembre 1792, des commissaires envoyés par le district de Lille envahissent la maison et signifient aux religieuses qu’elles ont à se disperser dans les vingt quatre heures. Sœur Beatrix avait alors 65 ans ; A l’heure où les femmes les plus  héroïques ne savaient que bien mourir, sœur Béatrix eut le courage de se défendre. Après une longue captivité, elle sortit de la tourmente
saine et sauve mais triste à jamais. On la revit dans la famille, portant le deuil de son couvent détruit et de sa mission interrompue. Elle s’en alla doucement mais elle ne mourut pas toute entière. Son visage resta populaire au foyer des pauvres  et au chevet des malades. Sœur Béatrix ressuscitera un jour sous le pinceau d’Amédée Prouvost. "    Lecigne

A Roubaix, il n'y eut pas une seule défection parmi les soeurs Augustines chargées de desservir l'Hôpital Sainte-Elisabeth fondé en 1488 par Isabeau de Roubaix, veuve de Jacques de Luxembourg. Par un mémoire adressé, le 14 avril 1790, à l'Assemblée Nationale, la municipalité de cette ville, demandait, au nom de l'humanité, la conservation de leur couvent. Grâce sans doute à cette sollicitude de l'administration, les religieuses purent se maintenir, dans la ville, près de trois années encore, traversées néanmoins par toutes sortes de troubles, visites, enquêtes, inventaires. Il y eut même, à certaine' époque, des menaces assez graves contre les soeurs, parce qu'elles recevaient des prêtres n'ayant pas prêté le serment. Enfin des commissaires, envoyés par le Directoire du District de Lille, vinrent, le 2 novembre 1792, signifier aux soeurs l'ordre d'évacuer la maison dans les vingt-quatre heures. Qui peindra, s'écrie l'historien de Roubaix, la douleur des vingt-huit religieuses expulsées sans pitié de leur cloître où, calmes et détachées du siècle, elles goûtaient les ineffables charmes d'une vie d'austérités, de prière et de dévouement ? Violemment arrachées des lieux où reposaient leur bienfaitrice et leurs compagnes qui, plus heureuses, les avaient devancées dans un monde meilleur et éternel; ravies aux pauvres chartrières que leur angélique charité entourait des plus tendres soins, on les refoulait au sein d'une société que les passions agitaient, où elles devaient trouver à peine un toit pour s'abriter ! Douze de ces religieuses ne quittèrent pas Roubaix et, pour se conformer à l'arrêté du département du Nord, du 11 décembre 1791, déclarèrent à la municipalité leur intention était de faire leur résidence en cette ville. La vénérable prieure, dame Béatrix Prouvost, fut arrêtée et incarcérée, mais elle sut se défendre énergiquement et victorieusement contre les ineptes accusations auxquelles elle fut en butte. Après le Concordat, six des pauvres soeurs de Sainte- Elisabeth, vénérables débris de la plus florissante communauté, regagnèrent leur couvent, appelées par l'administration municipale à s'y vouer à l'instruction de la jeunesse; mais, affaiblies par l'âge, les misères et les privations de l'exil, elles durent bientôt renoncer à ce pénible travail et vécurent tristement de la modeste pension que leur faisait le Gouvernement. Une autre vivait encore à Valenciennes, en 1836, presque aveugle et sans ressources ; le conseil municipal de Roubaix lui accorda un secours annuel de 150 francs. Les Soeurs de Notre-Dame-des-Anges de Tourcoing ayant également refusé de trahir leurs voeux, furent forcées de quitter leur monastère le 4 novembre 1792. Leurs biens eussent été vendus, comme ceux de la plupart des maisons religieuses, si la municipalité ne s'en fût emparée au profit de l'hôpital, en vertu d'une loi portée dans ces temps de détresse. Ces biens furent depuis lors réunis à la fondation primitive et administrés en faveur des vieilles femmes par une commission que nomma le Gouvernement. Lorsque la persécution cessa, les autorités de la ville écrivirent à chacune des soeurs pour les prier de revenir dans leur maison et de reprendre la mission de charité qu'elles avaient été obligées d'interrompre. Théodore Leuridan, Histoire de Roubaix, 1.1, p. 304; t. Il, p. 371 à 277.

