Rameau 2 de la branche Amédée Prouvost:

les Edouard Prouvost


Edouard-Prouvost

Edouard Joseph Prouvost, fils d’Amédée I Prouvost et Joséphine Yon, Chevalier Légion d’honneur le 15/05/1910, propriétaire agricole en Tunisie,  né en 1861, décédé en 1933 (72 ans), marié avec Pauline Elisa Fauchille, née le 26 juin 1865, Lille , décédée le 13 octobre 1954, Paris (89 ans) ; 

d’une beauté et d’une finesse remarquable ; il était le cousin germain de Charles Prouvost-Scrépel. 


Ils habitaient au 121, boulevard de Paris à Roubaix


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Documents Philippe Cavril

Tous deux grands catholiques, en particulier Pauline qui mourut dans un oratoire. 

« Un être tout à fait exceptionnel, d’une très grande générosité, charmant, ,profondemment bon. Ils ne vivent pas dans le Nord à cause de l’asthme ; Pauline l’emmène  vivre en Tunisie en 1900, à M’Rira, entre Tunis et carthage, car le climat y est sec. Il décide de créer une industrie du vin avec une grande réussite, logeant et nourissant le personnel comme on fait dans le Nord. Rentrent en 1911 à cause de risques politiques. » Philippe Prouvost, son petit fils en 2013.

«  Je vous ai dit la grande amitié qui unissait les trois frères Amédée, Albert, Edouard Prouvost. Je voudrais souligner surtout celle qui liait étroitement mon père et mon oncle Edouard. Assis l’un en face de l’autre dans le même bureau, ils échangeaient à tout instant non seulement leurs points de vue sur les affaires, mais leurs pensées intimes. Cette communauté de mutuelle et chaude affection entre les deux frères a eu un prolongement naturel entre leurs enfants.

Le cadre de vie était la Tunisie, M’Rira, Estaimbourg, Pecq, le Molinel, Pétrieux, Pampelone, les Charmettes.

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M’Rira

Photo Ferdinand  Cortyl « Il était officier de liaison entre deux  généraux, son cheval tué sous lui, grand blessé : on veut lui couper la jambe dans un hopital de campagne ce qu’il refuse, se fait prendre par un taxis de la Marne, est opéré et sauvé à Deauville. Il repart en Russie où les huileries de Roubaix et d’Odessa sont dirigées par lui : hélas prises par les Rouges.Les deux directeurs partent sans prendre rien avec peur.Robert fut toujours lié à l’huilerie ; stages à Marseille où il veut s’installer après la Russie : toujours en avance de deux  générations. A Verminck et Valabrègue à Marseille, deux sociétés valables mais mangées par les actionnaires.En 1937, décu d’essayer le Sénégal poursuit le projet d’allier les coopératives de production sénégalaises et celles de consommation en France avec une société roubaisienne : ce fut un succès. Il fut un génie de la construction. Il fut « un second frère » d’Albert Eugène Prouvost : « Entre la vie du Nord qui lui apparaissait trop placide et une existence lui permettant de faire preuve d’imagination et d’initiative personnelle, il  n’hésita pas. Dès 1908, il  se lança dans la grande bataille  de l’ huilerie. Des déboires l’ y attendaient, mais il  fit front avec un courage et une force de caractère qui finirent par l’ emporter. Il  a aujourd’hui la satisfaction de voir sa magnifique huilerie de Lyndiane, près de Dakar, consolider chaque année une situation de premier plan. Fondée par Robert Prouvost juste après la guerre de 14 où il loua des terres, ( il y avait aussi un port), Lyndiane est une grande réussite des Prouvost au Sénégal. : production d’huiles de 4000 à 120.000 tonnes lors de la nationalisation, les deux plus grands fabricants d’arachides du monde : Lyndiane Sodec et Lesieur.Jalousés par les sénégalais.Tous les mois trois bateaux qui livraient en vrac les distributeurs français, allemands, Angleterre qui mettaient en bouteille. Merveilleuse collaboration entre les noirs et les blancs. » Philippe Prouvost son fils en 2012.»

