ROUBAIX 

Ville d’art et d’industrie

Roubaix-ville-d-art-et-d-industrie-xv-xxieme-siecle

Mentionnée dès 897
S
iège d'une importante seigneurie au XI° siècle.
En 1414, reçoit le titre de ville grâce à Jean III de Roubaix (Jean Sans Peur), qui obtient le droit de créer un échevinage
Ancienne capitale mondiale de la laine
Ville d'Art et d'Histoire
(label accordé à Roubaix en décembre 2000)

Roubaix-Croy-Ecusson

 « Jean Buzelain put écrire, en 1625, dans sa Gallo-Flandria, sacra et profana: " Roubaix, bourg ancien et noble sous beaucoup de rapports: 
sa dignité de Marquisat, son vieux château, la multitude de ses habitants, ses manufactures de draps, son église paroissiale, 
son hopital, sa forme de ville concourent à lui donner un air de grande beauté et de richesse." Hilaire Trénard

Le curé Jacques Legroux déclare en 1714 : « le bourg de Roubaix est considérable et ancien ; 
ses manufactures le rendent célèbre plus que bien des grandes villes en France, en Espagne et ailleurs ».

Le voyageur la Force, décrivant la Flandre en 1722, dépasse les estimations, en affirmant :
« Outre les villes de la châtellenie de Lille,
il y a des bourgs aussi considérables que des villes : Tourcoing et Roubaix sont de ce nombre et ne contiennent pas moins de 12000 âmes chacun.
(histoire de Roubaix: Hilaire-Trénard,p 77)

Au XVIII° siècle,  Panckoucke écrit dans son 
Petit Dictionnaire Historique et Géographique de la châtellenie de Lille : 

« Beaucoup de villes ne valent pas le bourg de Roubaix 
tant dans la beauté des maisons du lieu que dans le nombre de ses habitants ».

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Le peintre Jan van Eyck  peintre des ducs, La toison d’Or de Jean de Roubaix, Jean de Roubaix, la  bataille de Nikopolis, autoportrait de van Eyck

     Jean-sans-peur   Philippe III le BonCharles-de-Bourgogne-Roubaix     Charles le TéméraireCharles-le-Temeraire-Roubaix
      Jean sans peur, Philippe le Bon, Duc de Bourgogne, 1° Chef et Souverain de la Maison de Bourgogne (1396-1467) Charles le Téméraire, fils de Philippe le Bon, deuxième Chef et Souverain de la Maison de Bourgogne (1433-1477)

Jean V de Roubaix (ca 1369 - 1449) (ou Jehan de Roubaix), chevalier de l'ordre de la Toison d'Or en 1430 était seigneur de Roubaix, Seigneur de Roubaix et de Herzele, de Longueval, du Broeucq et de Fontenoy
Il portait, comme tous les seigneurs de Roubaix, d'hermine au chef de gueules. Un Jean de Roubaix est également tué à la bataille de Nicopolis en 1396.Jean fit parler de lui, pour la première fois, lors de la bataille de Roosebecke (sur la commune actuelle de Westrozebeke, 27 novembre 1382). Il combattit les Sarrasins à Carthage, visita les Lieux Saints en Palestine. Ses nombreux succès firent de lui un des seigneurs les plus puissants de l'époque, tant financièrement que par l'influence dont il jouissait auprès des Ducs de Bourgogne. Il fut le premier chambellan du duché de Bourgogne sous Jean sans Peur et conserva son poste à la mort de celui-ci au profit de son fils, Philippe III de Bourgogne dit Philippe le Bon. C'est donc tout naturellement que ce dernier l'envoya au Portugal en 1428, afin de négocier le mariage du duc avec Isabelle de Portugal. Dans l'ambassade, on retrouvait un membre illustre, Jan Van Eyck qui était, à l'époque, le peintre du duc. Le mariage eut lieu à Bruges, le 10 janvier 1430. Lors des fastes, le duc créa l'Ordre de la Toison d'Or, les premiers chevaliers furent (dans l'ordre) Philippe le Bon, Guillaume de Vienne, Regnier Pot et Jean de Roubaix. Jean meurt en 1449 ; son fils, Pierre de Roubaix, lui succède comme chambellan du duché de Bourgogne.

                Roubaix-Eglise-Saint-SepulchreRoubaix-album-de-Croyhopital-sainte-elisabeth

                                                   La chapelle du Saint Sépulcre,                                Roubaix dans l’album de Croy                                    L'hôpital Sainte Elisabeth,                                     

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                                  le château construit par Pierre de Roubaix                                      

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       Roubaix sous l’Ancien Régime,          

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L’église saint Martin de Roubaix : Tombeau de François de Luxembourg 1472, vierge à l’enfant, retable, Vierges à l’enfant.

Face au pouvoir laïc symbolisé par l'Hôtel de Ville, la tour de l'église Saint-Martin est le témoin architectural le plus ancien de la Ville de Roubaix. Située au centre de la ville, elle a vu se développer autour d'elle le bourg puis la ville que nous connaissons. L'origine de l'église pourrait remonter au 9 ème siècle (vers 881-887). Elle se développe peu à peu du 12ème au 15ème siècle. De 1468 à 1521 : l'église est reconstruite à l'exception du chœur. Elle voit l'édification de sa tour de 1511 à 1571. En 1684, cette dernière est la seule rescapée d'un important incendie qui dévaste une grande partie de la ville. En 1848, l'église est totalement remaniée par la surélévation du chœur, et l'adjonction de deux nouvelles nefs de part et d'autre de ce chœur, ce qui fait de l'Église Saint-Martin, l'un des premiers édifices néo-gothiques dont le décor intérieur est dominé par le splendide retable de Saint-Jean Baptiste, joyaux de l"art religieux.

           pierre-de-roubaix-signature

Pierre de Roubaix est né à Herzelles (près de Bruxelles) le premier août 1415. Il décède à Roubaix le 7 juin 1498 et est inhumé en l'église paroissiale Saint Martin, dans la chapelle "Sainte-Croix". Il succède le 7 juin 1449 à son père, Jean V de Roubaix. Il a trente quatre ans. Très jeune, il avait épousé Marguerite de Ghistelle, dame du Broeucq et de Wasquehal, héritière de l'une des plus nobles et des plus anciennes maisons de Flandres. Il fit passer la ville d'une petite localité à une des villes les plus prospères de la région, notamment en obtenant le 1er octobre 1469 une charte de l’État bourguignon lui garantissant un privilège d'exercer le commerce et la manufacture. Il accumula par ce biais une considérable fortune. Pierre de Roubaix fut aussi un grand voyageur, qui se rendit à Rome, à Jérusalem, alla combattre les infidèles à Carthage etc. À sa mort, il n'avait qu'une fille, Isabeau de Roubaix qui fonda l'hôpital Sainte-Élisabeth en 1488 pour y accueillir 12 femmes pauvres, soignées par les religieuses de l'ordre de Saint-Augustin jusqu'à la Révolution  qui lui succéda. Après lui, la branche masculine ainée de la famille "de Roubaix" s'éteint et la domination du fief passe, par le mariage d'Isabeau avec Jacques de Luxembourg, par le mariage de leur fille ainée Isabelle de Luxembourg à Jean III de Melun à la famille de Melun. La descendante de Jean III, Jeanne de Melun portait le titre de Marquise transmit à la maison de Ligne par son mariage avec Lamoral Ier de Ligne, premier prince de Ligne, et actuellement la famille Meurillon.

           ROUBAIX-Charte-couleur

              Roubaix-Charte-des-drapiers-1469
Pierre de Roubaix  et ses cinq collaborateurs :

Le bailly Jean de Langlée, les échevins Jean de Buisnes et Jehan Prouvost, les lieutenants Jean Fournier et Guillaume Agache.

ROUBAIX/Charte-draps-toutes-laines

La charte des drapiers en 1469 : " Dès 7 heures du matin, le 15 du mois de novembre 1469, 
le bailly Jean de Langlée, les échevins Jean de Buisnes et Jean Prouvost, dit des Huçons,
seigneur de Wasquehal,
les deux lieutenants Jean Fournier et Guillaume Agache, se rendirent au château  de Roubaix  construit par Pierre de Roubaix  (1415-1498), 
premier chambellan de  Charles, duc de Bourgogne, pour lui témoigner la reconnaissance de ses sujets 
pour avoir  obtenu la charte de Roubaix qui donnait à la ville le droit de faire draps de toute laine. "

(Histoire de Roubaix, Trénard) 

Heures-Saint-Augustin-Roubaixoraisons-St-Augustin-RoubaixIsabeau-de-Roubaix-1460isabeau-Roubaix

Heures à l’usage des filles de St Augustin XVI°, Heures d’Isabeau de Roubaix vers 1460, Oraisons de St Augustin,

                  Delesalle-blasonClaude_Lamoral_de_Ligne_1618-1679-RoubaixRoubaix-blasonalbert-Henry-de-Ligne-RoubaixRamery-dit-de-Boulogne-Roubaix

Blason de le Salle, Claude Lamoral prince de Ligne, Armes Ramery dit de Boulogne

Dewavrin-BlasonRobert-Melun-Roubaixmarie-Claire-de-Nassau-RoubaixArmes-de-le-Becque-Roubaix

Armes de Wavrin, Robert de Melun, MarieClaire de Nassau, armes de le Becque

durot-Porcelaine-durot

de-Lespaul-Roubaix-LilleAssiète-Manufacture-Royale-Dauphin-Durot-Leperre-ProuvostChateau-de-Beaupre-Roubaix-Durot-ProuvostManufacture-Dauphin-Leperre-Durot-Roubaix-Lillede-le-Rue-Roubaix

Urne-Manufactures-Royales-du-Dauphin

Blason de Lespaul, château de Beaupré des Manufactures Royales, le dauphin couronné de porcelaine, armes de le Rue ;

Catherine-Françoise PROUVOST 1752-1801, fille de Pierre Joseph PROUVOST et de Marie-Catherine RAMERY dit de BOULOGNE , petite fille de Pierre Joseph Prouvost, (1699-1774) (frère de Jacques Prouvost-Florin), maître de manufacture, échevin de Roubaix, et de Marie Jeanne de LE BECQUE, 1707-1778, épousa, le 30 avril 1782, François Joseph DUROT 1747-1815 fils d’Arnould-François DUROT, bourgeois de Lille, remarquable exemple de parcours proto-industriel : sa vie intense a été racontée par Alexis Cordonnier dans son article : « Une industrie d’art au siècle des lumières : l’indiennerie DUROT (1765-1790) : il créa ou racheta les: 

Manufacture Royale des toiles peintes, indiennes et papiers peints en façon de damas & d'indienne de la Ville de Lille qu’il créa : 

lettres patentes le 25 janvier 1770 (toiles frappées des armes fleurdelisées), 

Manufacture Royale de Mousselines d’Houplines (association avec de Raincour) en 1768,

Manufacture Royale de verres, rachetée en 1775 et nommée sous la raison de son fils ainé « Louis-François Durot et fils », dirigée avec son gendre Auguste de LAGARDE ; cédée en 1777 à son associé Bernard Rousselle Beau-père de Louis-François LEPERRE-DUROT, fondateur de la  

Manufacture Royale de porcelaines de Monseigneur le Dauphin, crée le 13 janvier 1784, place des Carmes, à Lille, Il fut un des premiers à  employer la houille pour chauffer les fours. et fabriquait de la porcelaine dure. Marque au « dauphin couronné » et « A Lille ». En 1786, avec la protection de M. de Calonne, il place son usine sous le patronage du dauphin.  Une pièce du musée est marquée « cuit au charbon de terre en 1785 ».