Nous pouvons aussi nous pencher sur deux autres contemporains :
Louis-Joseph VIRNOT, (1781-1829)

chateau-virnot-a-nieppe      
 Château Virnot
Banquier à Paris, né le 10 Juillet 1781, décédé en 1829. Au partage de 1810, Louis Virnot fit avec Charles Lethierry l'échange de terres d'un hectare et demi a Wambrechies contre quatorze hectares de bois a Renescure, où il fit construire le château Virnot.

ET
13: Henri I Prouvost (1783-1850)

  ancienne-mairie-roubaix roubaix-eglise-saint-martin

Blason-Defrenne-Lievin-de-Frenne 

Maire adjoint de Roubaix, de 1821 à 1826, membre du Conseil de fabrique de Saint Martin à Roubaix de 1826 à 1847, administrateur des hospices de 1817 à 1822 ,
Maître de manufacture, epx Liévinne Defrenne (1791-1824), fille de Liévin Joseph de Frenne (1750-1814), Maître de manufacture, marchand drapier, administrateur des hospices,  " chef de la branche ainée de la famille de Frenne"  (Leuridan) et de Clémentine Dervaux; cette très ancienne famille de Fresnes remonte ses preuves de noblesse vers 1340, est connue dans la région de Tournai, Roubaix. Cette famille donne naissance aux seigneurs de Fresnes, du Lobel, de Gaucquier, et occupe des fonctions échevinales à Roubaix, de lieutenant de Saulx et du marquis de Salm à Néchin, bailli de Néchin, censier de nombreuses terres, négociants et industriels dans le textile : plusieurs générations d’ancêtres des Prouvost fabriquaient,  aux  XVII° et XVIII° siècles, ces sublimes tapisseries des Flandres de haute lisse ( Liévin de Frenne 1686 - 1743 et son fils Liévin Joseph  Defrenne-Prouvost, sieur du Gaucquier,
Henri Prouvost, né le 9 juin 1810, Roubaix (Nord), décédé le 22 avril 1857, Flers-lez-Lille (Nord) (à l'âge de 46 ans).   Marié le 26 avril 1835, Roubaix (Nord), avec Sophie Florin, née le 15 juin 1812, Roubaix (Nord), décédée le 27 juin 1871, Roubaix (Nord) (à l'âge de 59 ans).
Augustin Prouvost, né le 15 juin 1812, Roubaix (Nord), décédé en 1877 (à l'âge de 65 ans).    Marié avec Zoé Wacrenier.

« Prouvost-Wacrenier « Auguste Modeste Prouvost, le 2ième des 5 frères Prouvost-Defrenne, est décédé, veuf de Zélie Wacrenier, à Haubourdin le 6/12/1877 ; parmi ses enfants 2 étaient encore mineures ; la déclaration de succession et l’inventaire dressé par le Notaire d’Haubourdin ne révèlent que du mobilier et pas d’analyse de papiers à l’exception d’une indication sur l’existence d’une concession au cimetière de l’Est à Lille où avait du être inhumée son épouse ; le registre de la déclaration de succession de Zoé Wacrenier, décédée à Lille le 23/6/1866, est introuvable, et doit certainement avoir été déclassé depuis le déménagement car il ne figure pas dans l’état des lacunes ! pour le moment il ne me semble pas que parmi les 9 enfants certains se soient mariés mais pour cela il faut retrouver tous les actes de décès ; il y a eu des prêtres et religieuses ; j’ai trouvé la référence de l’inventaire notarié au premier décès ; l’idéal serait de trouver une déclaration de succession d’un des enfants décédé après ses parents et laissant ses frères et sœurs comme héritiers. Lors de son mariage Prouvost-Wacrenier était négociant et au décès de sa femme filateur de coton et habitait avec elle 24 rue du Faubourg de Roubaix ; leur fils Gaspard était en 1877 employé à Roubaix et habitait 4 rue de l’Abattoir. Je vais voir demain l’inventaire après le 1er décès qui sera peut-être plus explicite sur l’activité de filateur de coton de Auguste Modeste Prouvost-Wacrenier. » Philippe Rammaert-Mignot