Nous apprenons, de Roubaix, la mort de M. Edouard Prouvost-Fauchille, président du conseil d'administration des Anciens établissements Amédée Prouvost et Cie, chevalier de la Légion d'honneur, survenue le 10 juin 1933, dans sa soixante-treizième année. Ses funérailles auront lieu le mardi 13 juin, à dix heures, en l'église du Saint-Sépulcre. Cet avis tient lieu de faire-part. De la part de Mme Edouard Prouvost, M. et Mme Robert Prouvost, M. et Mme Edmond Lefebvre, M. et Mme Jules Desurmont.

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Déjà, Edouard et Albert Prouvost, propriétaires en Tunisie, étaient évoqués à l’Exposition Universelle de 1900 à Paris  :

LES COLONIES FRANÇAISES A L'EXPOSITION, Conférence faite à Lille le Jeudi 29 Novembre 1900, Par M. A. MERCHIER, Officier de l’lnstruction publique,
Professeur agrégé d'Histoire et de Géographie au Lycée Faidherbe, Secrétaire-Général de la Société: 
« Nous voilà sur le pont Alexandre III, qui si dédaigneusement et d'une enjambée franchit la Seine. En face de nous se déroule l'Esplanade des Invalides, consacrée aux arts décoratifs avec ses palais trop blancs, trop mouvementés, 
de style rococo, amusants tout de même. Arrêtons-nous sur le pont pour jeter un coup d'œil sur la Seine et prendre une vue d'ensemble des merveilles qui se pressent sur ses bords. A notre gauche se déroule la rue des Nations, une rue de Palais.Nous entrons dans le pays de la splendeur. La Belgique, l'Espagne, l'Italie ont construit des châteaux merveilleux; l'Angleterre nous fait pénétrer dans sa vie intime ; l'empereur d'Allemagne a réuni au palais allemand les perles de ses collections d'art,
tout ce que les artistes français ont fait de plus beau pour le grand Frédéric. A droite, c'est le vieux Paris qu'il suffit de voir de notre observatoire ou du bateau qui court sur la Seine ; y pénétrer serait gâter cette bonne impression produite sur nous par l'enchevêtrement des clochetons,
des tours, des mâchicoulis, et nous voulons garder au vieux Paris notre reconnaissance de ce qu'il nous masque la vue de cette hideur, de cette honteuse verrue qu'on a eu le front d'appeler la rue de Paris ! Nous passons devant la coupole du Creusot et nous voici bientôt au pied de la tour Eifel.
On la revoit avec plaisir; c'est une vieille connaissance qui évoque le souvenir toujours agréable de l'Exposition de  1889. Mais que les choses ont changé depuis cette époque. Sans doute la galerie des Machines existe toujours, mais combien méconnaissable.
Le palais du Trocadéro reste comme un témoin de notre Exposition de 1878, mais devenu maintenant un simple pavillon. Tournons-nous vers le Champ-de-Mars. Dans trois grands palais l'Europe étale sa richesse et sa force. Elle dit comment elle mange,
comment elle s'habille et ce qu'elle sait. L'exposition trop peu visitée du palais des Sciences, des Lettres et des Arts, est l'une des plus nobles chapelles de celte grande cathédrale. Là était l'exposition de la Société de Géographie de Lille ;
cela suffit pour me convaincre que le regret exprimé par moi tout à l'heure, ne s'applique pas à vous, mes chers collègues. En face de l'Europe raffinée, au Trocadéro s'étend le monde Barbare. Tous les pays sont réunis dans ce jardin du Trocadéro.
De tous côtés, entre les bosquets et les allées s'élèvent des bâtisses étranges, aux murs couverts de carreaux de faïence, aux toits bleus, rouges ou verts. Ici ce sont des tours pointues, là-bas des dômes et des minarets ; plus loin une sorte de château qui annonce quelqu'un de riche et de puissant :
 c'est la Sibérie et l'Asie russe. Chacun de ces enclos est habité par des gens du pays ; il faudrait parler toutes les langues pour s'entendre avec eux ; mais tous les enfants savent demander un petit sou et tous les marchands savent reconnaître les mauvaises pièces d'avec les bonnes.
Les Hindous emmaillotés de coton blanc dessinent et brodent sans paraître penser à autre chose ; les Chinois en robe de satin attendent dédaigneusement le client entre leurs vases de porcelaine et leurs caniches de bronze. J'ai hâte de passer au pavillon de Tunisie.
Nous entrons sous une grande porte où se tiennent des Levantins qui, effrontément envoient des baisers aux dames, et vous proposent d'acheter du nougat sous prétexte que cela empêche de mourir. Nous voici dans une grande cour. A notre droite un ensemble de constructions