Après la Révolution, elle fut dirigée par Gaboria. Elle ferma en 1817

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Calonne
      Armes-Florin-RoubaixCharles-Lauwick-petit-fils-Catherine-ProuvostCharles-lauwick-Salon-1865Leon-Riesener-Eugene-Delacroix-RoubaixDesruelles-armes-Roubaix-Prouvost

Blason Florin, Charles Lauwick, petit fils de Catherine-Françoise Prouvost-Durot, son beau-père Louis Riesener portraituré par son cousin Eugène Delacroix, armes Desruelles

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Etats généraux de Versailles, l’ancien hôtel de ville, Officier de la Garde Nationale

Roubaix-dessin-mairie

Eglise-Saint-Joseph-RoubaixSaint-Joseph-Roubaix

Eglise Saint Joseph, classée au titre des monuments historiques le 4 juin 1993. En 1878, l'architecte Jean‑Baptiste, Baron Béthune d'Ydewalle, réalise un bâtiment néogothique d'une grande qualité. L'extrême sobriété extérieure de l'édifice en brique contraste avec la richesse du décor intérieur. Des fresques, dues à l'artiste hollandais Guillaume Beumens, recouvrent murs et voûtes. Elles forment un véritable livre d'images d'histoire sainte, à l'usage d'une population de fidèles majoritairement illettrés à l'époque. Cet ensemble est exceptionnel par sa qualité, son homogénéité et son ampleur. Le chœur de l'église attire le regard avec un retable en bois sculpté de scènes de la vie de Saint Joseph, patron des ouvriers; remarquables également, les vitraux du chœur (Claudius Lavergne et ses fils) et ceux du transept, œuvres d'une maison anversoise.

Saint-Joseph-RoubaixEglise-Notre-Dame-RoubaixJ-A-Duval-Eglise-Roubaix 

Salons Gobelins :  Avenue des Nations Unies L'ancienne Église  Notre-Dame est le dernier édifice religieux construit dans le Nord de la France dans le style néo-classique, l'archevêque de Cambrai prônant dès lors les styles gothique et roman, plus propices à susciter la ferveur religieuse des foules".Bâti entre 1844 et 1847, l'église Saint-Martin n'étant plus suffisante, cet édifice dû à l'architecte Achille DEWARLEZ a été inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments historiques le 30 octobre 1983 (désaffectation .cultuelle de l'Église Notre-Dame en juillet 1983). A l'intérieur, remarquez l'exceptionnel décor : vitraux de Claudius Lavergne, chaire mêlant bois et fonte classée monument historique, boiseries...

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Les usines Monstre Motte, Emblème de l'architecture industrielle du Nord de la France, la filature Motte-Bossut fut construite entre 1862 et 1.891. Sa façade crénelée à l'image d'un château fort lui a valu d'être inscrite à l'Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques en mars 1978. Derrière ses trois cents fenêtres, on a filé le coton jusqu'en 1981 ....Au centre des Archives du Monde du Travail : Imaginé en 1983, inauguré en 1993, le Centre des Archives du Monde du Travail a pour mission de sauvegarder, conserver et mettre à la disposition du public les archives témoignant des activités économiques et sociales, archives d'entreprises, de syndicats, d'associations, etc. Il relève du Ministère de la Culture, qui a confié à l'architecte Alain Sarfati le programme de réhabilitation du bâtiment."A L'USINE "  USINE DE VELOURS MOTTE BOSSUT,228, avenue Alfred Motte Construits en. 1903, les bâtiments de cette usine de velours Motte-Bossut sont une parfaite illustration de l'architecture industrielle du début du siècle qui a valu à ces constructions l'appellation l'ensemble, en retrait de l'avenue alfred-Motte, surmonté d'une tour crénelée de 30mètres, procurant à l'ensemble un caractère imposant et majestueux. Jusqu'en 1981, date de fermeture de l'usine, la marque de fabrique a utilisé l'emblème de la tour  crénelée dans ses étiquettes de publicité ! Le caractère exceptionnel de l'ensemble est un des plus marqués dans la production architecturale de Lille-Roubaix-Tourcoing...

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Les visites de Napoléon III et Eugénie à Lille et Roubaix

tissageHenri-ProuvostAction-Prouvost-Masurel-RoubaixCentrale-Lainiere-Roubaix-ProuvostRoubaix-Lainiere-Prouvost

Les établissements Henri Prouvost, actions Prouvost-Masurel, Amédée Prouvost, la lainière de Roubaix: vidéo

Francois-MasurelUsines-francois-Masurel-MouvauxFrancois-2-Masurel

 les établissements François Masurel Frères

Peignage_Motte,_Roubaixteinturerie-Screpel-Roubaix

Les établissements Motte, Teinturerie Scrépel

Vue-etablissements-Motte-RoubaixBas-relief-hotel-Ville-RoubaixTissages-Roubaix

Les ateliers de tissage, vue de Roubaix,  les bas reliefs de l’hôtel de ville de Roubaix,

        Alfred-thiriezRoubaix-usines-sortiesUsines-Thiriez

Usines-Thiriez

Alfred Thiriez, la vie ouvrière, l’empire Thiriez, 

               Roubaix-hotel-de-villeRoubaix-blason-hotel-villehotel-ville-Roubaix

Hôtel de Ville : Grand-Place LA FACADE PRINCIPALE: L'hôtel de ville est inauguré le 30 avril 1911 en même temps que l'Exposition Internationale du Nord de la France. Cet édifice est bâti sur les plans de l'architecte Victor LALOUX (auteur des plans de la gare d'Orsay à Paris et de la mairie de Tours, sa ville natale), secondé par Monsieur Dubois, architecte. C'est un monumental témoin d'une prospérité née du courage et de l'esprit d'entreprise des Roubaisiens. II réunit en une superbe harmonie, la palette des styles et motifs de l'éclectisme. LE CORPS CENTRAL est en nuance par rapport aux deux ailes latérales qui le relient par des passerelles. II est remarquable, surtout par sa, frise en haut relief et par le frontispice dont la verticalité et reprise à l'arrière plan par le campanile.  LES AILES : L'aile de gauche, commencée en 1907 par l'architecte Ernest THIBEAU, abrita longtemps la Chambre de Commerce. On reconnaît le dieu Mercure coiffé de son casque ailé symbolisant la vélocité du dieu messager de l'Olympe et tenant à sa main le caducée. A ses côtés, deux femmes assises, l'une appuyée sur une pile de dossiers, l'autre déversant les trésors d'une corne d'abondance, symbolisent l'industrie et le commerce. Le fronton sculpté est l'œuvre d'Alphonse CORDONNIER, tandis que celui de l'aile de droite (services municipaux) est l'œuvre de Corneille THEUNISSEN. On y distingue un vieillard près d'un bélier et une femme assise près d'une jarre, encadrant une ruche. Une devise surplombe ces sculptures < Pax Labor > , la Paix et le Travail.LA FRISE est un véritable hymne à la gloire de l'industrie textile roubaisienne. Elle se compose de 6 tableaux qui illustrent les différents aspects du travail de la laine et du coton. Elle mesure 2,40 m de haut et comprend une quarantaine de personnages. Les trois tableaux de gauche sont l'œuvre d'Alphonse CORDONNIER, sculpteur né à La Madeleine, et ceux de droite de Léon FAGEL. On peut y voir la récolte du coton et de la tonte de la laine , le lavage et le peignage , la filature , le tissage , la teinture et les apprêts et la manutention finale. LES ALLEGORIES : Hippolyte LEFEBVRE sculpte deux statues allégoriques: à droite l'Abondance avec ses fleurs et ses fruits et à gauche, la Paix avec son rameau d'olivier. Elles encadrent le blason de Roubaix, œuvre d'André LAOUST " Au premier d'hermine au chef de gueule; au second d'azur à un rot de sable encadré d'or, accompagné en chef d'une étoile d'or accostée de deux bobines d'argent et en ponte, d'une navette d'or, à la bordure dentelée d'or avec la devise Probitas Industria ". ESCALIER D'HONNEUR: Dans l'hôtel de ville, on est frappé par la dimension du hall d'accueil et par la taille de l'escalier d'honneur à double révolution. LE SALON D'HONNEUR: Plafond décoré d'une rosace. La SALLE des MARIAGES : le plafond est orné d'une peinture en toile marouflée du peintre parisien François Sommer.la SALLE du CONSEIL MUNICIPAL : Somptueux plafond à caisson de rose. Cinq superbes lustres...SALLE PIERRE DE ROUBAIX :  Décorée par la superbe fresque murale de Jean-Joseph WEERTS ' La charte des Drapiers " achevée en 1914. http://www.nordmag.fr/nord_pas_de_calais/roubaix/roubaix.htm

Roubaix-plan-XIX

   Ecole-nationale-beaux-arts-RoubaixEcole-nationale-beaux-arts-RoubaixEcole-nationale-beaux-arts-Roubaix

L’École nationale des beaux-arts, les cours d’arts plastiques.