« En ce qui concerne les Prouvost-Wacrenier, je n’ai pas encore réussi à savoir pourquoi Modeste Auguste a quitté Fives pour Haubourdin ; à son décès en 1877 il y avait encore 2 filles mineures dont le tuteur était Auguste, vicaire à Lille-Moulins (St-Vincent-de-Paul) ; Modeste Auguste était filateur de coton et habitait d’abord 11 rue des Fleurs à Lille puis 24 rue de Roubaix à Fives (devenue rue du Faubourg de Roubaix à Lille après la fusion de Fives à Lille) ; des enfants sont décédés jeunes à Fives puis comme leur père à Haubourdin rue de Béthune ; la maison de Lille-St-Maurice (Fives) a été construite, comme la filature sur des terrains achetés en 1839 en 3 parties ; que s’est-il passé ensuite ; Zoé Delphine Prouvost-Wacrenier était cousine de son mari et a hérité de ses parents (partage Wacrenier-Defrenne en 1852) puis elle est décédée jeune en 1866 ; indépendamment des enfants prêtre et religieuse, Gaspard Philippe Joseph, né à Fives 16/6/1853 était employé à Roubaix (4 rue de l’Abattoir au décès de son père) ; lors du recensement de 1906 il était représentant en vins et habitait à Croix 14 rue du Trocadéro ; c’est le seul qui pourrait avoir laissé un patrimoine, ce qui permettrait d’avoir les noms de ses héritiers. » Philippe Rammaert-Mignot

Liévin Prouvost, né le 21 août 1818, Roubaix (Nord), décédé le 7 juillet 1869, Cattegnières (Nord) (à l'âge de 50 ans). Marié le 6 février 1842, Roubaix (Nord), avec Alphonsine Gruart, née le 30 novembre 1819, Roubaix (Nord), décédée le 11 avril 1907, Roubaix (Nord) (à l'âge de 87 ans).
Amédée Prouvost, né le 30 mars 1820, Roubaix (Nord), décédé le 11 décembre 1885, Roubaix (Nord) (à l'âge de 65 ans).   Marié le 15 septembre 1844, Roubaix (Nord), avec Joséphine Yon, née le 6 janvier 1827, Roubaix (Nord), décédée le 25 juillet 1902, Estaimbourg (Hainaut, Belgique) (à l'âge de 75 ans).
Adolphe Eutrope Prouvost , né le 30 avril 1822, Roubaix (Nord), décédé le 24 novembre 1884 (à l'âge de 62 ans). qui secondera Amédée à la tête de l'entreprise familiale , sœur, marié le 28 avril 1850 avec Adèle Virginie Scrépel, née le 30 juin 1824, Roubaix (Nord), décédée le 31 décembre 1887, Roubaix (Nord) (à l'âge de 63 ans) de Louis Jean Scrépel, portraituré par Victor Mottez, dont Marie et Adolphe-Henri qui continuera.
Henriette Prouvost.
Parmi les fondateurs de la Conférence Saint Vincent de Paul de Roubaix, le 6 novembre 1846, on note : MM. Constantin Prouvost; Louis Prouvost, plus tard rédemptoriste; Gaspard Prouvost, qui mourut doyen de Notre-Dame, à Valenciennes; Willebaud Wibaux, nommé secrétaire quoique absent de la séance. Parmi les membres entrés dans la Conférence de 1842 à 1852 : Gruart-Prouvost, membre honoraire (date d’admission?). ; Prouvost Joseph, membre actif. Henri Prouvost. 6 Février 1843. Wattinne-Prouvost, membre honoraire. Prouvost Liévin, membre honoraire.

Nous savons qu’il y a eu quatre alliances entre les Prouvost et les Virnot : nous avons ici, à l’extrème fin du XVIII° siècle,  une sœur et un frère Virnot qui épousent respectivement un frère et une sœur Prouvost.