qui rappellent les maisons élevées dans l'oasis de Nefta. A notre gauche toute une série de petites salles. La première est consacrée au génie civil et aux constructions. Voici le magnifique port de Bizerte avec son lac immense et l'arsenal de Ferryville qui se développe au fond et compte déjà
plus de 3.000 habitants. Voici le chemin de fer de Sousse à Gafsa, dont 240 kilomètres ont été construits en 13 mois ! Tout à côté le pavillon de l'enseignement qui vaut bien la peine qu'on le visite : voici les plans du collège arabe de Sadiki et des photographies nous montrant le personnel et les élèves.
Voici le Lycée Carnet qui renferme 650 enfants européens ; le Lycée de jeunes filles qui compte plus de 400 élèves ; mais ce qui est le plus admirable, c'est l'École normale d'instituteurs avec des élèves français et musulmans.Grâce à elle, il y a maintenant en Tunisie des instituteurs partout,
 jusque dans le moindre village ; et à côté de l'École, il y a l'Office postal, car tout instituteur est doublé d'un postier ! C'est merveille de voir les photographies qui reproduisent les porteurs de courriers, cyclistes, cavaliers, même des facteurs juchés avec leurs sacs de dépêches sur des chameaux.
Tout à côté la salle des antiquités, où l'on voit des reconstructions de tombeaux ; c'est dans une de ces nécropoles récemment mises au jour qu'on a trouvé cette belle mosaïque qui nous donne le portrait authentique de Virgile. Mais entrons dans les souks, c'est une très exacte reproduction
d'une rue commerçante de Tunis : les marchands se tiennent sous l'auvent de leur boutique étroite, attendant et souvent sollicitant la pratique. Des artisans travaillent devant le public ; mais à un moment donné la rue s'élargit, nous sommes sous une sorte de hutte que soutiennent des piliers polychromes
; c'est qu'en effet nous sommes bien dans un marché, celui des esclaves; marché qui s'est tenu librement, à deux pas de l'Europe, jusqu'en 1846 : celui-là même où a été vendu saint Vincent de Paul et dont il donne la description dans ses lettres. Dans un coin isolé des souks, on peut même, le malin,
voir le barbier qui rase sa pratique. Mais rentrons dans la grande cour centrale. Le fond en est formé par une grande construction qui rappelle une des mosquées de Tunis. A l'entrée un buste en marbre du bey semble souhaiter la bien venue aux visiteurs. A gauche et à droite des salons maures étalent
leur luxe tout oriental. Des personnages richement costumés les animent ; parmi eux on distingue une juive avec un cafetan de soie orné des plus riches broderies ; un ca'id ou juge de paix musulman qui se reconnaît à ses insignes : des doubles babouches qui ornent ses pieds. Plus loin un étrange trophée
composé avec les montants d'un lit arabe, richement incrustés et peints, des grands tapis de tente, des tables, des sièges, des coffrets, de la céramique variée. Sous une vitrine des bijoux d'allure byzantine bien que fabriqués par les Arabes de la Régence. Plus loin des manuscrits précieux :
 dont un exemplaire du Coran, des contrats de mariage. Toute cette salle est un musée rétrospectif de l'art tunisien. Les autres qui sont derrière elle ont un caractère plus prosaïque, c'est d'abord celle consacrée aux produits de l'agriculture qui sont sensiblement les mêmes qu'en Algérie.
J'admire en passant de magnifiques toisons qui viennent de Potainville et je suis tout surpris de voir de longs rubans de laine peignée qui me donnent l'illusion d'être au peignage Amédée Prouvost ; et j'y suis en effet, car cette exposition est celle de M. Prouvost qui a acquis un grand domaine
dans la Régence et qui y a établi une exploitation modèle : vigne, olivier, élevage. La salle voisine donne l'exposition des vins de plus en plus estimés, dont certains rappellent le goût du muscat. Une autre salle est celle des huiles. Toutes se ressemblent, mais je m'arrête avec complaisance
 devant l'exposition de l' Union des propriétaires français de Sfax : c'est qu'en effet je compte parmi eux un de mes bons amis, ancien maître d'études au Lycée de Lille et devenu maintenant un des principaux médecins de Versailles, qui, toujours homme d'initiative, a su se créer là-bas
une belle exploitation d'oliviers. La Chambre de Commerce de Sfax dans cette salle s'est fait construire une sorte de pavillon central où elle expose des huiles qui se vendent sous le nom d'huile de Nice, des alfas, du savon, des éponges de Gabès. »