RoubaixROUBAIXRoubaix-GareROUBAIXRoubaix

église Saint Antoine, caisse d'épargne, gare, hôtel des pompiers

Roubaix-hopital-FraterniteRoubaix-Eglise-Saint AntoineROUBAIX/R-Banque-France

Le conditionnement, l’hopital de la Fraternité, Caisse d’épargne

Roubaix-Condition-publiqueLycee-Turgot-RoubaixReservoir-eaux-Huchons-Roubaix

Les réservoirs du Huchon, Lycée Turgot, Banque de France

ROUBAIX/R-Catteau-justiceROUBAIX/RPalais_Vaissier

Hôtel Catteau, actuel Palais de justice, Château Vaissier,

Roubaix-Etude-ProuvostEtats-Generaux-Florin-ProuvostROUBAIX/le-rang-des-drapiers-(edouard-dupire-rozan-1880-ROUBAIX/R-Motte-Lagache-hall

Hôtels Prouvost, Motte-Lagache et son hall, Rang des drapiers

Louis-Jean-Screpel-Roubaix-Victor-MottezAmedee-I-Prouvosthotel-prouvost-roubaix Hotel-amedee-prouvost-roubaixhotel-six-Prouvost-Roubaixvert-bois-branche-amedee-prouvost

Louis Jean Scrépel par Victor Mottez, les hôtel Prouvost MH, Amédée Prouvost MH, Hôtels Six-Prouvost, château du Vert Bois.

Monument-Parc-Barbieux-RoubaixMonument-Bossut-Parc-Barbieux-RoubaixParc-barbieux-Roubaixjeanne-d-arc-parc-Barbieux-RoubaixMonument-parc-Barbieux-Roubaix

PARC BARBIEUX :  Avenue du Peuple Belge D'une superficie d'environ 33ha, le parc que les roubaisiens nomment "Le Beau Jardin" porte bien son nom car c'est en effet l'un des plus beaux parcs de France. Établi sur des terrains primitivement destinés à là construction d'un canal souterrain, cette création fut déclarée d'utilité publique par décret du 30 juin 1866. 135 espèces et variétés d'arbres et 33 massifs agrémentent ce magnifique parc, deux plans d'eau apportent un élément reposant à cet ensemble bucolique où se trouvent les, monuments Nadaud, Weerts, Bossut, le médaillon d'Amédée Prouvost et le buste de Pierre Destombes. Le site est classé par arrêté ministériel du 26 janvier 1994 parmi les sites remarquables du département.

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Vue générale de l-exposition-internationale-Roubaix-1911Plan général de l-exposition-internationale-de- Roubaix

L’exposition internationale de 1911

Exposition-Ruobaix-1911

ROUBAIX/Gexpositions_roubaix_1911ROUBAIX/cartes-postales-photos-Le-Casino-ROUBAIXROUBAIX/cartes-postales-photos-Grand-Palais-des-Mines-et-de-la-Metallurgie-ROUBAIX-

ROUBAIX/prouvost-masurel-chevalROUBAIX/FposepierrehopitalfraterniteROUBAIX/GRueGare1911Adolphe-Prouvost

Vie de société

ROUBAIX/R-stade-A-ProuvostROUBAIX/R-stade-A-ProuvostROUBAIX/stade-Amedee-Prouvost

le CORT, stade Amédée Prouvost

Une corrida à RoubaixParis_RoubaixUn nouveau vélodrome à Roubaix en 2011ROUBAIX/WEERTS-coqs

l’engouement populaire pour la tauromachie durera vingt ans, de 1893 à 1913, les combats de coq, le futur vélodrome, plaque et lion de la salle de gymnastique-1876-1877

ROUBAIX/achillesegard.jpgMonument-Amedee-Prouvost-RoubaixAmedde-III-ProuvostRoubaix-Anne-Albert-ProuvostAlbert-Bruno-Prouvost-RoubaixRoubaix-Camille-ProuvostGery-Prouvost-Saint-Thomas-Aquin-Roubaix

Le mouvement littéraire du « Beffroi » : Achille Segard, Amédée Prouvost II et son monument au parc Barbieux, Albert et Anne, Albert-Bruno, Camille, Géry  Prouvost.

prouvost_gaetanex.jpgROUBAIX/Vareille-Gabrielle-ProuvostROUBAIX/Prouvost-ScrepelBouvines-reunion-DehauROUBAIX/trentesaux-prouvost

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Vie de société

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Le musée de la Piscine

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Au cœur de Roubaix, l'ancienne piscine art-déco devient sur 11.000 m², un grand musée d'Art et d'Industrie.
Champs Bâtie à la fin des années 20, selon les plans d'Albert BAERT (Architecte célèbre pour ses ouvrages de même nature confus à Lille et à Dunkerque), la piscine de Roubaix est une œuvre magistrale. Partageant avec la municipalité des convictions sociales très militantes, Albert BAERT voulait élever à Roubaix, un sanctuaire de l'hygiénisme triomphant. Son programme devait répondre à la misère des populations ouvrières de la ville, en offrant à taus l'accès à la salubrité.
Ce lieu unique ne pouvait abriter qu'un projet exceptionnel. C'est ainsi que les très riches collections des Beaux-Arts et d'Arts Décoratifs du Musée d'Art et d'Industrie de Roubaix trouvent maintenant dans cette piscine rénovée par l'architecte Jean-Paul PHILIPPON, un écrin digne de leur valeur.

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Mécénat : les collections Masurel, le musée de Villeneuve d’Ascq, Myriam Delahoux, Roubaix ville d’art et d’évènements, les Bayser, experts. 

 

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Bernard Arnault, ses enfants Delphine et Antoine Arnault, LVMH

 
                        Masurel-TeilhardDenis-Prouvost-Enceintes-de-Paris
Blason-Pour-vous-les-princes-Roubaix-Thierry-ProuvostPortraits-Mille-Prouvost

Pour vous, les princes

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L’escalier de l’hôtel de Ville

Situé à l'écart des grandes voies de communication terrestres et fluviales, le petit bourg de Roubaix était, au 11 ème siècle, le siège d'une importante seigneurie.

Composée d'exploitations rurales, la bourgade ne semble pas devoir devenir une place d'importance mondiale. Pourtant, la Flandre et l'Artois avaient de l'eau et de l'herbe ; bien vite, elles eurent des moutons. L'élevage donna naissance à l'artisanat; la laine est travaillée sur place, dans les campagnes.

En 1414, Roubaix couvre près de 200 hectares et reçoit le titre de ville grâce à Jean III de Roubaix (Jean Sans Peur), qui obtient le droit de créer un échevinage. Ce dernier, conseiller des ducs de Bourgogne épousa par procuration Isabelle de Portugal. Lors du mariage ducal à Bruges, il fut le troisième nommé chevalier de la Toison d'or.

En 1463, est érigée, la chapelle du Saint-Sépulcre.

En 1469, son fils, Pierre de Roubaix, continuant l’œuvre de son père, obtient de Charles le Téméraire, le privilège de fabrique, le droit de « licitement draper et de faire drap de toute laine ». Ce droit confirmé par un règlement en 1564 fut le point de départ de l'essor économique de la ville. Le berceau industriel de la cité de la laine était installé et l'avenir préparé.

Malgré la peste de 1638, l'incendie de 1684, la famine, les guerres et les occupations successives, Roubaix se hisse aux premiers plans de l'industrie du textile. En 1839, Roubaix est appelée le « Manchester français », rivalisant et même dépassant la puissance textile anglaise.

Les ateliers textiles se développent beaucoup aux XVIIème et XVIII ème siècles... Ils se créent de véritables dynasties  de marchands-fabricants roubaisiens.

En l'an 1800, la population atteint 8.000 habitants. En 1820, la machine à vapeur fait son apparition..., en 1843, ce sont les " self-acting mules" grâce à Louis Motte-Bossut. Les grands ateliers mécaniques se développent alors.

A la fin du 19è` siècle, le rayon d'action de la ville s'étend au monde entier, et à l'Exposition Universelle de 1889 à Paris, huit maisons roubaisiennes sont représentées.
 En 1911, Roubaix est le centre européen du textile, et reçoit la visite du président Armand Fallière. C'est l'apothéose : la ville héberge l'Exposition Internationale du textile et l'Hôtel de Ville, œuvre de Victor Laloux édifié à (a gloire de l'industrie textile), est inauguré.

En 1914, c'est la guerre; 4 ans d'occupation laissent Roubaix nue et décharnée. Tous les stocks, tous les outils, beaucoup d'hommes ont disparu. L'industrie textile est exsangue. Pourtant, en 1929, Roubaix a retrouvé sa place de capitale du textile.
La crise de 1929 survient, puis les grèves de 1931-1932.

Cette grande prospérité économique liée en partie à la révolution industrielle n'est pas sans engendrer des conditions de travail difficiles. Jean Lebas, un enfant du pays et maire de Roubaix de 1912 à 1940, est l'auteur d'initiatives sociales hardies.

C'est à lui que l'on doit l'expansion des cantines scolaires, le premier centre aéré de Fronce, l'école de Plein Air et la création en 1924 des habitations à Bon Marché.

C'est à nouveau la guerre et Roubaix sera frappée dans son cœur. Jean Lebas meurt en déportation. De son passage à la mairie, il nous a laissé une piscine, symbole de mélange social maintenant transformé en musée les beaux-arts et les créations textiles s'exposent.

Pendant la guerre, le progrès social n'a pas été oublié. En 1943 sera signé le premier protocole entre les organisations patronales et les syndicats. Le premier C.I.L. est créé (1% de la masse salariale investi dans le logement social). II sera plus tard dans toute la France.

Aujourd'hui, la grave crise que traverse l'industrie textile française a obligé Roubaix à se tourner vers d'autres activités: capitale de la V.P.C., marketing direct, grande distribution sont autant de secteurs performants.

Depuis août 1999, la ville de Roubaix s'est dotée du métro et une politique dynamique de rénovation et de dynamisation permet aujourd'hui à la ville de reconsidérer son patrimoine exceptionnellement bien conservé où toute l'histoire de la révolution industrielle textile se retrouve.

Le label Ville d'Art et d'Histoire a été accordé à Roubaix en décembre 2000
(source : plaquette O.T.)

Pour en savoir plus sur l'Histoire de Roubaix : site de la Commission Historique de Roubaix

Et http://www.nordmag.fr/nord_pas_de_calais/roubaix/roubaix.htm

http://www.nordmag.fr/nord_pas_de_calais/roubaix/Roubaix.gif

Le Parc Historique de Roubaix

Parc-historique-de-Roubaix
Reconstruction en autofinancement

du château de Pierre de Roubaix (XV°siècle),
fleuron des ducs de Bourgogne, siège de la Charte des Drapiers,
et du Palais du Textile et autres constructions
de l'Exposition Internationale de 1911 de Roubaix, capitale Internationale de la laine pendant 100 ans.

Réunion de toutes ces constructions
en un "Disneyland" de l'histoire, de la culture, des affaires, du commerce, internationalement attractif,
sur une vaste terre disponible sur la commune de Roubaix.
Tout cela avec rentabilité commerciale.