Rose-Marie VIRNOT de LAMISSART (1772-1851), 
épousa, le 13 Brumaire an III (Novembre 1795),
Jean-Baptiste PROUVOST, né la Madeleine-lez-Lille, âgé de 29 ans, fils de Jean-Baptiste, « practicien» et de feue Marie-Madeleine-Elisabeth Baillant (fille de Jacques et de défunte Marie-Magdeleine Malfait), fils de « sieur Jean Baptiste Prouvost», né à Wasquehal, bourgeois de Lille en 1776, fils de Robert Prouvost et Marie-Anne Joseph Florin, décédé le  7/5/1797, sans postérité ; remariée à Marie-Jean-Charles Gennart, receveur des domaines, + 12/2/1834, + paroisse St-André 15/11/1881dont le beau frère était Charles-Alexandre-Joseph Rameau : sans enfant et grand amateur de fleurs, celui-ci se retira a Mons-en-Pévèle, ou il mourut laissant par donation entre vifs des 7 et 15 Septembre 1875 à la Ville de Lille, une somme de 480.000 francs pour l'érection d'un palais destiné aux concours agricoles et aux expositions florales.

Louis-Urbain VIRNOT de LAMISSART, (1779-1837), 
né le 23 Novembre 1779, décédé le 20 septembre 1837; en Prairial an X (3I mai 1802), épouse
Aimée-Joseph PROUVOST, décédée le 30 Mai 1819, 44 ans, fille de Jean Baptiste Prouvost, négociant et Marie-Magdelaine Isabelle Joseph Baillant, dont un fils Urbain-Léon PROUVOST, né le 29 Fructidor, an XII (16 Septembre 1804), décédé le 26 Vendémiaire 15/12/04.
le 11 Prairial an X (3I Mai I802), il avait épousé Aimée-Joseph PROUVOST, décédée le 30 Mai 1819, âgée de 44 ans, dont un fils Urbain-Léon VIRNOT de LAMISSART, ne le 29 Fructidor, an XII (16 Septembre 1804), décédé le 26 Vendémiaire (I5 Décembre de la même année). A propos de l'hôtel Virnot de Lamissart, en janvier 1838, Barthélemy Delespaul, dit Delespaul Aîné, achète aux héritiers de Monsieur Virnot-Delamyssart, moyennant 91.720 francs, une belle maison avec atelier adjacent, située 73 rue de Jemmapes à Lille (actuellement 52, façade de l'esplanade à Lille); Il s’agit de la succession de Louis-Urbain VIRNOT de LAMISSART. Ils avaient aussi l’hôtel de lamissart, rue Royale à Lille.

Hotel-Virnot-de-Lamissart-ProuvostHôtel Virnot de Lamissart 52 façade de l’Esplanade LillVente hotel Virnot de Lamissart a Lille

   Hôtel Virnot de Lamissart (Prouvost), 52, façade de l’Esplanade (angle rue de Jemmapes) Lille

Hôtel de Lamissart-Prouvost- 144-rue Royale-Lillehotel-Lamissart-Prouvost-courhotel de Lamissart-Prouvost-LilleHotel-de-Lamissart-130-rue-Royale-Lille

Hôtel de Lamissart (Prouvost), 130 rue Royale à Lille 

C’est la révolution industrielle qui va distinguer l’activité des deux familles : nous savons l’activité intense des roubaisiens Prouvost dans l’industrie textile et la volonté des Virnot de se tenir à l’écart de cette lame de fond des sociétés occidentales au milieu du XIX° siècle.
Nous aurons, au XX° siècle le mariage de Marthe Virnot avec Georges Prouvost et de Brigitte Virnot avec Christian Prouvost. 
Merveilleuse mission de l’historiographe dont le principal fut, coté Virnot, Charles Lethierry d’Ennequin, décédé en 1929 et qui est mon co-auteur et, coté Prouvost, Pierre Prouvost … en 1748
.
                    &nb