L'Exposition Internationale de Roubaix du 30 avril au 6 novembre 1911.

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L'Exposition Internationale du Nord de la France s'est déroulée à Roubaix du 30 avril au 6 novembre 1911. Pendant six mois, dans le Parc de Barbieux, Roubaix  vivra au rythme de son exposition visitée par deux millions de personnes. L'historien Philippe Waret raconte.

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Eugène Motte et François Roussel.

Eugène Mathon, Florent Carissimo et Albert Prouvost.

Edouard Roussel, Félix Chatteleyn et Gilbert Sayet.

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Édouard Prouvost, commissaire général des colonies de l’ Exposition,

croqué par la presse avec l’ ensemble de son œuvre. (Extrait de la vie flamande)

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La Porte Monumentale se situe au débouché du boulevard de Paris à l’ entrée principale du parc de Barbieux. Elle est constituée par une grille de fer forgé de style Louis XVI de seize mètres  de haut et par un portique où sont installés les guichets d’entrée. Juste derrière cette porte démarre la partie coloniale de l’ Exposition.

De style mauresque, le palais du ministère des colonies est consacré à la présentation générale des colonies : dioramas, affiches, graphiques, documentation sont proposés aux visiteurs par l’ Office Colonial.

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Le palais de l’ Afrique Occidentale française est une construction soudanaise en pisé, dont le vaste hall présente les produits agricoles, les matières premières et les produits de l’ industrie extractive des pays de l’ Afrique Noire. Un diaporama reproduit les scènes de la vie africaine.

L’ Afrique Occidentale française est composée du Haut Sénégal, du Niger, de la Guinée française, de la Côte d’Ivoire, du Dahomey et d’une partie de la Mauritanie. Une exposition présente les arts et coutumes des différentes tribus de ces pays.

Le palais de l’ Algérie et de la Tunisie est composé de deux parties reliées par une galerie.  La partie algérienne présente des produits d’exportation (liège, vins, céréales, huiles). Le visiteur peut y admirer de magnifiques panoramas du pays : Alger, Biskra et Ghardaïa…

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La partie tunisienne propose des produits agricoles et des échantillons des minerais de son sol (fer, plomb, calamite, galène).

On y voit des vues de la propriété proche de Tunis de M. Édouard Prouvost, commissaire général des colonies françaises à l’ Exposition.

Le pavillon de Madagascar qui n’a rien de typique avec son mirador original, présente beaucoup d’objets de fabrication indigène (armes locales, sagaies, bijoux, broderies), et des produits agricoles (céréales, cacao, manioc, vanille, café, tabac). On peut y admirer des vues de Madagascar.

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Le pavillon de l’ Indochine française représente une pagode entourée de colonnes soutenant un toit de tuiles roses garni aux angles de cornes de buffle et de flammes.

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L’ intérieur du pavillon de l’ Indochine française est un véritable petit musée: meubles incrustés de nacre, bois sculptés, panneaux, tableaux, soieries, bijoux, d’un incomparable cachet artistique.

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 Le pavillon de la presse coloniale réunit tous les ouvrages utiles aux coloniaux, aux importateurs et aux exportateurs.dont

1 Robert Prouvost,

le 24 février 1886, Roubaix ,

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Photo Ferdinand  Cortyl

fut « un second frère » d’Albert Eugène Prouvost : « Entre la vie du Nord qui lui apparaissait trop placide et une existence lui permettant de faire preuve d’imagination et d’initiative personnelle, il  n’hésita pas. Dès 1908, il  se lança dans la grande bataille  de l’ huilerie. Des déboires l’ y attendaient, mais il  fit front avec un courage et une force de caractère qui finirent par l’ emporter. Il  a aujourd’hui la satisfaction de voir sa magnifique huilerie de Lyndiane, près de Dakar, consolider chaque année une situation de premier plan.» 