Les bâtiments reconstruits

Le centre médiéval: le château de Pierre de Roubaix

Le quartier de l'usine

Le quartier des Manufactures Royales du Dauphin

Le quartier de l'Exposition de 1911

Le quartier Mallet-Stevens

Le quartier 3° millénaire


Les synergies avec les monuments phare de Roubaix
Saint-Martin-Roubaix
Usine-Monstre-Roubaixroubaix-H-de-villeRoubaix-piscine
Eglise Saint Martin, l'usine Monstre, l'hôtel de Ville d'Eugène Motte, le Musée de la Piscine

La Confrérie des Arbalétriers de St Georges

« est devenue, à la disparition de ses consoeurs et au lendemain de la dernière guerre mondiale, l’unique dépositaire de la Tradition du Tir à l’Arbalète Historique dans la Vallée de la Lys. Forte de ses statuts de 1715 et des us et coutumes inchangés depuis près de trois siècles, elle accueille à ce jour 17 arbalétriers pour qui la camaraderie, l’amitié et la tolérance restent les bases primordiales de la pérennité des traditions arbalétrières à Bousbecque. Exigeant une neutralité absolue au point de vue politique, philosophique et religieux elle manifeste son appartenance au Patrimoine Culturel à la fois sur le plan « immatériel » en perpétuant les « traditions »,  « mots » et « expressions » historiques sur le Pas de Tir ainsi que sur le plan « matériel » en entretenant des armes datant des siècles derniers et en les maintenant en état de fonctionnement. Chaque Confrère est engagé par son serment à respecter ses aïeux et l’héritage qu’ils nous ont laissé, en:

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- Perpétuant les traditions ancestrales des Gildes, Serments et Confréries, - Participant aux fêtes et rencontres amicales entre confrères d’autres régions et pays. - Encourageant par parrainage la pratique du tir à l’arbalète historique - Entretenant entre les adhérents l’esprit de confraternité, de tolérance et d’esprit civique, recherchant, selon ses moyens, dans un but historique et culturel tout objet ou arme,  ayant un rapport direct à l’histoire arbalétrière dans notre région.

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L’usage de l’arbalète remonte en Flandres, à des temps très anciens. Autrefois regroupés en Guilde ou « Gilde » , les arbalétriers servaient le seigneur, en défendant propriétés et châteaux, ainsi d’ailleurs que leurs propres biens. Ces Guildes furent réorganisées sous le règne de Charles Quint (1500-1558) qui avait reçu à la mort de son père, en héritage bourguignon, la Flandres, l’Artois et la Franche-Comté. Elles prirent chez nous le nom de « Confréries» , la plupart d’entre elles se plaçant sous le Patronage de St Georges. Celles ayant juré fidélité et allégeance au seigneur, prince ou duc, prenaient le nom de « Serments», « gilde » : issu du latin médiéval « Gilda », et de l’ancien néerlandais « gulde », équivalent de troupe, corporation... En 1576, Philippe II, à la fois Comte de Flandres, Roi d’Espagne et souverain des Pays Bas, accorda à la Confrérie St Georges de Tourcoing (8 km de Bousbecque) un certain nombre de privilèges. La Flandre venait, en effet, de subir les terribles dévastations des gueux et ce souverain vit probablement dans l’organisation de cette milice bourgeoise un moyen de défense contre le retour toujours possible de pillages et désordres. (extrait des « Gildes Tourquennoises » J.E Van Den Driessche). Un autre texte ancien fait état de la présence en 1591 de Gens en armes de Bousbecque, montant la garde le long de la Lys en compagnie de celles de Linselles, Halluin et Tourcoing, la ville de Menin étant assaillie par les mutinés d’Ostende. (Selon Rembry - Histoire de Menin, Bruges, Gaillard 1881). On peut donc penser que nos confrères-aïeux étaient déjà présents à Bousbecque au 16ème siècle regroupés en milice ou confrérie, au service des autorités locales et voisines. Depuis les siècles précédents, les Confréries d’Arbalétriers disposaient déjà, avec l’appui des autorités locales, d’un jardin dans lequel les confrères se rassemblaient tous les 8 ou 15 jours durant une période déterminée afin de s’y exercer au Tir. De ces entraînements naquit un esprit d’émulation qui effaça progressivement le rôle militaire au profit de rencontres et joutes inter confréries richement dotées. Le premier concours recensé à ce jour s’est déroulé en 1326 à Bapaume, dans le Nord de la France, où 25 compagnies d’arbalétriers se disputèrent les joyaux mis en compétition. (Extrait des « concours de tir à l’arbalète des Gildes Médiévales » par Marc De Schriver et C. Dothée). C’est dire que le jeu de Tir à l’arbalète a coexisté depuis le début avec l’arme de guerre, la même arbalète servant aux deux usages. Dès l’arrivée dans nos campagnes des armes à poudre (arquebuses et mousquets), le côté belliqueux des arbalètes fut totalement supplanté par le caractère ludique pour ne devenir qu’une arme de jeu, loisir qui s’est perpétué par la suite jusque dans lescore le tir avec ce type d’armes classées parmi les « Grandes Arbalètes à pied de biche » et dont l’origine remonterait au 15ème Siècle. (le pied de biche est appelé « coq» à Bousbecque : le « coq» est la pièce métallique articulée, attachée à la ceinture et sert de levier pour bander l’arc d’acier ; sa forme rappelle, pour certains, un coq stylisé).

Principe de tension de l’arc par « pied de biche ». En raison de la puissance de ses armes la Confrérie a adapté ce principe en fixant le pied de biche au baudrier, exerçant une force encore plus démultipliée (voir « L'arbalète de la Confrérie »). La nature et la fabrication même de ces armes de jet devenues des objets de loisirs n’ont pas été modifiées depuis des siècles et sont restées fidèles à l’esprit de celles utilisées à la défense de nos villes et villages par les milices bourgeoises du 16 ème siècle. Dotée de ces armes minutieusement entretenues, notre Confrérie perpétue cette précieuse activité de « Tir à l’Horizontale » , en opposition au « Tir à la Verticale ou sur Perche (mât) » , pratiqué avec des armes plus légères. Le dernier règlement de la Confrérie en notre possession date de la fin 18ème - début 19ème.

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Voici pour exemple, un extrait de l’article 2 de ce règlement qui en compte douze:

« Les confrères ou autres personnes fréquentant les bersaults ou autres places ne pourront faire aucune injure, ni même tenir aucun propos malhonnête, scandaleux ou mensonger, sous quelque prétexte que ce puisse être, tant contre la compagnie en général, que contre chacun de ses membres en particulier, à peine de soixante centimes d’amende au profit de la société et de correction, comme il sera ordonné par les supérieurs de la confrérie» . ( Bersault: zone de tir et cible pour le Tir Horizontal ou Tir au But). (Une rue de Bousbecque porte encore ce nom)   

Les douze points du règlement ne sont plus appliqués à la lettre et les amendes n’existent plus depuis des lustres.

Néanmoins, les confrères prêtent toujours serment et s’engagent notamment à ne parler ni de religion, ni de travail, ni de politique sur le Pas de Tir. L’un des registres que possède encore notre Confrérie date de 1840. Il fait état de notre réorganisation en 1715 et renferme les noms, dates, règles, conditions d’engagement et résultats des tirs depuis cette date. Tout en bas de la page de garde, rongée par le temps, une fine écriture trace en quelques mots la devise de la Confrérie: « L’Honneur, la Concorde, l’Amitié mutuelle, rendront la Confrérie, Dieu aidant, immortelle» . Par pure tradition nous avons conservé cette devise sans aucune modification ou adaptation au monde actuel ou aux croyances de chacun. Nonobstant son allusion religieuse propre au 18ème siècle, nous avons jugé qu’elle s’applique toujours avec beaucoup de justesse et d’à propos à l’esprit de nos confrères privilégiant la camaraderie, l’amitié et le plaisir du jeu à la vanité et la compétition.

La Confrérie des Arbalétriers de St Georges à Bousbecque a été officiellement reconnue en 1715, soit il y a près de 300 ans. Pour célébrer ces 3 siècles de tradition, les Confrères, au nombre de 17 à ce jour, souhaitent profiter de cette occasion pour inviter tous les habitants de la Vallée de la Lys à découvrir les Traditions ancestrales et pour que soient reconnus au niveau régional leur propre particularisme et leur patrimoine. Des milliers de confrères sont encore présents en Europe et perpétuent les mêmes valeurs. Même si leurs arbalètes sont différentes, ils gardent ancrés dans leurs villes respectives et leurs statuts, la même culture issue d’une époque où les frontières n’existaient le plus souvent que pour les rois et souverains. Dans ce cadre et ces perspectives de Tricentenaire, la Confrérie de Bousbecque a adhéré en 2008 et via la Convention Française des Guildes historiques de Tir, à l’EGS, son équivalent au niveau Européen. Cette Convention Européenne est composée de 3 000 confréries ou gildes dispersées dans 12 pays différents. Elle organise tous les trois ans des Fêtes Européennes pour promouvoir à travers les jeux de nos ancêtres, les rencontres, l’amitié et la fraternité entre les peuples. En 2000 une rencontre européenne d’arbalétriers et archers a eu lieu dans notre région et fut organisée par nos confrères de St Amand les Eaux. Le succès de cette grande fête a permis une fois encore de se faire rencontrer et apprécier des hommes et des femmes de toutes nationalités dans un cadre d’amitié et de réelle confraternité.            

Dans les années à venir, nous comptons, nous aussi, pouvoir associer populations et confrères dans une fête digne de nos trois siècles d’éxistance dans la vallée de la Lys! ! » www.arbaletriers.fr    

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   Exemple de fête annuelle dans l’antique ville de Lessine en Belgique


Lessine

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Héraldique 

HISTOIRE DES USAGES HERALDIQUES

 La législation française considère l’ usage des armoiries comme libre et licite. Chacun est en droit d'adopter les armoiries de son choix sous réserve de ne pas les usurper à des tiers. Tout au long de l’ Ancien régime jusqu'à nos jours, l’ usage de prendre des armes « de soi-même» ne fut soumis à aucune autorité dès lors qu'elles ne rentraient pas en concurrence avec des armoiries anciennes. Qu'elles fussent personnelles ou familiales, les armoiries représentaient l’ identité de leur possesseur au même titre que le patronyme et étaient soumises en termes de transmissibilité et de concession aux mêmes règles que celui-ci.