« Il était officier de liaison entre deux  généraux, son cheval tué sous lui, grand blessé : on veut lui couper la jambe dans un hopital de campagne ce qu’il refuse, se fait prendre par un taxis de la Marne, est opéré et sauvé à Deauville. Il repart en Russie où les huileries de Roubaix et d’Odessa sont dirigées par lui : hélas prises par les Rouges.Les deux directeurs partent sans prendre rien avec peur.Robert fut toujours lié à l’huilerie ; stages à Marseille où il veut s’installer après la Russie : toujours en avance de deux  générations. A Verminck et Valabrègue à Marseille, deux sociétés valables mais mangées par les actionnaires.En 1937, décu d’essayer le Sénégal poursuit le projet d’allier les coopératives de production sénégalaises et celles de consommation en France avec une société roubaisienne : ce fut un succès. Il fut un génie de la construction. » Philippe Prouvost, son fils en 2013

« Banque de l'Union Parisienne : Avec un groupe industriel important et l'Union industrielle de Crédit, cette banque vient de créer, sous le litre Union Financière d'Huilerie et de Savonnerie, une Société au capital de
5 millions, qui a pour objet de prendre des participations dane toutes affaires se rapportant  à l'industrie des corps gras,  à la production et au commerce des matières oléagineuses et, en particulier, dans des affaires d'huilerie et de  savonnerie. Le siège social est 8, rue Lamennais, à Paris. Le Conseil d'administration est composé de MM. Eugène Mathon, président du Comité Central de la Laine, président; Adolphe Gouin,
Jacques Valabrègue et Lange Girault, industriels à Marseille; Eugène Rasson et Robert Prouvost,  industriels à Roubaix; Jean Coltin et Louis Feydel, ingénieur-conseil et ingénieur de la Banque de l'Union Parisienne; Jules Delattre et Louis Agabriel, délégué général et secrétaire général de l'Union Industrielle de Crédit. » 

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 marié le 18 février 1919

avec Thérèse Léonie Desurmont,

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L'hôtel  Gaspard Desurmont à Tourcoing

née le 25 mai 1893, Tourcoing, décédée le 1er décembre 1978, Paris (85 ans), fille de Jules Aimable Joseph Desurmont, né le 12 avril 1863 – Tourcoing, décédé le 7 avril 1919 – Cannes,  marié  avec Thérèse Motte 1868 : «  leur collection de porcelaines et faïences était exceptionnelle de 1880 à 1920 jusqu’à la mort de son mari puis acheta jusqu’à 1930; puis cesse d’acheter: 1200 raretés dans leur hôtel du boulevard de Paris à Roubaix qui demeure encore.Essayaient de compenser l’injustice par des aides aux ouvriers.

Robert et Thérèse Prouvost vécurent  de 1920 à 1936 dans l' Hôtel d'Hautpoul , au 3, Rond-Point des Champs Elysées, aussi situé au 60, avenue Montaigne à Paris, au 3° étage, cet hôtel ayant appartenu aux  La Bédoyère-Bucaille.En 1936, ils ne donnèrent pas suite à la location car extrèmement cher et s’installent dans le 16°, 56, boulevard Flandrin en 1935 jusqu’à sa mort.

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Nathalie Droulers- La Caze, née à Paris 8ème, arrière petite fille de Joséphine Prouvost 1845-1919, mariée en1982, Milan (Italie), avec Serge Huchet de La Bédoyère, né le 10 mai 1950, Paris VIIIème, décédé en avril 2004, inhumé le 7 avril 2004, Paris (53 ans), agent de change. Famille originaire de Bretagne. D'ancienne extraction en 1427, elle fut maintenue noble le 7 octobre 1668. Honneurs de la Cour en 1784. Comte de l'Empire en 1815. C'est le Général Huchet de La Bédoyère qui ouvrit les portes de Grenoble à Napoléon 1er au moment des Cent-Jours.