Au XIVe siècle, tant France qu'en Espagne ou en Allemagne, les souverains garants de l’ ordre et de la paix pour prévenir les contestations d'armoiries et établir le recensement de leurs chevaliers chargèrent des officiers spécialisés d'établir des rôles d'armoiries pour chacune de leurs provinces. Ainsi, ces officiers appelés « héraut d'armes » eurent la haute main sur la conservation de la mémoire héraldique européenne. Ils laissèrent de leur pratique de nombreuses sources (rôle, armorial et registre) qui permettent d'établir la preuve de la possession d'armoiries.

Aujoud'hui comme hier, même si cela ne représente pas une obligation, les armoiries nouvellement créées pour assurer leur pérennité peuvent être enregistrées dans un armorial. De nos jours, les armoriaux ne sont plus tenus de façon officielle par les hérauts d'armes mais par des organismes privés tels que « l’ Armorial du Héraut d'Armes », « le Renesse » ou « l’ Armorial du XXe siècle », dont le sérieux en matière d'enregistrement et de protection d'armoiries garantit leur légitimité.

L’ usage en France de prendre des armoiries « de soi-même» ne souffrit que trois exceptions. La première eut un but purement fiscal. Louis XIV, soucieux de remplir les caisses de l’ Etat de diverses façons, créa en 1696 les maîtrises d'armes. Ces juridictions héraldiques obligeaient toute personne, noble ou non, toute communauté laïque ou religieuse portant des armoiries ou souhaitant en porter, à les enregistrer moyennant un droit. Après un an de fonctionnement, ces juridictions ont étendu les enregistrements d'armoiries à toute personne jugée capable d'en porter, celle-ci ayant à faire choix d'un blason ou s'en voyant imposer un d'office. Cette mesure, destinée à augmenter les recettes des maîtrises jugées trop modestes, fut appliquée strictement pendant deux ans, mais la multiplication des conflits et des résistances, dus en partie au choix cavalier de certains blasons (des bois de cerf pour un Le marié ou encore une toison pour un Goulaine alors que sa famille portait depuis longtemps parti d'Angleterre et de France), provoquèrent leur suppression en 1700. Cette période nous a laissé un document volumineux, « l’ Armorial général de la France » attaché à la famille d'Hozier.

Autre exception, l’ héraldique napoléonienne. Après être devenu empereur, Napoléon ne tarda pas à instituer une nouvelle hiérarchie nobiliaire qu'il para d'insignes de dignité directement inspiré du blason. L’ héraldique napoléonienne se différencie néanmoins de l’ ancien système par l’ usage de certaines figures correspondant de façon stricte aux fonctions et à la dignité de la personne dotée d'armoiries. De plus, ces armoiries réglées par le Conseil du Sceau étaient toujours soumises à l’ approbation du souverain. Ce système héraldique extrêmement précis n'eut pas le temps d'évoluer, il ne dura que six ans.

Enfin, l’ exception révolutionnaire. Elle constitue l’ opposition la plus radicale aux usages héraldiques. L’ esprit de la Révolution, prompt à tout réformer, supportait mal ces symboles considérés à tort comme des marques de féodalité. Une emblématique d'inspiration antique et naturaliste, plus en accord avec le goût du jour et les institutions révolutionnaires, leur fut substituée. Cette emblématique connut un certain succès dans le Nouveau Monde où la tradition héraldique ne rentrait pas dans les préoccupations locales.

 LEGISLATION HERALDIQUE AUJOURD'HUI


 A l’ heure actuelle, toute personne, famille, groupe ou collectivité est en droit de porter des armoiries, qu'elles soient anciennes ou nouvellement créées. La

 jurisprudence en matière d'héraldique reconnaît, par un arrêt de la cour d'appel de Paris du 20 décembre 1949, que « les armoiries sont des marques de reconnaissance accessoires du nom de famille auquel elles se rattachent indissolublement ». Les armoiries obéissent aux mêmes lois de transmissibilité et de concession que le nom de famille et sont conjointement protégées contre toute usurpation. Le port d’armoiries par des particuliers est d’usage courant dans de nombreux pays d’Europe. D’une façon générale, l’ adoption et le port d’armoiries reste libre et licite, laissant à chacun le droit de se composer des armoiries selon son envie et d’en faire usage, ces armoiries constituant légalement une propriété privée contiguë au nom. Bien que reconnaissant l’ usage des armoiries, la justice républicaine répugne à se mêler d’héraldique. D’une façon générale, les armoiries sont considérées comme un attribut du nom et jouissent de la même protection que le nom lui-même. Les tribunaux compétents pour examiner les litiges relatifs aux noms patronymiques sont également compétents pour connaître des contestations qui peuvent être soulevées au sujet des armoiries. Malgré la reconnaissance légale des armoiries, aucun organisme officiel n’est habilité à enregistrer l’ adoption de nouvelles armoiries. La Commission nationale d’héraldique, placée sous la présidence du directeur des archives, a pour mission de renseigner les collectivités souhaitant adopter des armoiries sur les usages héraldiques. Ses attributions se bornent au conseil. Les communes sont libres du choix définitif de leurs armoiries et de leur diffusion.

L’ adoption d'armoiries nouvelles par des communes ou des particuliers n'est assujettie à aucune formalité administrative;  leur usage à long terme instaure de facto le droit de les porter. Sans être une obligation, l’ adoption d’armoiries peut s’accompagner d’un acte notarié ou faire l’ objet d’une annonce dans la presse ou d’une publication dans un armorial privé comme le Conseil français d’héraldique ou la Maintenance héraldique de France, le dépôt sous archives notariales ou le dépôt légal des publications pouvant rassurer la mentalité française, volontiers friande de ratification administrative, en fixant une date certaine à l’ adoption d’armoiries nouvelles. Plus innovante est la publication d’armoiries en ligne sur l’ Internet. Quelques sites comme le Grand Armorial, s'efforçant de réunir de nombreuses sources armoriales, tant anciennes que modernes, sont ouverts aux nouvelles armoiries. Leurs mises à jour régulières et leur accessibilité via le net permettent de rendre publiques rapidement à l’ ensemble des internautes sensibles à la généalogie et l’ héraldique les nouvelles adoptions d’armoiries.

L’ ornementation extérieure des armoiries, cimier, casque couronne, manteau, collier ou supports, devise ou cri de guerre sont également libres d’utilisation. La Commission nationale d’héraldique, adepte de la simplicité, déconseillera néanmoins leur usage et interdira formellement les colliers d’ordre et les décorations de la République si le porteur d’armoiries ne peut en faire état de plein droit. Les devises, les cris et les cimiers seront considérés avec mansuétude, et les couronnes et les casques, considérés comme des attributs d’ancien régime, recevront peu d’encouragement. Il est à noter que dans certaines monarchies européennes, en particulier au Royaume-Uni où subsiste encore un corps nobiliaire, ces mêmes attributs restent attachés à la concession et à la confirmation de titres de noblesses par le souverain. Les collèges de hérauts d’armes de ces pays sont aussi habilités à enregistrer officiellement les armoiries de leurs ressortissants. Bien que l’ adoption d’armoiries soit permise, leur enregistrement par les collèges de hérauts d’armes conserve un caractère restrictif, prenant en considération la reconnaissance des qualités du porteur d’armes lors que celles-ci ne sont pas directement concédées par le souverain. Le Canada, qui par son histoire et son engagement dans le Commonwealth reste toujours attaché à la couronne britannique, ce qui lui permet, outre son bilinguisme, de se différencier de son voisin américain, entérine le port et l’ enregistrement d’armoiries pour les Canadiens ayant apporté une contribution à leur pays ou au monde. La concession d'emblèmes héraldiques par la Couronne du Canada montre assez bien le caractère électif des enregistrements d’armoiries par un collège de hérauts d’armes, qui permet aux Etats en possédant de rendre hommage à des particuliers et à des organismes pour leurs actions remarquables.

 
LE DROIT ET LES USAGES DU BLASON

ADOPTION D'ARMOIRIES

L’ envie d'une personne, d'une famille, d'une collectivité ou d'une association de créer et d'adopter des armoiries est parfaitement légitime. Les armoiries, par leur fort pouvoir symbolique, permettent d'évoquer de nombreuses situations. Elles peuvent commémorer une légende familiale, sacraliser une alliance, un changement d'état, la continuité d'une profession à l’ intérieur d'une famille ou encore permettre d'évoquer des qualités personnelles ou d'arborer ses propres couleurs. L’ adoption et la création d'armoiries sont libres et licites. Elles s'entourent néanmoins de quelques précautions dues au respect des usages héraldiques, à la jurisprudence en matière de port d'armoiries et à la modération.

 

JURISPRUDENCE

Chacun est en droit de se composer des armoiries selon son envie et d’en faire usage, ces armoiries constituant légalement une propriété privée contiguë au nom. Les armoiries, marques de reconnaissance accessoires du nom de famille auquel elles se rattachent indissolublement, obéissent aux mêmes lois de transmission et de concession que le nom de famille et sont conjointement protégées contre toute usurpation. L’ adoption d'armoiries nouvelles par des communes, des associations ou des particuliers n'est assujettie à aucune formalité administrative;  leur usage à long terme instaure de facto le droit de les porter. L’ usage de colliers d’ordre et de décorations de la République dans l’ ornementation extérieure des armoiries n'est acceptable que si le porteur d’armoiries peut en faire état de plein droit.

 
LES USAGES HERALDIQUES

 Le blason est un système de signes abstraits ou figuratifs parés de couleurs franches, les couleurs proprement dites et les métaux se combinant entre eux à l’ intérieur de l’ écu, révélant plusieurs usages. Le premier usage consiste à reprendre une ou plusieurs armoiries antérieures afin d'évoquer une alliance ou un lien familial, accompagnées de modifications si les armoiries anciennes sont toujours légitimement portées par un tiers. Le deuxième usage consiste à traduire graphiquement le patronyme du porteur d'armoiries par un rébus héraldique. Il s'agit d'armes parlantes qui, dans une période où peu de gens savaient écrire, fut à l’ origine de nombreuses armoiries médiévales. Le troisième usage consiste à synthétiser les aspirations, les origines et les goûts du porteur d'armoiries aux travers de différentes figures héraldiques. Enfin, ajoutons un quatrième usage, l’ envie d'arborer une figure héraldique plutôt qu'une autre sans avancer d'autre raison que le bon plaisir du porteur d'armoiries.