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Ce rond-point sur la plus prestigieuse des avenues parisiennes a été tracé dès 1670, mais il n’a été aménagé que vers 1815. Un jet d’eau y est placé en 1817, appelé « La gerbe ». Une statue équestre de Louis XV est envisagée en 1828, mais les événements de 1830 font capoter l’entreprise. A la place est édifiée une grande fontaine, en plein milieu du carrefour. Incompatible avec l’augmentation du trafic hippomobile, elle est détruite en 1854. Six bassins et leurs fontaines sont placés sur les côtés de la place, dont le centre est offert à la circulation. En 1935, les fontaines sont remplacées par des œuvres d’art du maître verrier et bijoutier René Lalique. Elles disparaissent en 1958, remplacées par des modèles réalisés par le maître verrier Max Ingrand.

« L'élégance de la tenue était à cette époque le souci majeur des Messieurs comme des Dames. Pour vous donner une précision, il était de règle, a partir de onze heures du matin, de porter sur les Boulevards le chapeau haut de forme et des gants, au moins tenus a la main. Les snobs y ajoutaient un monocle et une canne. Les grands rendez-vous de la société « chic» étaient en fin de matinée l'Avenue du Bois et surtout la partie de l'Avenue de Longchamp dénommée « Avenue des Acacias » ou par antiphrase « les sentiers de la vertu ». Que de cavaliers et d’amazones! Le soir dans les restaurants ou les salles de spectacle, l'habit et le chapeau claque étaient de rigueur; dans les petits théâtres le smoking était toléré. Les dames étaient en robes largement décolletées: leurs chapeaux de dimensions extravagantes étaient couverts des plumes des oiseaux les plus rares, notamment des aigrettes. L'hiver c'était un déploiement de fourrures, d'étoles de zibeline, d'hermine ou de chinchilla. Comme celle de tous les jeunes ménages de tous les temps, -notre existence de 1906 à 1914 fut intensément active : diners, soirées dansantes, voyages fréquents à Paris, puis en aout longues vacances. Rita animait par son entrain toutes ces réceptions et une semaine sur deux, nous passions un large weekend dans la capitale.» Albert-Eugène Prouvost: 1882-1962

 « Fondée par Robert Prouvost juste après la guerre de 14 où il loua des terres, ( il y avait aussi un port), Lyndiane est une grande réussite des Prouvost au Sénégal. : production d’huiles de 4000 à 120.000 tonnes lors de la nationalisation, les deux plus grands fabricants d’arachides du monde : Lyndiane Sodec et Lesieur.Jalousés par les sénégalais.Tous les mois trois bateaux qui livraient en vrac les distributeurs français, allemands, Angleterre qui mettaient en bouteille. Merveilleuse collaboration entre les noirs et les blancs. » Philippe Prouvost son fils en 2012.

“Jules Desurmont founded Jules Desurmont Worsted Company, later Riverside Worsted Company, in 1907. Like the Lafayette Worsted and the French Worsted, the corporate headquarters remained in France and Desurmont spent little time in Woonsocket. The company built a massive mill at 84 Fairmount Street, across the street from the Alice Mill. Built of concrete with a brick veneer, the building was virtually fire proof. Desurmont Worsted spun yarn using the french process" and employed 350 people in 1910. The company was reorganized in 1935 and its name was changed to Riverside Worsted Company. It was still owned and controlled by Jules Desurmont et Fils of France.”

2 Madeleine Pauline Prouvost,
née le 16 novembre 1888, Roubaix , décédée le 18 mai 1963, Roubaix  (74 ans), mariée le 22 mai 1907, Roubaix ,
elle et sa sœur Marcelle : « jeunes filles, jeunes femmes, mères ou grand mères, elles ont conservé la même gaité, la même fraicheur de sentiments.

avec Edmond Henri Lefebvre,
le 17 avril 1885, Roubaix , décédé le 20 août 1949, Roubaix  (64 ans), se forma comme ouvrier en tissage d'Art, puis comme industriel.

Lefebvre-Prouvost   Lefebvre-Prouvost

«  Depuis quarante cinq ans, nous avons vécu ensemble une vie d’affaires idéale, sans que jamais l’ombre d’un différent ait plané entre nous. Ton intelligence et ton jugement, ton intégrité de pensée et d’action, ta parfaite loyauté en toute occasion, t’ont toujours valu l’estime, la sympathie et l’affection unanimes. Ta vie entière restera un magnifique exemple pour nos fils.
Tu as été sur cette terre, mon cher Edmond, un grand soldat de Dieu et nous sommes certains qu’il a déjà accueilli ton âme d’apôtre dans les sphères éternelles où elle veillera sur tous les êtres qui t’ont été chers ici-bas, en premier lieu sur ta femme et tes enfants si tendrement aimés.
Ton pur souvenir s’inscrira en très belle place dans les annales de Notre nord, prodigues de dévouements à la noble cause de la solidarité humaine. Ceux qui ont eu le privilège de vivre à tes cotés le conserveront précieusement avec toute la force de leur inaltérable amitié » Discours d’Albert-E Prouvost le 24 août 1949.

Sa petite fille Anne Lefebvre  épousa Bernard Prouvost, des Paul-Alexandre  Prouvost (branche ainée) ; son autre petite fille, Dominique Pollet épousa Dominique Odelin ; sa petite fille Madeleine Lefebvre fut  mariée avec Xavier Patfoort puis avec Paul Guermonprez, dont Adèle Guermonprez. 

Jacques et Paul Lefebvre, fils d’Edmond Henri Lefebvre 1849-1900, « sont les évadés du devoir de mémoire. On se souvient de cette espèce de jeu de piste, de feuilleton d'il y a deux ans. La Ville recherchait désespérément la sépulture de Léon Marlot à Tournai jusqu'au jour où un adjoint observateur la repéra au beau milieu du... carré militaire. Ce carré c'est, au sein de la nécropole roubaisienne, le grand rassemblement des Morts pour la France. De tous les Morts pour la France ? On ne sait pourquoi certains d'entre eux se sont échappés du lot. C'est le cas des frères Jacques et Paul Lefebvre dont la sépulture, non loin du croisement des allées 3 et 8, à l'abandon, est complètement ignorée des minutes de silence et des dépôts de gerbes du 11 novembre. Même dans l'Au-delà, l'individualisme ne paie pas. Pour retrouver la trace des frères Lefebvre ce n'est pas évident. La lime du temps estompe peu à peu sur la pierre tombale leurs noms et prénoms. Jacques et Paul Lefebvre figurent sur la branche 44 du très riche arbre généalogique Valette-Pollet accessible sur le site Geneanet. Par l'intermédiaire de ce site, nous avons vainement tenté de prendre contact avec cette famille pour en savoir plus sur Jacques et Paul. Le premier mort roubaisien de la Grande Guerre ? Geneanet et l'arbre Valette-Pollet nous apprennent néanmoins que Paul, né le 11 décembre 1890 à Roubaix est décédé le 23 août 1914 et qu'il s'était  marié   deux ans plus tôt à Thérèse-Léonie Desurmont qui convola en secondes noces en 1919 avec un certain Robert Prouvost. Décédé le 23 août 1914, Paul est l'un des premiers morts roubaisiens de la première guerre mondiale si ce n'est le premier. Son frère, Jacques né en 1888 et mort le 5 octobre 1918 pourrait être l'une des dernières victimes militaires roubaisiennes de la grande boucherie du début du XXe siècle. Au-delà de la généalogie, le site  memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr nous en apprend un peu plus sur les frères Lefebvre, le webmaster de ce site prenant la peine de nous communiquer les fiches de confirmation des décès établies respectivement les 17 et 18 décembre 1919. Près de Namur, il apparaît ainsi que le sergent Paul-Marie-Joseph Lefebvre (matricule 03708-5512) a été « tué à l'ennemi » à Saint Gérard en Belgique. Une mort presque logique. Dès le début de la guerre, l'Allemagne se jette sur la Belgique mais sa progression est enrayée par les Belges et par les régiments français envoyés en renfort dont le 43e d'infanterie de Lille auquel appartient Paul qui s'interposent autour de Namur et notamment à Saint-Gérard. Cette bataille de Namur au cours de laquelle, le Reich utilisa la grosse artillerie n'était que la préfiguration des combats meurtriers qui se succédèrent durant quatre ans. Pour ce qui est de Jacques Théodore Lefebvre, les documents militaires nous apprennent que le 5 novembre 1888, il avait le grade de sous lieutenant (matricule 3863-6511) et appartenait au service automobile du 8e escadron du train. Il est mort dans une ambulance des suites d'une maladie contractée au front. À Fresnoy la Rivière, non loin de cette forêt de Compiègne où quelques semaines plus tard allait être signé l'armistice... ». Vu du côté allemand, le siège de Namur marqua le début de la Grande guerre. C'est là que le sergent Paul Lefebvre fut tué. Ci dessous, la sépulture des frères Lefebvre qui s'enlise dans l'oubli.