MODERATION

 
L’ adoption et l’ usage d'armoiries offrent dans de nombreux cas la possibilité de mettre à l’ honneur les origines régionales du porteur d'armes, sa généalogie et ses qualités véritables ou supposées. La fierté d'être normand ou d'être breton peut amener certaines personnes à insérer dans leurs armoiries les deux léopards d'or sur gueules de Normandie ou l’ hermine plain de Bretagne. L’ usage dans leur intégralité des armoiries régionales devrait cependant être modéré, eu égard aux anciennes maisons, quand elles subsistent, qui conservent sinon un droit, du moins une ancienneté à porter ces armoiries, et aux régions mêmes. L’ utilisation des couleurs de ces armoiries (l’ or et le gueules pour la Normandie et l’ argent et le sable pour la Bretagne) ou l’ usage d'un ou deux éléments de ces armoiries suffiront à les évoquer. De même, la reprise d'armoiries anciennes afin d'évoquer une fil iation réelle ou supposée (un vieil adage nous faisant tous descendre de Charlemagne) ou par homonymie patronymique devra être modérée par un changement de couleur, une disposition différente de ces éléments ou par l’ ajout d'éléments brisants. Parallèlement aux armoiries proprement dites, l’ art héraldique a développé à des fins décoratives une série d'ornements extérieurs, cimier, casque, couronnes, manteau, collier, supports, devise ou cri de guerre. Certains de ces éléments devront être utilisés avec modération;  les couronnes, pour leur réputation d'attributs d’Ancien Régime, et les colliers d’ordre et les décorations de la République seront prohibés si le porteur d’armoiries ne peut en faire état de plein droit.

http://leherautdarmes.chez.com/legislation.html


Archives 

 

Philippe A. RAMMAERT nous guide: « outre les publications du GGRN (Groupement Généalogique de la Région du Nord, Flandres – Hainaut – Artois) c'est-à-dire la Revue» Nord Généalogie », en grande partie reprise sur un Cdrom, et la collection de Travaux et Etudes Généalogiques (TEG) qui comporte un millier de références, toutes disponibles, que vous pouvez retrouver dans les catalogues sur le Site Internet www.ggrn.fr

- les publications de la SER (Sté d’Emulation de Roubaix) fondée en 1868, c'est-à-dire les anciens bulletins et publications, puis la très belle revue semestrielle « Gens et Pierres de Roubaix » (clin d’œil à Jean et

 

Pierre, sgrs de Roubaix), dont le n° 11 est sorti en novembre dernier;  beaucoup de numéros sont disponibles;  vous pouvez consulter utilement le Site www.histoirederoubaix.com                                                                                                                                              Il y a également:

- le Site de la Bibliothèque Municipale (BM) de Roubaix (qui comporte une remarquable bibliothèque numérique),

- celui de la BM de Lille (avec le catalogue en ligne qui permet de retrouver les coordonnées exactes d’un ouvrage),

- celui des Archives départementales du Nord (ADN), qui permet d’accéder à la presque totalité des registres paroissiaux et aux registres d’état-civil (jusqu’en 1892) ainsi que les tables décennales de 1802 à 1892, ce qui permet de corriger rapidement des coquilles sans se rendre aux ADN lorsque l’on a un doute sur une référence,

- celui du Centre d’Histoire de la Région du Nord de Lille 3 (devenu IRHIS) qui renvoie sur son émanation, le Site NORDNUM (où il y a de nombreux ouvrages numérisés) ».

  «Il reste beaucoup à trouver dans les séries modernes des AD à Lille et dans les AM de Roubaix, mais il faut y passer beaucoup de temps pour une accumulation très lente de documents intéressants. Je regarderai dès que possible les dossiers Prouvost dans les archives de la Chambre de Commerce de Roubaix englobée avec celles de Tourcoing et Armentières dans celle de Lille devenue Chambre de Commerce de la Métropole. Il n’est pas possible de savoir aux AD si tous les dossiers anciens ont bien été versés ou conservés mais j’avais eu plaisir à regarder avec Alain Watine ce qui concernant les Mulliez et lui a servi pour son remarquable ouvrage historique et généalogique. On ne trouve pas forcément ce que l’on voudrait trouver mais le hasard fait parfois bien les choses. L’historique de la Lainière et des entreprises de la branche Amédée est relativement connu mais l’entreprise familiale de son frère aîné Henri Prouvost-Florin est moins connue;  je suis incapable de dire de suite à quel moment elle a cessé son activité.                                                                                                                                                                                    L’étude des déclarations de successions (série 3 Q des ADN) est instructive pour suivre les propriétés et les entreprises et se reporter aux fonds des Notaires roubaisiens;  les études Prouvost et Fontaine ont fait des versements depuis longtemps mais je pense que mon cousin issus-de-germain Nicolas Duchange aurait versé ses archives anciennes récemment: il s’agit de la plus récentes des 3 études de Roubaix qui se partageaient la clientèle des anciennes familles roubaisiennes et jusque maintenant le défaut de versement pour la partie 19° me bloquait dans mes recherches sur l’urbanisation du centre de Roubaix passé de l’état de gros bourg à celui de ville importante « . Philippe A Rammaert

 

Bibliothèque numérique de Roubaix

 

La BN-R est la bibliothèque numérique de la Ville de Roubaix. Elle est consultable sur Internet, à l’ adresse www.bn-r.fr, et propose l’ accès à près de 47 000 documents numérisés concernant l’ histoire de Roubaix: cartes postales, affiches, photographies, manuscrits, mais aussi archives, palmarès du Conservatoire de musique, et lettres à en-tête des industries et commerces roubaisiens.

Le projet de la BN-R trouve son origine dans l’ obtention par la ville de Roubaix, en 2001, du Label « Ville d’art et d’histoire» .

 La volonté de valoriser et de faire connaître le patrimoine roubaisien, par le biais d’une bibliothèque numérique s’ensuit. Elle aura pour vocation de» rassemble[r] tous les documents ayant trait à l’ histoire et la mémoire de Roubaix, et [de] s’adresse[r] à tous les publics» .

Dès l’ origine, il existe une volonté d’associer à ce projet toutes les structures culturelles de la ville: à la fois la Médiathèque, qui, pour des raisons pratiques, coordonne et gère la bibliothèque numérique, mais aussi les Archives municipales, le Conservatoire à rayonnement départemental musique, danse et théâtre, ou encore le Musée La Piscine et l’ Observatoire urbain (aujourd’hui Centre de documentation locale, rattaché à la Médiathèque).

 Le projet voit ainsi le jour dès 2005, mais est rapidement confronté à la question des financements.

En 2007, à la faveur du centenaire de la naissance de Maxence Van der Meersch, et du don de ses archives à la ville de Wasquehal par sa fille, émerge donc l’ idée de s’inscrire dans cette actualité locale pour impulser le projet de la bibliothèque numérique. Un accord est alors passé: la Ville de Wasquehal accepte de prêter le fonds d’archives de Maxence Van der Meersch à la Ville de Roubaix, qui propose de les numériser afin de les mettre en ligne. C’est ainsi qu’en 2006 le projet de la Bibliothèque numérique de Roubaix obtient des financements du Ministère de la Culture, dans le cadre de la Mission recherche et technologie.

S’ensuit une phase de constitution des équipes, et du comité de pilotage, avec la désignation des référents dans les structures partenaires, afin de commencer le travail de concertation et de sélection des documents à mettre en ligne en priorité.

Le but premier de la BN-R étant de cibler le grand public, il faut en effet choisir des documents attractifs, susceptibles d’intéresser les habitants de la ville, mais aussi les touristes. C’est ainsi que s’opère une première sélection. Pour la Médiathèque, on met en avant les lettres à en-tête et les Archives Van der Meersch;  pour le Conservatoire, c’est une partie du fonds de la partothèque;  l’ Observatoire urbain valorise les journaux de quartier;  les Archives municipales et le Musée La Piscine proposent un florilège de pièces remarquables.

La Bibliothèque numérique de Roubaix est finalement inaugurée le 23 mai 2008. Elle compte alors 16 000 images numérisées (elle en compte 47 000 au 1er juillet 2010).

Le fonctionnement technique de la BN-R et le circuit du document

La première étape est celle de la numérisation. Elle se fait soit à la Médiathèque, soit dans une des structures partenaires, soit parfois en externe (formats trop grands, supports fragiles…).

La numérisation se fait en haute définition, car le souhait était de privilégier la plus grande fidélité par rapport au document original. Ainsi, les documents sont numérisés en mode image, les bordures des pages sont apparentes, ainsi que les défauts éventuels des originaux. La numérisation a été effectuée pour la plupart des documents en TIFF 300 dpi, en couleur 24 bits. (600 dpi pour les manuscrits médiévaux). En revanche, l’ affichage en ligne sur le site est limité à la basse définition (les fichiers jpeg de consultation sur le site sont en 72 dpi), pour limiter l’ utilisation abusive des images tout en gardant le visuel du document original.

Les images sont ensuite sauvegardées sur disque dur externe, puis envoyées au prestataire qui gère le serveur et le site web.

On procède ensuite à la rédaction des notices des documents, qui sont catalogués en XML EAD. Les notices sont ensuite vérifiées et validées, puis envoyées également sur le serveur du prestataire. Il se charge ensuite de transformer automatiquement le format d’image et de rattacher la notice à l’ image correspondante, puis de les mettre en ligne.

Il y a enfin une dernière phase de vérification, celle de l’ affichage et de la visualisation des documents tels qu’ils apparaissent sur le site.

L’ interface de la BN-R

Le site Internet de la BN-R propose plusieurs modalités de consultation des fonds.

Afin de permettre aux novices et curieux de déambuler sur le site, il est possible de découvrir les documents par quatre type d’entrées: Recherche par thème, Recherche par collection, Recherche par période chronologique, Recherche dans le Plan de Roubaix. Ces rubriques permettent de prendre connaissance du fonds à travers plusieurs filtres, plusieurs modes de classement.

Le site propose également la possibilité de faire une recherche par mots-clés, soit en recherche simple, soit en recherche approfondie.

Les résultats s’affichent en mosaïque, avec la visualisation de l’ image sous la forme d’une vignette. En cliquant sur une des images, s’affichent alors le détail de la notice et l’ image en format normal. On peut ensuite activer le mode zoom, qui permet de visualiser les détaIls de l’ image en gros plan. On a également la possibilité de télécharger l’ image, quasiment tous les documents de la BN-R étant libres de droits ou les droits étant détenus par la Ville de Roubaix.

Le fonds

La Bibliothèque numérique de Roubaix possède un fonds très riche, de 47.000 images numérisées. On y trouve aussi bien des cartes postales, des affiches, des photos, que des documents d'archives, des manuscrits médiévaux, ou encore le remarquable fonds de Maxence van der Meersch.