Lefebvre-Cimetiere-Roubaix

Germaine Lefebvre, soeur d'Edmond, née le 5 novembre 1886, Roubaix,décédée le 5 septembre 1973, Roubaix  (86 ans), mariée le 16 septembre 1905, Roubaix, avec Jean Prouvost, fils d’Albert Félix Prouvost 1855-1916, né le 24 avril 1885, Roubaix,décédé le 17 octobre 1978, Yvoy-le-Marron (41, Loir-et-Cher) (93 ans), industriel textile, propriétaire et directeur de journaux, homme politique.

Jean-Prouvost

 

3 Marcelle Prouvost,
née le 23 juillet 1893, Roubaix ,mariée  le 29 juin 1912, Roubaix ,

avec Jules Desurmont
né le 25 juillet 1889, Tourcoing, qui fut « de la plus sure amitié » pendant des décennies avec Albert-Eugène Prouvost.

Desurmont

Desurmont-Prouvost

Julien I Auguste Desurmont 1810-1856 &1835

Laurence Wattinne 1814-1870

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Jules II Louis Desurmont 1838-1918 &1862

Clémence Dumanoir 1841-1909

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Jules III Aimable Joseph Desurmont 1863-1919 &

Thérèse Motte 1868

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Jules IV Desurmont 1889 &1912

Marcelle Prouvost 1893

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Jules V Edouard Desurmont +1941

Desurmont-Jules-Fils-Jules-Prouvost-Marcell

Eclaireur Skieur au 18° BCA
Médaille militaire,
Croix de guerre
Blessé le 24 juin 1940,
Mort le 1° avril 1941

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Edouard Joseph Prouvost, né en 1861, décédé en 1933 (à l'âge de 72 ans).
Marié avec Pauline Elisa Fauchille, née le 26 juin 1865, Lille (59, Nord), décédée le 13 octobre 1954, Paris (75) (à l'âge de 89 ans), dont

Edouard-Prouvost

La filature Jules Desurmont et fils est construite en 1896. Des agrandissements successifs ont lieu en 1902 et 1907, notamment sur l' emplacement de la rue de l' Epinette qui est repoussée jusqu' à la voie de chemin de fer. En 1911, sur les plans de l' architecte Georges Forest, est construit un nouveau bâtiment de filature auquel est accolée une tour polychrome portant la date et le monogramme JDF. Une nouvelle extension atteint la rue d' Elbeuf en 1929. La société Jules Desurmont et fils réalise alors, outre la filature de laine, la confection d' articles de bonneterie tels que chaussettes, chandails, maillots de bain, etc. Elle possède une autre filature située à Wattrelos. René Vincent (1879-1936), grand dessinateur et aquarelliste publicitaire, illustre, en 1930, un ouvrage commercial pour la société Jules Desurmont. Malgré la destruction de quelques ateliers et de la salle des machines, l' usine a gardé son intégrité. Elle continue à l' heure actuelle sa production de laine peignée.

En 1896, la filature actionne 13500 broches à retordre pour une production annuelle de 600000 kg. En 1902 ce nombre est porté à 24500 pour une production de 1150000 kg. En 1930, elle compte 94400 broches pour une production de 3800000 kg. A la veille de la Première Guerre mondiale, le matériel de la filature se compose de 40000 broches de renvideurs et continus à filer, celui de la retorderie est de 14000 broches de moulineuses. La surface globale est de 70000 m² de surface bâtie.

L’entreprise emploie 2650 ouvriers en 1914.



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