Ce fonds très riche est d'ailleurs depuis le 21 juin 2010 accessible depuis la prestigieuse bibliothèque numérique de la BNF, Gallica. Grâce au protocole OAI-PMH, la BN-R est en effet moissonnable par d'autres interfaces de recherche. Elle est ainsi également consultable depuis le « catalogue of digitized medieval manuscripts » de l’ Université de Californie, notamment.

 Les critères de sélection des documents susceptibles d'entrer dans le fonds sont les suivants:

Tous les documents concernent l’ histoire de Roubaix

Ils sont libres de droits ou les droits d'auteur appartiennent à la Ville de Roubaix.

Ils couvrent toutes les époques (du Moyen Âge au XXIe siècle).

Ils concernent toutes les thématiques (vie politique, vie culturelle, sociale, économique)

Aucun type de document n'est a priori exclu (y compris enregistrement sonore ou audiovisuel). Mais dans un premier temps, les documents écrits et graphiques ont été privilégiés (manuscrits, imprimés, journaux, photographies, cartes postales, plans).

La numérisation concerne des fonds cohérents et complets.

L’ historique des deux sources principales des archives anciennes de Roubaix:

a) Le fonds communal conservé en l’ Hôtel de Ville

b) Le fonds du Marquisat de Roubaix conservé aux A.D.N. sous la côte J.472

http: //www.messien-genealogie.com/avril.  html

 

Inventaire-sommaire des archives communales antérieures à 1790, rédigé par Monsieur Théodore Leurdan, archiviste de la ville de Roubaix, Paris, Imprimerie et librairie administratives de paul Dupont, 1866

Notice sur les archives communales de la ville de Roubaix.

Les archives de Roubaix étaient anciennement déposées au château seigneurial comme dans le lieu le plus sûr. Après la conquête de la Flandre par Louis XIV, le prince de Ligne, dépossédé du marquisat de Roubaix en faveur d’Alexandre Guillaume de Melun, prince d’Epinoy, fit, en se retirant, enlever une certaine partie de ces archives et nous priva ainsi de documents sans nul doute intéressants. C’est du moins de la sorte que nos pères, dont les intérêts communaux furent en maintes circonstances compromis par cette perte, expliquent l’ absence des titres qui établissaient leurs droits. Depuis, nos archives communales furent l’ objet de quelques soins et de divers classements. C’est en faisant l’ inventaire général des papiers qui étaient restés dans les archives du château, en 1704, après la mort du prince d’Epinoy, que le greffier du lieu retrouva si heureusement, derrière une armoire, notre plus ancien privilège de fabrique, perdu depuis deux siècles et dont la possession eut tant d’influence sur le sort industriel de la ville. En d’autres temps encore, les greffiers du marquisat travail lèrent à des inventaires partiels. Dans un état de salaires et vacations dus à maître Antoine Adrien Monier, notaire et greffier de Roubaix, on voit, qu’en 1718, ce dernier « a vacqué à repasser les vieilles paperasses des archives du château et fait un inventaire » des plus anciens comptes de l’ église, en commençant par ceux de 1451, jusque et compris ceux finissant à la Saint Jean Baptiste 1638;  qu’il a aussi recueilli et fait des paquets de tous les comptes des tailles et vingtièmes de la communauté dudit Roubaix depuis soixante ans, pour être inventoriés par ordre sur les noms des comptables ». Il nous est resté une triple copie de l’ inventaire des plus anciens comptes de l’ église de 1451 à 1638, lequel trouve avoir sa continuation jusqu’en 1684, dans un autre acte qui a pour auteur le greffier Floris Monier;  on y voit l’ étendue des pertes que nous avons faites. Des notes sommaires au dos des pièces sont les seules traces conservées des autres inventaires faits au siècle dernier.

Il paraît que les archives de Roubaix n'échappèrent point complètement aux mesures regrettables des lois de la Révolution, car un certificat du maire et des administrateurs des hospices constate que le sommier des recettes en nature et en argent de l’ hôpital Sainte-Elisabeth» a été sauvé des flammes et retiré des titres et papiers qu'on avait ordonné de détruire par le feu» . Heureusememt, la proscription épargna les titres de propriété de cet hôpital, titres précieux sous plus d'un rapport et dont l’ inventaire est succinctement résumé dans la série GG.

L’ inventaire dressé en exécution de l’ arrêté des consuls, du 17 ventôse an VIII, ne fait acune mention des documents anciens, gisant en tas et pêle-mêle dans les greniers, ouverts à tous venants, de la maison commune. A toutes les demandes de renseignements le maire répondait invariablement que les archives de la mairie ne se composaient que de pièces relatives à l’ administration courante de la commune.

Les archives communales de Roubaix traversèrent donc, dédaignées, l’ Empire et la Restauration;  mais elles fournirent, sous le Gouvernement de Juillet, du papier pour dégraisser les fusils de la garde nationale dont le dépôt était voisin, et sans doute aussi pour allumer le feu du corps de garde. Ce qui fut épargné resta exposé à toutes les autres causes de destruction.

Vers la fin de 1838, pour répondre aux pressantes injonctions du préfet, un des employés de la mairie procéda à un inventaire des documents antérieurs à 1790, lesquels, relevés et mis en liasses, furent déposés dans un cabinet dépendant des bureaux de l’ administration. Ce travail,  clos le 13 janvier 1839, a été remis en double expédition au conservateur général des Archives du Nord, à Lille, qui en a rendu compte dans une Notice sur les Archives communales du département insérée dans l’ Annuaire de 1840, page 34. Mais cet inventaire n'a pour lui que l’ exactitude et ne réunit aucune des conditions nécessaires d'ordre, de méthode et de rédaction. Il avait, d'ailleurs, comme ceux que durent dresser toutes les communes de France, un but tout particulier, celui de fournir à M. Augustin Thierry des matériaux pour son histoire du Tiers-Etat. Sous ce rapport, nos archives sont plus nombreuses, plus volumineuses qu'importantes;  mais, au point de vue du clocher, de notre histoire locale, elles offrent le plus vif intérêt. C'est dans ces mêmes archives, qu'à quelques exceptions près, l’ auteur du présent inventaire a puisé tous les éléments de son Histoire de Roubaix, traitée dans ce quadruple cadre: Institutions et annales religieuses, féodales, communales et industrielles.

L’ inventaire prescrit par l’ instruction ministérielle du 16 juin 1842, comprenant, cette fois, les pièces postérieures à 1790 et les objets mobiliers de la mairie, fut rédigé par M. L.E. Marissal, juge de paix, nommé archiviste municipl, et qui a laissé des Recherches pour servir à l’ Histoire de la ville de Roubaix de 1400 à nos jours.

M. Marissal eut pour successeur, le 09 mai 1845, M. Defrance, aussi juge de paix, aux mains duquel l’ emploi fut une véritable sinécure. M. Elie Brun, nommé bibliothécare-archiviste le 1er février 1856, n'exerça ses doubles fonctions que pendant un an, et dut donner tous ses soins à l’ organisation de la bibliothèque.

Alors, et depuis plus de dix ans déjà, la construction d'un nouvel hôtel-de-ville, le département des bureaux de la mairie, le peu d'intérêt qu'on attachait à des documents auxquels on aurait dû, pourtant, recourir en plus d'une occasion, avaient amené, dans le classement des archives, un désordre et une confusion qu'il était indispensable de faire cesser au plus tôt.

L’ absence de tout numéro, de toute étiquette, de tout signe correspondant, jointe au désordre signalé plus haut, rendait la tentative de remettre le classement en concordance avec les inventaires plus laborieuse qu'un dépouillement nouveau et complet. Appelé à cette besogne par la confiance de l’ administration municipale, en mars 1857, nous nous sommes mis à l’ oeuvre avec toute la somme de bonne volonté et de courage qu'exige un travail aussi aride, et nous terminions l’ inventaire chronologique et détaillé des archives antérieures à 1790, quant la circulaire ministérielle du 25 août 1857 vint donner de nouvelles instructions pour la mise en ordre méthodique et sommaire des mêmes archives. Ce dernier inventaire fut terminé le 23 février 1859 et reçut les félicitations de M. le Ministre de l’ intérieur, qui, en mai 1863, exprima le désir de le voir publier.

Les archives communales de Roubaix sont maintenant établies dans une salle de la bibliothèque publique, à l’ abri de l’ humidité et des autres causes de destruction qui en ont autrefois dévoré une grande partie, mais non du feu, dans un local qui a déjà subi bien des transformations et où il serait peut-être difficile de les sauver en cas de sinistre. L’ administration municipale, cédant à nos instantes prières, va préparer, pour ce précieux et utile dépôt, une salle pavée et voûtée, dans laquelle son installation ne laissera rien à désirer.

Deux sections se partagent naturellement les archives communales:

la section historique, qui comprend les documents antérieurs à la révolution française, et la section administrative, à laquelle se rattachent les pièces postérieures à 1790. Les archives historiques se composent d'environ 35 000 pièces renfermées dans 239 liasses volumineuses, soigneusement enveloppées, étiquetées, numérotées et placées en ordre sur des rayons;  leur classement forme neuf séries développées dans le travail qui va suivre.

Il n'est guère possible de compter les documents que renferme la partie administrative;  leur nombre, plus considérable encore que ceux de la première catégorie, s'accroît journellement du trop plein des bureaux de la mairie et des divers services communaux. Ils se rangent, suivant l’ instruction ministérielle du 16 juin 1842, en quinze divisions qui comportent elles-mêmes autant de subdivisions que le classement peut en exiger. L’ inventaire manuscrit de ces documents modernes, fréquemment consultés par l’ administration, est constamment tenu à jour. Roubaix, 08 décembre 1865. Théodore Leuridan, archiviste, chevalier de l’ ordre pontifical de Saint-Grégoire le Grand.

 

Les séries constituant l’ inventaire sommaire des

archives communales de Roubaix sont:

AA: titres constitutifs et polies de la commune.

BB: administration communale

CC: impôts et comptabilité

DD: Propriétés communales;  eaux et forêts;  mines;  édifices;  travaux publics;  ponts et

chaussées;  voirie

EE: affaires militaire;  marine

FF: justice, procédure, police

GG: cultes, instruction, assistance publique

HH: agriculture, industrie, commerce

II: documents divers;  inventaires, objet d'art, etc.

Inventaire chronologique et analytique des titres reposant aux Archives de l’ hospice civil de Roubaix, par Th. Leuridan, archiviste municipal, n° 118.

Roubaix, 1859 - 1863, 5 vol. in-8°.

Roubaix, 1844, 1 vol. in-8°.

Attention: Il existe un répertoire complémentaire côté» bis"!

Cadre de classement des archives de 1791 à 1985

* Série A: Lois et Actes du pouvoir central – Les Journaux Officiels (sur microfiches) sont conservés depuis 1869

* Série B: Actes de l’ Administration départementale (Conseil général, Recueil des actes de la Préfecture)

* Série C: Bibliothèque administrative (Bulletins annotés des ministères, journaux [locaux, depuis 1858], annuaires, publications historiques et administratives de la ville)

* Série D: Administration générale de la Commune (bulletins communaux, Rapports du Maire, Délibérations du Conseil municipal, arrêtés du Maire, Erection de la Commune, Procès intentés à la commune)

* Série E: Etat-Civil (tables décennales de Leuridan et registres d’état-civil de plus de 100 ans)

* Série F: Population, Economie sociale, statistiques (mouvement de population An VIII jusque 1975) Commerce et Inustrie (tribunal de commerce, statistiques commerciales et industrielles) Agriculture. Subsistances. Législation du travail (Prud’hommes, conflits entre patrons et ouvriers, syndicats, chômage, grèves, travail des femmes et enfants).

* Série G: Contributions, Administration financière (impôts directs, cadastres, patentes, trésorerie générale, postes, télégraphes, poids et mesures)

* Série H: Affaires militaires (recrutement, Garde Nationale, Sapeurs-pompiers, mesures d’exception de guerre, dommages de guerre)

* Série I: Police, hygiène publique, justice (police locale, règlements, habillement des gardes, agents de police, cérémonies officielles, lieux publics, émigration, imprimerie, associations, étrangers, justice, prison, salubrité, épidémies)

* Série K: Elections et Personnel (listes électorales, procès-verbaux d’élections, règlements du personnel, protocole et distinctions honorifiques)

* Série L: Finances de la commune (budgets, revenus et charges de la commune, taxes)

* Série M: Edifices communaux, (édifices publics, monuments commémoratifs, statues, églises, cimetière, bureau de bienfaisance, lycées)

* Série N: Biens communaux, terres, bois et eaux (biens loués ou exploités par parcelles [ex.: les concessions dans le cimetière communal])

* Série O: Travaux publics, voirie, moyens de transport, régime des eaux, Permis de construire (plans des rues, chemins, routes nationales et départementales, lotissements, syndicats, chemins de fer, tramways, navigation)

* Série P: Cultes (circonscriptions ecclésiastiques, police des cultes)

* Série Q: Assistance et prévoyance (bureaux de bienfaisance, œuvres charitables, établissements hospitaliers, retraites

* Série R: Instruction publique, Science, lettres et arts (écoles primaires, instituteurs, cours d’adultes, Académies et Sociétés savantes, musées, sports et tourisme).


MARQUISAT DE ROUBAIX: J 472


Les Archives qui font l’ objet du présent répertoire ont été déposées en 1957 aux Archives du Nord par la ville de Roubaix qui avait reçu en 1933 quarante-quatre caisses contenant plusieurs dizaines de milliers de documents donnés à la ville le 30 mars 1929 par Monsieur Paul-Georges Petit, négociant en charbons à Roubaix. Celui-ci avait prêté une partie du fonds à Maître Albert Croquez, avocat au Conseil d’Etat et à la Cour de cassation, pour la rédaction projetée d’une histoire de Roubaix. Maître Croquez s’étant considéré comme propriétaire du fonds, Monsieur Petit lui intenta un procès en restitution. Par jugement de la première chambre du Tribunal civil de la Seine, Maître Croquez fut condamné à rendre tous les documents d’archives à lui prêtés par Monsieur Petit. Certaines pièces portent un cachet Croquez.

Il s’agissait du moins en partie des archives que le prince de Ligne dépossédé du marquisat de Roubaix par la conquête de la Flandre par Louis XIV, avait retirées du château de Roubaix, en quittant le pays, mais aussi de documents très postérieurs concernant les Melun, princes d’Epinoy, et leurs successeurs les Rohan-Soubise. L’ ensemble avait été vendu jadis avec l’ immeuble qui l’ abritait.

Aux Archives de Roubaix, sans consulter personne, on classa par ordre chronologique les documents déjà bouleversés par Maître Croquez et on en retira tout ce qui ne semblait pas concerner directement Roubaix. On fit de cette partie 95 énormes paquets, soit-disant classés par ordre de dates, détruisant ainsi des séries constituées. Un même procès a pu être réparti dans dix paquets, des séries de comptes ont été désorganisées;  de plus la répartition par dates est assez fantaisiste. Il résulte de ce beau travail que le classement de ces archives qui eut pu être rapide a demandé beaucoup de temps.

Elles sont constituées en grande partie d’épaves de pièces domaniales concernant les nombreuses seigneuries entrées dans la famille de Melun-Epinoy par le jeu des alliances.

Par contre, pour la baronnie de Cysoing, il ne s’agit plus d’épaves, mais d’un véritable fonds d’archives, depuis le XIVe siècle, avec la famille de Werchin, jusqu’à la fin du XVIIIe siècle avec les Rohan-Guéméné. Le comté de Saint-Pol ayant été acquis par Louis de Melun, prince d’Epinoy en 1705, de Marie d’Orléans épouse d’Henri II de Savoie, duc de Nemours, on ne s’étonnera pas de trouver des pièces relatives à de nombreux fiefs tenus du comté de Saint-Pol, souvent en mauvais état.

L’ ensemble de l’ inventaire dressé concerne 951 dossiers classés par communes. http://www.bn-r.fr/


 Bibliographie 


Généalogie manuscrite par Pierre Prouvost en 1748

« Les vieilles seigneuries » de Th. Leuridan

Histoire de Roubaix, sous la direction de Jacques Hilaire et Alain Lottin, éditions du Beffroy

Les Maîtres du Nord, Pierre Pouchain

Albert-Eugène Prouvost: Souvenirs de notre famille

Mémoires d’Albert-Auguste Prouvost: Toujours plus loin;  La voix du Nord

Centenaire du peignage Amédée Prouvost (1851-1951)

Jean Lambert Dansette: histoire de l’ entreprise et des chefs d’entreprise en France;  génèse du patronat- 1780-1880

Henri Coston: dictionnaire des dynasties bourgeoises et du monde des affaires;  Editions Alain Moreau

Histoire d’une métropole: Lille, Roubaix, Tourcoing, sous la direction de Louis Trénard, Privat

Louis Trénard, histoire de Lille, tomes 1 à 3, editions Giard, 2, rue Royale, Lille

Revue du Nord, tome 86- janvier-mars 2004: Alexis Cordonnier: une industrie d’art au siècle des lumières: l’ indiennerie Durot (1765-1790)

PL: Une belle vie: L’ abbé Henri Lestienne, fondateur d’œuvres sociales, aumônier de la 51° division: 1870-1915 Souvenirs et correspondances;  Société saint Augustin, desclée de Broouwer et Cie, 1925, 224 pages.

Stéphane Mathon: témoins de famille, 140 témoignages sur la vie de nos ancêtres et les évènements de l’ époque: la famille Mathon depuis le Moyen-âge

Société d'émulation de Roubaix 1977-1992

1833-1984: 150 ans d'histoire textile française avec Thiriez et Cartier-Bresson www.thiriez.org

Jean Motte (Gières, Isère), L’ appartenance des Motte-Scrépel à la famille de Jeanne d’Arc

Bruno Bonduelle: Bonduelle, une famille, une entreprise, une marque, éditions de la Voix du Nord

Jean de La Varende: les Augustin-Normand, sept générations de contructeurs de marine, 1960, imprimerie Floch à Mayenne

Christian Prouvost: A demeure, roman

Sur les Motte, Claudine Dillys, professeur d'histoire-géographie, détachée au service éducatif du CAMT par la Commission académique d'action culturelle du Rectorat de Lille, en collaboration avec l’ équipe du CAMT, avec l’ accord du Centre des archives du monde du travail . BP 405, 78, boulevard du Général Leclerc, 59057 Roubaix Cedex 1

Marie Dehau-Lenglart: Livre de famille, tomes 1 et 2,Editions de l’ épi d’or

Monique de Dianous: il était une fois au siècle dernier.

Eric Mension-Rigau;  Aristocrates et grands bourgeois, éditions Perrin

Catherine Masson, Le Cardinal Liénart, Évêque de Lille (1928-1968), Bruno Dumons Paris, Éd. du Cerf, 2001.

Bonnie Smith: les bourgeoises du Nord, éditions perrin, 1981

Michel Perret et Jean-Marie Six: archives des prêtres-ouvriers de la région Nord-Pas-de-Calais.

Jacques Toulemonde: D’un siècle à l’ autre de Bretagne en Flandre: Souvenirs d’une grand-mère présentés par son petit-fil s.

Philippe Boegner: Oui patron, la fabuleuse histoire de Jean Prouvost, éditions Julliard.

François Dalle: l’ aventure Loréal, Editions Odile Jacob

Muse de Nadaud, Les plus beau vers du poète roubaisien Amédée Prouvost, imprimerie Georges Frère Tourcoing- Paris.

Jean-Pierre Lenglart: les descendants de Guillaume Lenglart de 1490 à nos jours;  CID éditions

Jacques Toulemonde : naissance d’une métropole

Jacques Toulemonde : souvenirs d’une grand mère

Pilar-Hélène Surgers: les gens du Nord et la Ch’ti attitude, éditions Alphée

Jean Christophe: Gens et choses de Tourcoing Editions Georges frère, Tourcoing

Charles le Thierry d’Ennequin: une famille bourgeoise de Lille (1610-1930), Lille, éditions du Mercure de Flandres, 1930

Marie-Paule Fauchille-Barrois: Vos aïeux que j’ai connus

Le patrimoine des communes de France: le Nord: tomes 1 et 2, éditions Flohic.

Echevins
Laboureurs et censiers

Hervé Lépée - 7 Janvier 2010

Auteur de» Histoires et Familles du Nord» tome 1 & 2, disponibles chez l’ auteur: herve.lepee@wanadoo.fr 
Archives communales de Roubaix, de Lille (AC) - Archives Départementales du Nord (ADN)

Diverses généalogies familiales et recherches personnelles.
Quelques documents Prouvost médiévaux:
16G327 pièce 2814
33H42 pièce 605
16G chap de Lille 238 p 2026
16G268 pièce 2385
33H4 2 pièce 605


1 bonnier=1,42 hectares donc 136 bonniers=192 ha

Au sujet des» grandes familles du Nord» que nous allons étudier dans les tomes 2 et 3:

 

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